Hindi Zahra- Imik Simik

Extrait de son album « Handmade », sorti en 2010, cette marocaine atypique marie délicieusement l’anglais et le berbère, dans un mélange un jazz manouche, pop  et une touche de rock psychédélique magnifique.

Neuilly sa mère de Gabriel Julien-Laferrière

Neuilly,  sa mère ! Bienvenu à la cité de Sarko…
J’ai beaucoup aimé ce film. L’interprétation plutôt étonnante et très intéressante du petit Samy Séghir qui incarne Samy Benboudaoud. Né dans une cité dite difficile, il atterrit avec regret (au début) à Neuilly-sur-Seine (c’est toujours la banlieue, mais pas avec les mêmes habitudes qu’ailleurs) où habite sa tante épouse d’un riche industriel. Ce dernier a deux enfants ; l’ainée, jolie et plutôt sympathique et très altermondialiste, et son frère Charles, fan du petit Nicolas, mais attention, pas le petit personnage de BD, non, du président qui fait son jogging en Ray Ban, avec un T-shirt de la NYPD. D’ailleurs, comme Charles lui aussi veut devenir président de république, il imite bien son idole à coup de « ma chambre tu l’aime ou tu la quitte », et de « racaille » et de « karcher ».
Si le film est truffé de clichés, on ne se sent pas trop la caricature. C’est bien à Neuilly que la population use de vocabulaire malséant du style « casse-toi sale con ». Mais revenons à notre petit Samy. Il est le seul « arabe » à détester le foot et Zinedine Zidane. Il déteste la viande de porc aussi, mais adore Marie, sa nouvelle camarade de classe et nouvelle voisine qui elle, aime la musique classique (Maurice Ravel) et les mecs sensibles, et exècre la violence.
Samy avec ses clichés qui lui collent à sa mâte de robeu aux cheveux frisés ses goûts musicaux (2PAC, Dr Dre, Faf la rage…) pourra-t-il séduire la jolie Marie ?
A priori ça ne semble pas facile facile, mais peut pas difficile difficile comme a dit Dr Sellami (mes camarades de promo comprendront)



Algérie Tunisie et l’autre

Un Algerien, un Tunisien et un Egyptien sont surpris en état d’ébriété en Arabie Saoudite, alors que la consommation d’alcool y est rigoureusement interdite!
Le sultan décide de les punir, tout en restant bienveillant. Pour éviter l’incident diplomatique, il leur dit :
- « Pour la consommation de l’alcool, vous aurez une punition de 50 coups de fouet ! Mais puisque vous êtes des étrangers et que vous ne connaissiez pas
l’interdiction, je vais être bon. Avant la punition, vous avez droit a un souhait ! « 

Là-dessus, le Tunisien dit :

- « Je souhaite que vous m’attachiez un coussin sur le dos, avant de me fouetter. »
Son souhait est réalisé, mais le coussin, sous la force des coups de fouet, rompt après 25 coups
L’egyptien qui voit cela, souhaite qu’on lui attache deux coussins sur le dos.
Aussitôt dit, aussitôt fait, mais pour lui aussi, les coussins se sont déchirés, hélas très vite.
Maintenant, le sultan s’adresse à l’algérien et dit :
- « Puisque tu es Algerien, que je suis un grand fan de football et que vous jouez si bien au foot je vais être particulièrement indulgent avec toi! Tu as le droit a deux souhaits mais choisi bien.
L’algérien dit:
- « OK, j’ai déjà choisi. Mon premier désir est de recevoir 100 coups de fouet au lieu de 50 seulement!
Le Tunisien et l’egyptien sont très surpris et le prennent pour un fou.
Le sultan dit :
- « Je ne te comprends certes pas, mais le double des coups t’est toutefois accordé!
- Et ton deuxième désir ? »
Le l’Algerien répond :
- « Qu’on m’attache l’Egyptien dans le dos ! »

Jules Verne – Cinq semaines en ballon

Je vous parle d’un temps, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître! Et ce n’est pas la bohème. Il s’agit seulement de la lecture en classe. J’en garde un doux souvenir du livre de lecture de cinquième année primaire de français, et l’on lisait des textes tirés de différents classiques littéraires. Dans la petite école primaire de Djbel Tounes, qui portait le nom du grand père d’une camarade de classe, nous avons lu les aventures du Dr Samuel Fergusson, de son ami Robert Dick, et de son garçon de service le petit Joe, qui tous les trois, en montgolfière (baptisée le Victoria), traversent l’Afrique  d’est en ouest. Départ l’Ile de Zanzibar. Il s’agit de Cinq semaines en ballon. Il y avait aussi l’histoire de Robinson Crusoë de Daniel Defoë, et Le livre de la jungle de Rudyard Kipling.

Je viens tout juste de relire (mais en texte intégral cette fois -eh oui, je suis un grand maintenant), Cinq semaines en ballon de Jules Verne, une lecture pleine de nostalgie et de souvenirs d’enfance. Petit, j’avais du mal à lire le mot gypaètes, ces rapaces qui ont fait un trou dans le ballon du Dr Fergusson. Depuis je me suis décidé à revoir ces classiques, et je viens de me procuré les deux tomes de Daniel Defoë.

Je me souviens que cinq et six ans plus tard, mon frère et ma sœur n’ont lu leur livre de lecture que grâce à l’obstination (salutaire) de ma mère, car en classe, ils n’ont pas ouvert une seule fois leur livre de lecture. Malheureux, oui, et je me souviens parfaitement de la réponse de la prof de français de ma sœur quand ma mère lui avait demandé la cause de cette omission de la lecture : « d’une part c’est fatigant pour moi, avait-elle dit, et d »autre part l’inspecteur m’a dit qu’il ne fallait pas trop me casser  la tête ». Et là, on se rend compte qu’une réforme du système de l’éducation était nécessaire. Cette réforme a bien été entreprise certes, mais, à mon avis, n’a pas touché les points essentiels. Le programme en soit (bien que nécessitant une mise à jour n’était pas le maître problème.  Il fallait plutôt réformer la prof de français de ma soeur, l’inspecteur de cette prof, mais aussi et surtout le ministre de l’inspecteur. Ministre depuis le début des années 90, Mr Benbouzid n’a eu depuis la prise de son poste de ministre de l’éducation nationale, qu’une seule idée lumineuse, celle de scolariser ses enfants à l’étranger. Sinon, pour éviter de se casser trop la tête, le ministre aurait pu limiter sa réforme qu’au nom de son ministère. Celui-ci devrait s’appeler désormais ministère de l’abrutissement national. Well done Mr Minister (…ironie, bien sûr)

Pascal Lainé – L’assassin est une légende

Lauréat du prix Médicis en 1971 pour L’Irrévolution, et du Goncourt en 1974 pour La Dentellière, Pascal Lainé est l’auteur de plusieurs policiers, dont le personnage phare est l’inspecteur Lester.

Dans L’assassin est une légende, petite déception quand même après la lecture, si l’on compare au résumé. Le problème est dans l’intrigue, ou plutôt dans la solution de celui-ci. Bref, même l’assassin ne sait pas qui est l’assassin, et à la fin de l’enquête, on est toujours sur sa faim, vraiment pas convaincu que l’histoire ait vraiment fini.

L’histoire se passe en Rhône-Alpes, dans sur une montagne acheté par un roi indien, qui meurt apparemment dans un  accident, laissant derrière lui une reine (autochtone) et deux fils héritiers. Mais la thèse de l’accident est revue lorsque ses deux héritiers meurent également, l’un après l’autre, à chaque fois quelques jours avant l’intronisation. L’inspecteur Lester débarque au moment où le petit fils et ultime héritier s’apprête à être intronisé.

Sinon, l’histoire est bien écrite, le personnage de l’enquêteur est pas mal amusant, et le livre est truffé d’un humour particulier. Pas hilarant, mais pas mal quand même. Mention spéciale pour un passage désopilant à la fin du livre, passage tout à fait digne du film culte Diner de cons. Je me demande même si le film n’a pas été inspiré par ce passage.

Salim Bachi, la nouvelle adresse du Blog

Le blog de Salim Bachi est désormais sur WordPress. Voici son adresse: http://salimbachi.wordpress.com/

L’auteur du Chien d’Ulysse et du magnifique Silence de Mahomet écrit en ce moment une sorte de conte initiatique. Attendons le résultat.

En attendant, que ceux qui aime la plume de cet algérien prodige, cliquez ici

Oum Ed-Dounia (La mère de l’univers): une putain?

Que dis-je là? Oum Ed-Dounia une pute? Elle a enfanté au moins un fils de pute, je nomme Amrou Adib.

Responsable de toutes les polémiques qui ont entouré le match au Caire, et celui joué hier au Soudan, selon lui égyptiens sont des sainte nitouches qui aiment tout juste regarder poliment le football, et que les algériens sont des terroristes assoiffés  de sang égyptien, alors que ces derniers ne leur avaient rien fait du tout.

Je ne suis pas du genre à proférer gratuitement des insultes, et je suis farouchement contre toute forme de violence qu’elle soit verbales ou physique, mais cela ne veut pas dire que je ne sais pas me défendre.

Non, je suis désolé, si les égyptiens nous traitent de terroristes, et surtout après ce qui s’est passé au Caire, je trouve légitime, que tout algérien traite les égyptiens de fils de pute, et à leur tête ce Amrou Adib, qui ressemble étrangement à un personnage décrit par Albert Cossery dans son roman Mendiants et orgueilleux. Le personnage en question (dont je ne me souviens pas du nom) était une tapette capricieuse que sodomisait régulièrement un commissaire de police.

Abrou Adib, TU N’ES PAS UN HOMME, TU N’ES PAS DIGNE.

Qualification de l’Algérie au mondial 2010

Vous le sentez bien j’espère!!

 

Tous aves Les Verts

Yasmina Khadra – L’olympe des infortunes

LITTERATURE-KHADRALe prochain roman de l’auteur algérien à la renommé mondiale Yasmina Khadra, paraitra toujours chez Julliard en janvier 2009 sous le titre de « ‘L’olympe des infortunes ». Pour l’édition algérienne, ce sera cette fois l’édition canstantinoise Médiaplus, sous la direction de Mr Hannachi Said, qui aura le privilège.

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Ci-dessous, la page sur le site internet de son éditeur français Jullirad :

Yasmina Khadra met toute sa verve romanesque au service d’une fable corrosive qui nous plonge dans l’univers des clochards, plein de tendresse, de cocasserie, de rêves invraisemblables et de terribles déconvenues.


Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l’Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de laissés-pour-compte ayant choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d’autres personnages aussi obscurs qu’attachants. C’est un pays de mirages et de grande solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Ach le Borgne, aussi appelé  » le Musicien  » parce qu’il sait, en quelques accords de banjo, faire chanter la lune, a pris sous son aile un jeune et naïf va-nu-pieds qui lui voue une admiration sans limites. Auprès de Ach, Junior s’initie à la philosophie des Horr. Le Horr est un clochard volontaire qui a pris le parti de vivre en marge de la ville en rejetant toutes ses valeurs : argent, travail, famille. Refusant jusqu’à la mendicité, le Horr se croit libre de toute attache. Mais lorsqu’une affection, souvent plus profonde qu’il n’y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d’ivrognes et de bras-cassés, tout détachement s’avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n’en sont pas moins sublimes. À travers cette galerie de portraits bigarrés, se dégage une dimension symbolique où l’esprit de solidarité, le sens du compagnonnage qui règnent chez les Horr contrastent avec la violence et l’individualisme de la société moderne. Il fallait tout le talent de conteur de Khadra, et la splendeur imagée de sa langue, pour transformer le prosaïsme rebutant de l’univers des clochards en un monde hautement poétique, où l’onirisme surgit derrière les détritus. On l’aura compris, L’Olympe des infortunes est une métaphore qui dénonce avec force la décadence de notre civilisation. Yasmina Khadra se pose en moraliste de notre temps et le constat qu’il livre n’est pas flatteur : les âmes perdues ne sont pas celles que l’on croit. Et l’enfer, lui, n’est jamais où on l’attend.

Biographie
Yasmina Khadra est un romancier algérien de langue française. Salué dans le monde entier comme un écrivain majeur, il est l’auteur, entre autres, de Cousine K (prix de la Société des gens de lettres), La Part du mort (Prix du meilleur polar francophone), Les Hirondelles de Kaboul (Newsweek Award ; Prix des libraires algériens), L’Attentat (Prix des libraires 2006) et de Ce que le jour doit à la nuit, best-seller de l’année 2008. Son œuvre est traduite dans trente-huit pays.

http://www.yasmina-khadra.com/