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Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq


Titre : Extension du domaine de la lutte

Auteur : Michel Houellebecq

Éditions : Éditions J’ai lu

Quatrième de couverture :Voici l’odyssée désenchantée d’un informaticien entre deux âges, jouant son rôle en observant les mouvements humains et les banalités qui s’échangent autour des machines à café. L’installation d’un progiciel en province lui permettra d’étendre le champ de ses observations, d’anéantir les dernières illusions d’un collègue – obsédé malchanceux – et d’élaborer une théorie complète du libéralisme, qu’il soit économique ou sexuel.

 

 

Michel Houellebecq est comme lors de ma première lecture (Plateforme) toujours très agréable à lire. Dans un style épuré, presque aseptisé, il développe différentes théories sur la vie. Le personnage ressemble beaucoup à l’auteur, du moins on le sent. Un roman chargé de théories philosophiques, assez pessimistes, ne sachant où avancer dans la vie, que faire, où aller, il semble définir une certaine défaite de la vie occidentale, où peut être seulement les limites qu’elle semble atteindre.

Même si l’auteur met avec justesse des mots sur des sensations que le lecteur peut, ou a pu éprouver à un certain moment de sa vie, ce qui est entre autre chose le but de la littérature, l’auteur bien qu’agréable à lire ne donne aucune envie de le connaître ou de le côtoyer, au contraire il dégage à travers son personnage du dégoût et de l’antipathie.

Je trouve très utile et tout à fait dans son rôle d’écrivain scrutateur de notre temps d’écrire ce genre de littérature, avec cette forme et cette acuité, cependant je suis tout à fait heureux de n’avoir pas écrit ce genre de choses, car il donne l’impression de part son intelligence (peut être), de passer à côté de la vie, de la passer sans profiter de ces délices, vivre pour certaines idées (utiles au demeurant), mais que pour ça !! Est ce que ça vaut le coup??

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Charly 9 de Jean Teulé


Auteur : Jean Teulé

Titre : Charly 9

Édition : Pocket édition (mars 2012) 244pages.

Quatrième de couverture : Charles IX fut de tous nos rois de France l’un des plus calamiteux. À 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint-Barthélemy, qui épouvanta l’Europe entière. Abasourdi par l’énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses. Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous. Pourtant, il avait un bon fond.


Je n’avais jamais lu Jean Teulé avant, mais je le connaissais à la télévision ou à la radio, comme Grosse tête sur RTL. Tout dans ce que je voyais et écoutais me donnais envie de le lire, sauf que comme je le radote toujours, la disponibiklité des livres dans les librairies de l’Algérie profonde (c’est à dire quand on s’éloigne d’Alger), répond moins à la demande qu’à une mystérieuse lois mêlant débrouillardise, jem’enfoutisme et une bonne dose d’aléatoire. Bref, j’ai lu Jean Teulé.

Sur un ton badin, avec un humour bien travaillé (et je sais ô combien c’est difficile d’écrire avec de l’humour) Jean Teulé nous fait vivre, telle une petite souris les coulisses rocambolesques, de la vie du rois tourmenté et non moins psychotique Charles IX, sous l’influence malfaisante de sa mère Catherine de Médicis.

Le sujet est traité avec autant de sérieux que de légèreté mais n’est pas moins horrible. Le style est fluide, suivant un rythme irrégulier, mais seyant à la forme du roman. Sérieux et drôle.

J’espère trouver avec plus de chance d’autres œuvres de cet auteur à la fois sympathique et attachant.

Photo du jour et lecture du moment 


Le dérèglement du monde d’Amin Maalouf


le déreglement du mondeAuteurs : Amin Maalouf

Titre :Le dérèglement du monde

Edition : Le livre de poche (11/2010)

Quatrième de couverture: En ces premières années du XXIe siècle, le monde présente de nombreux signes de dérèglement. Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchainement des affirmations identitaires. Dérèglement économique et financier. Dérèglement climatique, enfin… l’humanité aurait-elle atteint son « seuil d’incompétence morale »? Pour Amin Maalouf, le dérèglement du monde tient moins à une « guerre des civilisations » qu’à l’épuisement simultané des civilisations, notamment des deux ensembles culturels dont il se réclame, l’occident et le monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs; le second, enfermé dans une impasse historique.

Je ne cesserai de le dire et de le penser, à chaque lecture de cet auteur sur-cultivé, Amin Maalouf est un grand. Nous ne sommes pas dans un roman historique comme Léon l’africain, Samarcande, ou encore Le Périple de Balthazar, ni dans ce type de roman d’anticipation très réaliste comme au Premier siècle après Béatrice, encore moins dans cette saga familiale, autobiographique qu’est Origines. Non, nous ne sommes pas du tout dans un roman.

maalouf_aminCe livre, un peu dans une continuité logique avec son précédent essai, Les identités meurtrières, dissèque, lorgne, analyse finement les soubresauts, que dis-je, les secousses telluriques qui agitent notre début de siècle.

En effet, toutes ces guerres qui nous entourent, les attentats, les prises d’otages, Daesh et Al Qaida, ainsi que ces guerres qui minent jusqu’à l’Europe, entre l’Ukraine et la Russie, ou plutôt entre la Russie et le monde dit occidentale, est-ce un phénomène comme a toujours vécu l’homme depuis la préhistoire, ou est-ce des phénomènes annonciateurs d’apocalypses? Nos ainés du début du XXe siècles, ce sont-ils posés les mêmes questions, à l’aube de la grande guerre, et la seconde guerre mondiale qui la suivit quelques années plus tard? Et tous ces changements climatiques, et les crises financières? le conflits qui évolue en sourdine entre l’Iran et Israël? tous cela ensemble est-ce normal et est ce que la mondialisation  et l’internet, la rapidité de circulations des personne et de l’information nous donnent l’impression que le danger est à nos portes? ou est-ce la fin du monde?

Amin Maalouf, chargé d’optimisme, mais aussi de réalisme, tente à travers une analyse fine et passionnante d’énumérer les dangers qui nous guettent, et les différentes options qui nous attendent, selon nos réaction actuelles et futurs! Allons nous laisser un héritage à nos enfants, ou allons nous leur laisser un monde apocalyptique et invivable?

Lisez Amin Maalouf et son dérèglement, vous verrez ces opinions visionnaires, et vous en aurez les vôtres. Ce livre nous aide, sans aucun doute, à nous placer dans le concert des nations, quelque part dans le monde.

Le temps de la sorcière d’Arni Thorarinsson


le temps de la sorcièreTitre: Le Temps de la sorcière

Auteur:Arni Thorarinsson

Edition: Le Points

Date: 02/10/2008

ISBN: 9782757810774

Quatrième de couverture : « Muté dans le nord de l’Islande, Einar, le sarcastique reporter du Journal du soir, se meurt d’ennui. D’autant qu’il ne boit plus une goutte d’alcool ! Tout ceci deviendrait vite monotone… n’étaient ces étranges faits divers qui semblent se multiplier : un étudiant disparaît, des adolescents se suicident… Einar voit d’un autre œil cette microsociété gangrénée par la corruption et la drogue. »

Depuis un petit moment, je ne cesse de découvrir la littérature scandinave, et commence à y prendre goût. Mon préféré jusque reste Jo Nesbo!! Avec Arni Thorarinsson, c’est une radioscopie d’un pays peu connu (l’image que l’ont de ce pays c’est la neige et les volcans!), et ce livre a été vraiment l’occasion d’un premier contact, d’une première prise de vue.

Sur la base d’une intrigue peu compliquée, on sent bien que celle-ci n’est pas la première priorité, l’auteur sous la plume d’un journaliste ancien buveur, seul et quasi dépressif, il enquête dans une ville du nord islandais, sur une série de morts, dans une ville, un collège où tout semble bien rouler.
Les dessous de la société sont énumérés, drogues, délinquance ainsi que le problème assez tabou de l’immigration, de la xénophobie…
Ce livre se classe certainement parmi les « bons livres », mais ne fait pas parti des livres passionnants qu’on ne lâche pas du début jusqu’à la fin. N’empêche que l’auteur est très intéressant et est à découvrir.

arni thorarinsson

Né à Reykjavík en 1950, Arni Thorarinsson a étudié la littérature à l’université de Norwich en Angleterre. Il travaille dans divers journaux islandais et participe à des jurys de festivals de cinéma. Il est également l’auteur de Dresseur d’insectes, disponible en Points.

Ce billet est réalisé dans le cadre du Challenge tour du monde, organisé par Livresq.islande.

Pays N°:33. Islande.

PostMortem de Patricia Cornwell


cornwell_postmortemAuteur: Patricia Cornwell

Titre: PostMortem

Edition:  Le livre de poche  (288 pages)

Date de parution: 01/11/1995

ISBN:  9782253114123

Quatrième de couverture: « Richmond, Virginie. Quatre femmes ont été torturées, violées, égorgées. Une femme noire et trois blanches. Rien, pas le moindre indice ne les relie entre elles, si ce n’est précisément l’assassin. Le docteur Scarpetta s’acharne à traquer le tueur en série. Il est intelligent, rusé et ne semble commettre aucune faute qui pourrait mettre les enquêteurs sur la voie. Elle sait qu’il n’arrêtera pas. Si elle ne trouve pas très vite une piste pour remonter jusqu’à lui, une autre femme va mourir. Tout semble se liguer contre la police et Kay pour favoriser le tueur. Peu à peu, Kay Scarpetta commence à se sentir menacée.
Postmortem remporte à sa sortie cinq prix internationaux parmi les plus prestigieux, notamment le prix Edgar Poe et le John Creasey Award, ainsi que le prix du Roman d’aventures. »

Premier contacte avec l’univers de Patricia Cornwell, avec son personnage du Dr Kay Scarpetta, femme médecin légiste dans un univers de mecs machos, dans la ville de Richemond. Quand un tueur en série prend des femmes seules (ou supposées telles), le climat de suspicion générale, proche de l’état de panique, dans une ville comme Richemond, réputée déjà pour ne pas être un havre de paix, il ne fait pas bon être présenté comme bouc émissaire pour incompétence dans l’enquête. C’est la mésaventure (entre autres) que la légiste Scarpetta vivra dans cet opus. Manipulation, sexisme, tout est bon pour la mettre dans de beaux draps. Ceci engendre un climat de tension et de suspicion (jusqu’à sur nous, pauvres lecteurs), un qui-tue-qui déroutant.

Le suspens est grand, cependant, l’époque de l’histoire (les années 90), la technologie de cette période nous renvoient loin dans le passé. Une sorte d’ancêtre des Experts, avec beaucoup (beaucoup beaucoup) moins de moyens techniques. Nous sommes quand même loin des  Derrick ou de Louis la Brocante. L’histoire se serait-t-elle passée à l’époque actuelle que le roman aurait été bien plus court.

J’ai bien aimé la dualité que le personnage de Scarpetta avait avec l’agent Marino, lui le macho qui ne supporte pas trop ces « bonnes femmes », et j’ai aussi eu un grand coup de cœur pour la nièce de Scarpetta, la petite Lucie, qui est une grande source de sympathie.

Je serais curieux de lire ses derniers romans, car au fond PostMortem est écrit avec beaucoup d’efficacité, en débit de son côté quelque peu anachronique. Lu en 1990, à l’époque où il a été écrit, il aurait été bien plus passionnant.

cornwell-photoPatricia Cornwell est membre émérite de l’Académie internationale du John Jay College de justice pénale dédié à l’étude des scènes de crime. Elle a contribué à fonder l’Institut de sciences médico-légales de Virginie et elle est membre du conseil national de l’hôpital McLean, affilié à Harvard, où elle défend la cause de la recherche en psychiatrie. Son premier roman, Postmortem, remporta dans la même année cinq des plus importants prix dont celui du Roman d’aventure en France. Une peine d’exception fut couronné par le Gold Dagger Award en 1993. En 2011, elle a été nommée Chevalier des arts et des lettres en France. Scarpetta, L’Instinct du mal et Havre des morts font partie de ses récents best-sellers internationaux, traduits en trente-six langues. Les enquêtes de Kay Scarpetta vont bientôt faire l’objet d’une adaptation cinématographique, dont les droits ont été acquis par Fox 2000, avec Angelina Jolie dans le rôle principal.

Fiche du roman : Chasseurs de têtes de Jo Nesbo


chasseurs-de-tetes-230074-250-400Auteur: Jo Nesbo

Titre: Chasseurs de têtes

Edition: folio policier (320pages)

Date de parution: 05/04/2012

ISBN: 9782070447701

Quatrième de couverture: « Roger Brown le sait, il est le meilleur chasseur de têtes de Norvège. Utilisant les questionnaires du FBI, il fait subir aux candidats de véritables interrogatoires et ne laisse aucune place au hasard. Mais Roger a une faiblesse : sa splendide femme Diana, qui lui coûte très cher… Voiture de luxe, vêtements de marque, loft immense, galerie d’art et vernissages au champagne, rien n’est trop beau pour elle. Pour financer sa vie privée, il dérobe avec l’aide d’un complice des toiles de maîtres chez ses clients. Mais le jour où il décide de voler un Rubens à Clas Greve, pourtant le profil du parfait pigeon, les choses se gâtent. De chasseur, Brown devient la proie et le pigeon se révèle être un terrible prédateur… »

D’ici là, bientôt le billet du magnifique roman d’Umberto Eco, Le Nom de la rose.

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