• Lecture du moment

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

    Rejoignez 751 autres abonnés

  • Blog Stats

    • 165,161 Visiteurs
  • Catégories

  • Pages

  • Compteur

  • GOLDEN BLOG ELECTION

Le dérèglement du monde d’Amin Maalouf


le déreglement du mondeAuteurs : Amin Maalouf

Titre :Le dérèglement du monde

Edition : Le livre de poche (11/2010)

Quatrième de couverture: En ces premières années du XXIe siècle, le monde présente de nombreux signes de dérèglement. Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchainement des affirmations identitaires. Dérèglement économique et financier. Dérèglement climatique, enfin… l’humanité aurait-elle atteint son « seuil d’incompétence morale »? Pour Amin Maalouf, le dérèglement du monde tient moins à une « guerre des civilisations » qu’à l’épuisement simultané des civilisations, notamment des deux ensembles culturels dont il se réclame, l’occident et le monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs; le second, enfermé dans une impasse historique.

Je ne cesserai de le dire et de le penser, à chaque lecture de cet auteur sur-cultivé, Amin Maalouf est un grand. Nous ne sommes pas dans un roman historique comme Léon l’africain, Samarcande, ou encore Le Périple de Balthazar, ni dans ce type de roman d’anticipation très réaliste comme au Premier siècle après Béatrice, encore moins dans cette saga familiale, autobiographique qu’est Origines. Non, nous ne sommes pas du tout dans un roman.

maalouf_aminCe livre, un peu dans une continuité logique avec son précédent essai, Les identités meurtrières, dissèque, lorgne, analyse finement les soubresauts, que dis-je, les secousses telluriques qui agitent notre début de siècle.

En effet, toutes ces guerres qui nous entourent, les attentats, les prises d’otages, Daesh et Al Qaida, ainsi que ces guerres qui minent jusqu’à l’Europe, entre l’Ukraine et la Russie, ou plutôt entre la Russie et le monde dit occidentale, est-ce un phénomène comme a toujours vécu l’homme depuis la préhistoire, ou est-ce des phénomènes annonciateurs d’apocalypses? Nos ainés du début du XXe siècles, ce sont-ils posés les mêmes questions, à l’aube de la grande guerre, et la seconde guerre mondiale qui la suivit quelques années plus tard? Et tous ces changements climatiques, et les crises financières? le conflits qui évolue en sourdine entre l’Iran et Israël? tous cela ensemble est-ce normal et est ce que la mondialisation  et l’internet, la rapidité de circulations des personne et de l’information nous donnent l’impression que le danger est à nos portes? ou est-ce la fin du monde?

Amin Maalouf, chargé d’optimisme, mais aussi de réalisme, tente à travers une analyse fine et passionnante d’énumérer les dangers qui nous guettent, et les différentes options qui nous attendent, selon nos réaction actuelles et futurs! Allons nous laisser un héritage à nos enfants, ou allons nous leur laisser un monde apocalyptique et invivable?

Lisez Amin Maalouf et son dérèglement, vous verrez ces opinions visionnaires, et vous en aurez les vôtres. Ce livre nous aide, sans aucun doute, à nous placer dans le concert des nations, quelque part dans le monde.

Publicités

Léon l’Africain d’Amin Maalouf


Léon l'AfricainTitre: Léon l’Africain

Auteur: Amin Maalouf

Edition: Le Livre de Poche

Date: Juin 1987

ISBN: 978-2-253-04193-1

Quatrième de couverture: « En 1518, un ambassadeur maghrébin, de retour d’un pèlerinage à La Mecque, est capturé par des pirates siciliens, et offert en cadeau à Léon X. Ce voyageur s’appelait Hassan al-Wazzan. Il devint le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l’Africain. Sa vie, que ponctuent les grands événements de son temps, est fascinante: il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista, d’où il a dû fuir l’Inquisition, en Égypte lors de la conquête du pays par les Ottomans, en Afrique noire à l’apogée de l’empire de l’Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu’au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint.
Homme d’Orient et d’Occident, homme d’Afrique et d’Europe, on pouvait difficilement trouver personnage dont la vie corresponde davantage à l’époque étonnante que fut le xvie siècle. »

Ce roman est l’histoire d’une personne née à Grenade à la fin du XVème siècle, à l’époque où elle est musulmane, et qui ne cesse d’errer, quarante années durant, au grès des caprices du destin, fuyant la guerre parfois, cherchant l’amour ou la fortune, ambassadeur puis esclave, savourant chaque moment la vie, ses joies et ses plaisirs, ravi de ses hauts, acceptant ses bas avec abnégation, ses épreuves avec foi. Il s’agit finalement d’un homme très sage, sachant vivre.amin maaouf

 Vraiment, j’adore cet auteur, et je le recommande vivement à tous. Léon l’Africain est son premier roman, si mes souvenirs sont bons, après un récit bien remarqué, et très apprécié intitulé Les Croisades vues par les arabes. Je l’ai quasiment lu intégralement, et toujours passé des moments d’extases livresques, car cet auteur a le sens de l’aventure, dans un style très fluide et très beau et très facile, grâce à quoi il a un très large lectorat. Ses qualités font de lui une plume populaire et reconnue, loin des Marc Levy et des Guillaume Musso !!

Je remercie chaleureusement ma douce et tendre moitié, Faïza de m’avoir offert ce livre pour anniversaire de l’an dernier.

Le Premier Siècle après Béatrice d’Amin Maalouf


le premier siècle apres beatriceAuteur: Amin Maalouf

Titre: Le Premier Siècle après Béatrice

Edition:  Le livre de poche  (160pages)

Date de parution: 23/02/1994

ISBN:  9782253097822

Quatrième de couverture: « Que peut-il arriver lorsque des sortilèges millénaires se conjuguent à une science moderne aussi performante que dépourvue d’éthique ? Au départ, il y a de mystérieuses fèves, réputées favoriser les naissances de garçons, trouvées par le narrateur sur un marché égyptien. Puis c’est la raréfaction, un peu partout, des naissances féminines. Commence alors l’épopée d’un homme passionnément attaché à la « féminité du monde »… Le romancier de Samarcande (prix des Maisons de la Presse 1988) et des Jardins de lumière, prix Goncourt 1993 pour Le Rocher de Tanios, nous conte ici avec tendresse et humour une fable sur la folie des hommes. »

Deuxième lecture pour ce roman d’Amin Maalouf, toujours avec autant de plaisir, comme à chaque fois que je lis Amin Maalouf. Le lire, comprendre sa pensée, le cheminement de celle-ci, ses arguments, dans son style fluide et doux  est une source d’une grande extase littéraire. Lire Amin Maalouf, autant de fois que possible n’est jamais une perte de temps. J’ai presque lu toute son œuvre (ses deux derniers livres mis à part).

Avec ce roman, au long titre, Le Premier Siècle après Béatrice, je renoue avec le roman d’anticipation. Après Gonzo Lubitsh de Nick Hackaway  et Aux Etats-unis d’Afrique d’Abdourahman A. Waberi, voici donc un troisième, beaucoup plus réaliste, plus réalisable aussi dans une certaine mesure. Il se base sur une théorie selon laquelle, l’homme par le moyen d’une substance accessible à tous,  privilégiait les naissances masculines, dans le but d’avoir un héritier. Un déséquilibre mondial s’installe, avec des répercussions planétaires, accompagné d’une nuée de théorie de complot, les unes accusant les autres, le chaos mondial est presque abouti. L’apocalypse. Certaines de ces répercussions, nous les vivons actuellement, nous les apercevons, pour des motifs différents. Elles sont parfois peu visibles, difficilement quantifiables pour pouvoir les maitriser, mais elles sont là, et avec les problèmes économiques actuels, on refuse de les considérer. Il s’agit entre autre de la discrimination, sous toutes ces formes (sexuelle, ethnique (je voulais mettre raciale, mais le mot race n’est plus à la mode), sociale ou politique), qui s’insinuent, s’infiltrent en nous même, insidieusement mais sérieusement.

Ce livre devient, s’il est relu dans la conjoncture mondiale actuelle, il sera perçu comme un livre d’actualité. Bien qu’édité en 1994, il l’est devenu, par sa force anticipatoire et prémonitoire presque vingt plus tard, notamment par la description de cette fracture horizontale, cette ligne de démarcation entre le nord, occidental « démocratique » et « civilisé » et le sud « tiers-mondiste ». Il n’y a qu’à bien regarder comment les médias occidentaux traitent les sujets d’actualité du monde, à leurs exigences  à deux vitesses, celle des deux poids deux mesures. Cela s’illustre par exemple dans le décalage dans la manière d’aborder des sujets d’actualités, où l’outrage est plus grand dans des affaires comme celle de Cahuzac, du Mediator, des prothèses mammaires PIP, ces sujets du nord, par rapport à des sujets qu’on ne traite pas avec la même sévérité, comme la guerre au Mali, en Syrie, en Palestine, aux morts par centaines…

maalouf_aminAmin Maalouf est l’auteur de plusieurs livres dont Léon l’Africain, Samarcande, Le Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993) et Origines… Ce nouvel ouvrage s’inscrit dans la lignée de son essai Les Identités meurtrières, publié en 1998, qui est aujourd’hui au programme de nombreuses universités à travers le monde.

Fiche du roman : Le Premier Siècle après Béatrice d’Amin Maalouf


le premier siècle apres beatriceAuteur: Amin Maalouf

Titre: Le Premier Siècle après Béatrice

Edition:  Le livre de poche  (160pages)

Date de parution: 23/02/1994

ISBN:  9782253097822

Quatrième de couverture: « Que peut-il arriver lorsque des sortilèges millénaires se conjuguent à une science moderne aussi performante que dépourvue d’éthique ? Au départ, il y a de mystérieuses fèves, réputées favoriser les naissances de garçons, trouvées par le narrateur sur un marché égyptien. Puis c’est la raréfaction, un peu partout, des naissances féminines. Commence alors l’épopée d’un homme passionnément attaché à la « féminité du monde »… Le romancier de Samarcande (prix des Maisons de la Presse 1988) et des Jardins de lumière, prix Goncourt 1993 pour Le Rocher de Tanios, nous conte ici avec tendresse et humour une fable sur la folie des hommes. »

maalouf_amin

Amin Maalouf est l’auteur de plusieurs livres dont Léon l’Africain, Samarcande, Le Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993) et Origines… Ce nouvel ouvrage s’inscrit dans la lignée de son essai Les Identités meurtrières, publié en 1998, qui est aujourd’hui au programme de nombreuses universités à travers le monde.

Origines de Amin Maalouf


Origines d’Amin Maalouf.

Le livre de poche 2006

Hier soir j’ai appris deux choses. Primo, ce qu’est une PAL, à savoir une Pile à lire. Secundo, que j’en avais une. Une PAL qui contient au moins une cinquantaine de livres, mais aussi une pile continuellement fournie, étant un acheteur compulsif de bouquin. Il est vrai que depuis un certain temps, mon rythme de croisière a nettement diminué, pour atteindre un livre en une semaine, voir en deux semaines.

Je parle de ça parce que Origines, d’Amin Maalouf sort de cette PAL après quelques semaines d’attente (DEUX ANS !!).
Je reviens maintenant à l’objet de ce billet. Quand Amin Maalouf s’intéresse à quelque chose, cela devient nécessairement passionnant. Ne parlons pas ses romans à caractères historiques comme Léon l’africain, Samarcand ou encore Les jardins de lumières qui sont un réel délice. Quand Amin Maalouf s’attaque à des problèmes qui agitent nos sociétés, ça donne des Identités meurtrières et un Dérèglement du monde époustouflants. Mais quand il parle de quelque chose d’aussi personnel ou familial que le parcours de deux de ses aïeuls, c’est tout simplement insolite comment cela est accrocheur.
Botros et Gebrayel sont deux frères issus d’un village du Mont Liban qui fait parti à ce moment là de l’empire Ottoman. Nous sommes entre deux ères, la fin du XIXème et le début du XXème. Le jeune Gebrayel émigre aux États-Unis, s’y lie avec des cubains, qui après indépendance de leur pays, l’emmène avec eux y établir. Botros hésite à quitter son pays, et après une tentative qui sera pour lui vouée à l’échec, il retourne au pays, gardant de mauvais souvenirs de son escapades dans « les contrées américaines ». Ce dernier est le grand-père de l’écrivain. Resté au pays, il monte avec sa cousine et épouse une école qui se veut laïc, dans un village où divers branches chrétiennes, surtout catholiques et protestantes vivent ensemble dans un semblant de tension, sans pour autant arriver à l’affrontement. D’autant plus que les deux branches sont présentes dans la même famille.
Un lien épistolaire lie les deux parties de la famille Maalouf, deux fois interrompu par les deux guerres mondiales. Et à la fin de la deuxième guerre, la famille Maalouf restée au Liban, fait tardivement le deuil de Gebrayel Mort prématurément dans des conditions mystérieuses.
Après la mort de son père au Liban, Amin Maalouf met la main sur une malle contenant l’histoire de sa famille. Des actes notariés, des reconnaissances de dettes, des photos et des lettres. Beaucoup de lettres. Ses aïeuls signent leurs lettres Maalouf.M Botros, et Maalouf.M Gebrayel. Ce M mystérieux est l’initial d’une arrière-grand-mère. Le village grouillant de Maalouf, tout le monde étant cousins, pour reconnaitre les personnes, chaque « clan » prend de manière conventionnelle, le nom de l’une des personnes influentes ou ainées. Le « clan » de l’écrivain a pris le nom d’une de ses arrières-grand-mère nommée Mokhtara.

Digne d’un Sherlock Holmes, Amin Maalouf va décortiquer cette malle, traverser la moitié de la planète, à la recherche de (non pas de ses racines : terme qu’il trouve trop statique) de ses Origines. Amin Maalouf vit depuis beaucoup en France.
Ce lien : http://www.aminmaalouf.net/fr/ mène vers le blog de l’auteur, qui évoque surtout les origines de divers mots. Non mis à jour depuis plusieurs semaines, à cause de quelques ennuis de santé. Souhaitons un bon rétablissement à l’un de nos écrivains majeurs et bien-aimé.
Je remercie Ines de m’avoir fait lire tout Amin Maalouf, et dont je lui remettrai bientôt ce dernier livre.