• Lecture du moment

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

    Rejoignez 748 autres abonnés

  • Blog Stats

    • 164,119 Visiteurs
  • Catégories

  • Pages

  • Compteur

  • GOLDEN BLOG ELECTION

La peste d’Albert Camus


Auteur : Albert Camus

Titre : La peste

Edition : Folio 1978  /  279 pages

Quatrième de couverture:« Naturellement, vous savez ce que c’est, Rieux ?
– J’attends le résultat des analyses.
– Moi, je le sais. Et je n’ai pas besoin d’analyses. J’ai fait une partie de ma carrière en Chine, et j’ai vu quelques cas à Paris, il y a une vingtaine d’années. Seulement, on n’a pas osé leur donner un nom, sur le moment… Et puis, comme disait un confrère :  » C’est impossible, tout le monde sait qu’elle a disparu de l’Occident.  » Oui, tout le monde le savait, sauf les morts. Allons, Rieux, vous savez aussi bien que moi ce que c’est…
– Oui, Castel, dit-il, c’est à peine croyable. Mais il semble bien que ce soit la peste. »

Devant l’imminence d’une mort éventuelle, Les oranais d’alors se posent la question de savoir s’ils devaient s’empresser de vivre les jouissance de la vie, ou s’ils avaient à vivre avec austérité grave et ascétique. Beaucoup, dans la confusion ambiante, passe fiévreusement d’un état à l’autre. En somme Albert Camus sonde l’âme humaine, et sa capacité à affronter la souffrance et la fin de la vie qui l’accompagne souvent, ou peut être.
Deviendra-t-elle bonne ou méchante? Se tournera-t-elle vers la vertu, ou sombrera-t-elle dans la décrépitude du vice? L’auteur essaie de se poser la question.
Dans La peste d’Albert Camus, ce n’est pas l’intrigue qui importe, mais plutôt ce que vivent les personnages, ce qu’ils pensent, ressentent, aiment ou n’aiment pas. D’ailleurs, j’aime beaucoup comment Camus décrit ses personnages. Une description à la fois physique et caractérielle, passant de l’une à l’autre, de manière si subtile, qu’il semble faire les deux en même temps.
J’ai apprécié le coup d’oeil que l’auteur fait à mr Meursault, le personnage principal de l’Etranger. J’aime beaucoup en général, quand les auteurs évoquent discrètement les personnages de grands classiques littéraires, fussent-ils les leurs.  Ça nous donne l’impression de les connaitre mieux, de les côtoyer.
Une chose est sûre, Albert Camus connait parfaitement ses personnages.

Chose que j’avais remarqué bien avant, en lisant L’etranger, l’influence d’Albert Camus sur Yasmina Khadra. Ayant beaucoup ce dernier, je remarque souvent, derrière un mot, ou une tournure de phrase, le style Camusien de Khadra.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge prix Nobel 2011. Je suis sensé lire 6 titres dont les auteurs ont été primé par le Nobel. La peste est le troisième après Paris est une fête d’Hemingway, et Une canne à pêche pour mon grand-père du chinois Gao Xingjian, avant le 7 octobre. Il m’en reste trois autres, et pas des minces!

Saga de Tonino Benacquista


Auteur: Tonino Benacquista

Titre: Saga

Edition: Folio/( février 2006/ 439pages)

Quatrième de couverture: « Nous étions quatre : Louis avait usé sa vie à Cinecittà, Jérome voulait conquérir Hollywood, Mathilde avait écrit en vain trente-deux romans d’amour, et moi, Marco, j’aurais fait n’importe quoi – mais n’importe quoi – pour devenir scénariste. Même écrire un feuilleton que personne ne verrait jamais. « Saga », c’était le titre. »

Comme j’ai pu le dire précédemment, j’ai beaucoup de sympathie pour Benacquista. Sa tête ronde et ses cheveux qui pointent vers la moitié du front ont quelque chose de l’élève Ducobu.

C’est ma troisième lecture de cet auteur, et j’apprécie beaucoup son univers chargé d’humour et riche de rebondissements.

Dans Saga, Benacquista sonde l’âme humaine, et ses capacités à prendre ses responsabilités, et ce à travers le métier de scénariste, et toutes ses déclinaisons et applications possibles. L’auteur, également scénariste, (récompensé d’un césar) connait bien son boulot. Les rebondissements tant ils sont à chaque fois inattendus, tombent ou flirtent parfois avec la caricature, mais ne m’a pas empêché de prendre beaucoup de plaisir à la lecture.

Les quatre personnages principaux touchent chacun à sa spécialité. L’amour, l’action, la surenchère et l’inflation ou simplement la psychanalyse de inconsciente de sa propre vie, tant de techniques scenaristiques dont l’utilisation en groupe apporte une dimension universelle à une série destinée à n’être regardé que par trois insomniaques, mais attire dans son sillage 20 millions de personnes.

J’ai beaucoup aimé ce rapport qu’a le personnage de Marco, le narrateur, avec Dieu. Se prenant d’abord pour Lui, il prend plaisir à Lui accorder un rôle dans son scénario, de Ce dernier n’a pas eu le sens de l’humour escompté, et Marco a dû essuyé (mal) le revers. J’ai aussi apprécié le personnage de Tristan, le frère de Jérôme, malade et souffrant de handicap, présent comme un fantôme le plus souvent, mais intervenant de manière ponctuelle, piquante et souvent pertinente. Une partie de ses dialogues, sobre et aussi simple que « tu m’aideras à ouvrir la porte », semble être un clin d’œil ou un hommage rendu de manière discrète et subtile à je ne sais qui! Un proche ou un ami, car la maladie dont souffre Tristan est invalidante et marquante, de part son évolution progressive et inéluctablement fatale.

Une lecture très amusante donc, je lirais Tonino Benacquista autant que je le trouverais, avec beaucoup de plaisir.

Je remercie Cathy pour l’envoi de cet exemplaire, et pour son amitiés.

Tonino Benacquista est un aureur français d’origine italienne, né en 1961 à Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne, banlieue sud de Paris. Il surtout connu pour ses romans Saga (Gallimard, 1997), Malavita (Gallimard, 2004), ainsi que pour le film Sur mes lèvres (scénario co-écrit avec Jacques Audiard, 2001) et De battre mon cœur s’est arrêté (scénario co-écrit avec Jacques Audiard, 2005).

Ce roman a été lu dans le cadre de la découverte mensuelle de chez Pimprenelle, pour le mois de septembre.

Lu également de cet auteur: