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COMA de Fréderic Dard


comaTitre:  COMA

Auteur:Fréderic Dard

Edition:Fleuve noir

Date: 1977

ISBN: 2-265-00258-5

Quatrième de couverture: « Nous nous somme regardés intensément. Je voulais m’habituer à sa mutilation, accepter cette face de cauchemard… »

J’ai découvert le sieur Fréderic Dard grâce aux Grosses têtes de Philip Bouvard. A chaque fois qu’il faut deviner l’auteur d’une citation lors des questions culturelles, comme l’a drôlement et for schématiquement résumé Gérard Jugnot pendant un ancien épisode, l’auteur de la citation est soit Sacha Guitry, Sinon Pierre Desproges, Coluche, Pierre Dac, et si ce n’est pas Dac c’est forcément ou Fedo ou Courteline, Sinon c’est Alphonse Allais. Sinon moins souvent c’est Bedos, Devos rarement Bernanos. D’autre part, et c’est là qu’aboutit mon introduction (un peu longue peut être pour celui qui n’a jamais écouté les Grosses têtes, l’auteur de ces citations est souvent Fréderic Dard, dont Bernard Mabille, l’une des Grosses têtes, est un fan inconditionnel et un fin spécialiste. J’avoue donc que ce sont les Grosses têtes qui ont attisé ma curiosité, et invité à découvrir l’œuvre de Fréderic Dard, connu aussi sous le pseudonyme de San Antonio.

dard

COMA est ma deuxième lecture de cet auteur, et comme la première, ce fut une lecture très facile ? Un roman d’amour loin d’être un Harlequin, à l’intrigue psychologique bien travaillée, aux personnages parfois clichés, et souvent indécis, ce qui leur confèrent une grande humanité et un énorme réalisme. Ils ne savent pas trop ce qu’ils cherchent dans la vie, mais leur histoire pas d’approximation, et c’est qui me plait beaucoup.

Le style est très plaisant, sans fioritures ni hésitations, très imagé et simple à la fois. Le plaisir de la lecture ne se boude pas.

Ces deux livres que j’ai lu (La pelouse et COMA) ne sont peut être pas de grands classiques, mais leurs lectures et un vrai plaisir.

Merci de me lire malgré mon activité blogosphérique en dent de scie. Continuez à me suivre, à me lire, mais surtout A LIRE !!!

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Léon l’Africain d’Amin Maalouf


Léon l'AfricainTitre: Léon l’Africain

Auteur: Amin Maalouf

Edition: Le Livre de Poche

Date: Juin 1987

ISBN: 978-2-253-04193-1

Quatrième de couverture: « En 1518, un ambassadeur maghrébin, de retour d’un pèlerinage à La Mecque, est capturé par des pirates siciliens, et offert en cadeau à Léon X. Ce voyageur s’appelait Hassan al-Wazzan. Il devint le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l’Africain. Sa vie, que ponctuent les grands événements de son temps, est fascinante: il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista, d’où il a dû fuir l’Inquisition, en Égypte lors de la conquête du pays par les Ottomans, en Afrique noire à l’apogée de l’empire de l’Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu’au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint.
Homme d’Orient et d’Occident, homme d’Afrique et d’Europe, on pouvait difficilement trouver personnage dont la vie corresponde davantage à l’époque étonnante que fut le xvie siècle. »

Ce roman est l’histoire d’une personne née à Grenade à la fin du XVème siècle, à l’époque où elle est musulmane, et qui ne cesse d’errer, quarante années durant, au grès des caprices du destin, fuyant la guerre parfois, cherchant l’amour ou la fortune, ambassadeur puis esclave, savourant chaque moment la vie, ses joies et ses plaisirs, ravi de ses hauts, acceptant ses bas avec abnégation, ses épreuves avec foi. Il s’agit finalement d’un homme très sage, sachant vivre.amin maaouf

 Vraiment, j’adore cet auteur, et je le recommande vivement à tous. Léon l’Africain est son premier roman, si mes souvenirs sont bons, après un récit bien remarqué, et très apprécié intitulé Les Croisades vues par les arabes. Je l’ai quasiment lu intégralement, et toujours passé des moments d’extases livresques, car cet auteur a le sens de l’aventure, dans un style très fluide et très beau et très facile, grâce à quoi il a un très large lectorat. Ses qualités font de lui une plume populaire et reconnue, loin des Marc Levy et des Guillaume Musso !!

Je remercie chaleureusement ma douce et tendre moitié, Faïza de m’avoir offert ce livre pour anniversaire de l’an dernier.

Djbeltounes reprend du service!


le choeur des femmesDjbeltounes reprend du service après une pause de quelques mois. Pas mal de choses se sont déroulées : un mariage, un déménagement et un trajet quotidien de 200km ont eu raison de mes habitudes blogosphériques. Ajoutons à cela, et techniquement c’est plus difficile à surmonter, une absence de connexion internet à domicile.

La lecture ne s’est pas pour autant arrêtée. Certes, je lis bien moins qu’avant, mais c’est difficile de faire autrement. Quelques SAS, un Alain Mabanckou (African Psycho), un Frederic Dard (La pelouse), les deux premiers volets de la trilogie de David S Khara (Le Projet Bleiberg, Le Projet Shiro), Le Chœur des femmes de Martin Winckler reçu par une charmante allemande à travers le site postcrossing.com, Trois hommes dans un bateau de Jérôme K Jérôme font partie des livres lus et appréciés durant cette période.African psycho-crg

Je suis également devenu un auditeur assidu des grosses têtes de Philippe Bouvard sur RTL et On va s’gêner de Laurent Ruquier sur Europe1. Ça passe à la radio en même temps, mais je les écoute grâce à la magie d’internet et des podcasts.

J’espère que ce nouveau départ sera un bon, soyez toujours aussi nombreux à me lire, mais surtout A LIRE.

PS: Voici pour les Facebookeurs, la page du blog que je vous invite à liker! https://www.facebook.com/DjbelTounes

Qu’attendent les singes de Yasmina Khadra


qu'attendent les singesTitre: Qu’attendent les singes

Auteur: Yasmina Khadra

Edition: Casbah éditions Algérie

Date: Avril 2014

ISBN: 978-9947-62-008-3

Quatrième de couverture: « « Merveilleusement maquillée, les cheveux constellés de paillettes, les mains rougies au henné avec des motifs berbères jusqu’aux poignets, on dirait que le drame l’a cueillie au beau milieu d’une noce.
Dans ce décor de rêve, tandis que le monde s’éveille à ses propres paradoxes, la Belle au bois dormant a rompu avec les contes. Elle est là, et c’est tout. Fascinante et effroyable à la fois. Telle une offrande sacrificielle… »
Une jeune étudiante est découverte assassinée dans la forêt de Baïnem, près d’Alger. Une femme, Nora Bilal, est chargée de mener l’enquête, loin de se douter que sa droiture est un danger mortel dans un pays livré aux requins en eaux troubles. Qu’attendent les singes est un voyage à travers l’Algérie d’aujourd’hui ou le Mal et le Bien se sentent à l’étroit dans la diablerie naturelle des hommes.
 »

Je suis de plus en plus déçu par mes lectures de Yasmina Khadra. Je l’ai énormément apprécié lors de mes premières lectures, L’Attentat, Les Hirondelles de Kaboul, Les Sirènes de Bagdad, ainsi que les enquêtes du commissaire Llob, dans Morituri, Double Blanc, L’Automne des chimères et aussi La Part du mort. C’est avec ces livres que je me suis retrouvé dans le monde passionnant des livres et de la lecture. Ce fut pour moi des moments succulents. Ce que le jour doit à la nuit a représenté pour moi le summum de Yasmina Khadra, mais depuis, mon plaisir varie en dents de scie, descendant avec L’Olympe des infortunes, L’équation africaine, Le chants des cannibales auxquels je reproche une certaines naïveté, et pas mal de clichés, et remontant avec Les Anges meurent de nos blessures où l’auteur avait retrouvé une verve et une inspiration particulière.

Avec Qu’attendent les singes, Yasmina Khadra maintient chez moi un certain arrière goût amer d’insatisfaction, un peu entre les vertes et les pas mûres. M’ayant surpris et pas mal décontenancé par sa volonté de briguer la présidence de l’Algérie, je l’avais vu dans quelques interviews où il paraissait vouloir vider les océans avec un sot d’eau, dans ce dernier roman, l’auteur me donne plus l’air de commettre une énième maladresse. J’y vais en fait un peu fort, car ce n’est pas vraiment un mauvais livre, disons plutôt que la cuvée khadréenne de cette année n’est pas un millésime.

Sur fond d’enquête policière, Yasmina Khadra tente de nous brosser un tableau de l’Algérie actuel. Tombé sous le joug des Rbobas, un néologisme de l’auteur désignant les maitres du pouvoir absolu du pouvoir, les gens de l’ombre que le petit peuple ne connait pas, et qui vivent au dessus de toutes les lois de la république. (Yasmina Khadra multiplie les néologismes au fils de ses livres. Rboba ici, Araberbères précédemment…) Toujours dans ce livre, l’auteur semble aussi vouloir régler des comptes personnels, il faut avoir suivi plus au moins le parcours de l’auteur pour s’en rendre compte, mais c’est assez percutant. Accusé par certains d’avoir plagié un livre (Les amants de Padovani de Youcef Dris) pour Ce que le jour doit à la nuit, notamment par un certain Karim Saroub, psychologue et écrivain au succès mitigé, vu que personne ne le connais ou presque, Yasmina Khadra règle ses comptes avec lui sans le nommer, mais prend soin de laisser suffisamment de détails pour l’identifier et le trainer, à sa manière dans la boue.

yasmina khadra