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Petronille d’Amélie Nothomb


petronilleAuteurs : Amélie Nothomb

Titre : Petronille

Edition : Albin-Michel éditions (180 pages)

Date : 20 août 2014

 

Quatrième de couverture: « Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »

Je ne fais pas partie des inconditionnels de cette auteure, mais je la lis sans déplaisir. Aussi, en hommage à mon ami Douja qui l’adore, et aux rares moments passés avec elle, j’ai lu, avec un certain plaisir la cuvée belge 2014 de cette rentrée littéraire.

Le livre est plein d’humour et le style est comme à chaque fois très fluide, très plaisant, et c’est pour moi l’un des secrets d’Amélie Nothomb. Aussi son côté original n’est pas restreint à son style vestimentaire. On peut déjà vérifier cela à la télévision à chaque rentrée littéraire, mais aussi à l’occasion de ce livre ; les noms de ses personnages ont également ce don d’être à la fois ordinaire, et des être d’exception. Petronille Fanto chez qui j’ai décelé un peu le caractère trempé de mon amie sus-citée, est une fan, qui devient vite une camarade de beuverie, surtout de champagne, puis une auteure au  succès grandissant, au fil du livre.

L’on apprend que le mot  pneu est présent dans tout les romans de Nothomb, et ce petit et intelligent coup de marketing nous donne l’envie de vérifier en lisant toute l’œuvre. Je n’aurai pas à en relire beaucoup vu que celui ci est mon quatrième après Stupeur et tremblement, Métaphysique des tubes et Acide sulfurique que j’avais particulièrement apprécié.

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Je n’ai pas trouvé que le champagne prenait une si grande place que cela dans l’histoire, j’y vois à peine un bon prétexte, une bonne amorce pour y construire son histoire. La fin abrupte du livre, à moitié dévoilé sur France Inter sur le Masque et la plume, est très bizarre. L’impression que j’ai eu est que l’auteur n’ayant subitement absolument plus rien dire, a décidé tout simplement de tirer sur le tas, je ne dirais pas sur qui, je vous laisse le plaisir de le découvrir.

 

 

Stupeur et tremblement d’Amélie Nothomb


Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Stupeur et tremblement

Edition : Le livre de poche 2001

Quatrième de couverture : Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l’implacable rigueur de l’autorité d’entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant. D’erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu’au rang de surveillante des toilettes, celui de l’humiliation dernière. Une course absurde vers l’abîme – image de la vie -, où l’humour percutant d’Amélie Nothomb fait mouche à chaque ligne. Entre le rire et l’angoisse, cette satire des nouveaux despotismes aux échos kafkaïens a conquis un immense public et valu à l’auteur d’Hygiène de l’assassin le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999.

 

Certains écrivains à l’image de Nothomb m’ont souvent intrigué. Et l’image qu’elle entretient, avec son chapeau de sorcière et toutes les photos de ses couvertures, ajoute pas mal de mystère autours de sa personnalité. Chaque nouvelle parution est un évènement majeur surmédiatisé, et j’ai l’impression (et non une affirmation) que c’est surtout le nom qui fait publier et vendre, et non plus le talent. Et c’est aussi avec ce genre d’écrivains aussi que l’on peut avoir des déceptions, les livres se faisant parfois moins bons que les précédents.

Stupeur et tremblement est ma deuxième lecture d’Amélie Nothomb. Après un Acide sulfurique qui m’avait bien emballé, j’ai été un peu déçu par celui là. Stupeur et tremblement est l’histoire d’une jeune femme belge qui est embauchée au Japon, dans une puissante firme japonaise. Nothomb a abordé ici la question de la hiérarchie dans la culture japonaise, culture où l’on doit à ses supérieurs un tel respect qu’on les doit voir avec stupeur et tremblement. Le roman aurait pu d’ailleurs s’intituler respect et soumission.

La jeune narratrice, qui est belge, deviendra plus tard écrivaine, et porte le nom d’Amélie Nothomb. Se mettre en personnage est un exercice qui doit être somme toute amusant. Elle s’y est repris dans sa toute dernière parution Une forme de vie, ainsi que Michel Houellebecq aussi dans sa dernière parution La carte et le territoire.

 

Plaisant, sans plus, le roman est des fois à la limite de l’ennui. L’un des secrets du succès d’Amélie Nothomb est à mon avis le fait que ses textes constituent des lectures faciles et surtout plaisantes. Le texte est super court, il a la taille d’une longue nouvelle, et c’est compensé avec un caractère super gros (j’ai cru que c’était une édition spéciale malvoyant… non j’exagère un peu). On a l’impression qu’il n’a pas été écrit dans un but précis, mais juste parce qu’il fallait écrire quelque chose.

Je viens de voir que ça a été adapté au cinéma, je suis curieux de voir ce que ça a donné.

Ce billet est réalisé dans le cadre du Challenge tour du monde, organisé par Livresq.

Pays N°3 : Belgique

Lu également du même auteur, et commenté:

Acide sulfurique

Acide sulfurique – Amélie Nothomb


Acide sulfurique

Amélie nothomb

Une appréhension inexpliquée (peut être toutes ses photographies un peu excentriques) avait fait que je n’eusse jamais été tenté de lire Nothomb avant que ma tante Fatiha ne me la conseille. Acide sulfurique a été le premier à tomber entre les mains. L’écrivaine belge, auteure de plus d’une vingtaine de livres, nous parle ici de téléréalité.  Ou plutôt du retentissement que peut (ou plutôt pourrait) avoir ce genre de programme télévisé sur la vie des téléspectateurs.

Cette fable intéressante, un petit peu à la 1984 ou La ferme des animaux de George Orwell, repose sur un principe pas si inédit que ça, mais au-delà de l’extrême de ce que la télévision a pu connaitre jusque là. L’objectif des organisateurs de ce show est de battre tous les records d’audience télévisuels. Avec « Concentration », c’est un véritable remake des camps de concentration nazis qui est mis en place, à la différence de ceux du troisième Reich que celle-ci est filmé.

Après une arrestation massive de gens divers et variés, les organisateurs procèdent à un recrutement de ce qui va constituer la minorité dominatrice, ce sont les kapos. Ceux-ci vont diriger les autres participants de l’émission (prisonniers) dans des travaux forcés. Chaque jour, les plus affaiblis sont tués, sinon tout au long des interminables journées de travail, les prisonniers sont cravachés.

Le livre est rempli de personnages se partageant des rôles nécessaires,  d’un attachement discutable, sauf pour deux d’entre eux, les deux personnages principaux, deux femmes aux prénoms peu communs. Zdena, ou kapo Zdena, est une fille invisible dans la vie normale, et elle profite de cette occasion que lui offre l’émission pour exister enfin. Elle ne possède pas vraiment de morale, et applique les violentes et agressives prérogatives qu’on lui donne avec grand zèle. Mais très vite, une prisonnière se fait repérer. Pannonique a la vingtaine et est d’un charme et d’une beauté débordants. Héroïque, elle devient au fur et à mesure, le symbole de la résistance au sein de « Concentration » et en même temps, le sujet d’une obsession pour la kapo Zdena. Une guerre de nerfs se déclenche entre les deux femmes, créant moult rebondissement, au grand bonheur des organisateurs.

Le succès de l’mission est absolu. Et le téléspectateur est désigné comme étant le coupable numéro un. Bien avant les organisateurs, et les hommes politiques qui n’ont rien fait pour interdire ce genre de programme.

Sans être une sonnette d’alarme, cette fable est plutôt une prise de recul par rapport à ce qui se voit dans les télévisions, ce qu’en parle la presse, du Showbiz, des gens qui veulent coute-que-coute accéder à la célébrité, à la richesse, et qui n’hésite pas pour cela à s’amputer d’un membre important de la constitution de l’être humain, qu’est son supposé sens de l’éthique et de la morale.

Un hommage rendu à Tahar Djaout dans ce roman, avec sa célèbre citation, qui sans être nommé dit à travers les lèvres gracieux mais amaigries de Pannonique : « un héros algérien a dit : « Si tu parles tu meurs, si tu te tais tu meurs, alors parles et meurs » ».

Une lecture facile, que je conseillerai à tous, plaisante, et non inutile. C’est une écrivaine que je lirai avec plaisir dorénavant.

Lu également du même auteur, et commenté:

Stupeur et tremblement