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L’assassin qui rêvait d’une place au paradis de Jonas Jonasson


Auteur : Jonas Jonasson

Titre : L’assassin qui rêvait d’une place au paradis

Edition: Pocket n°16807 (02/2017) 345 pages

Quatrième de couverture : « Après trente années passées derrière les barreaux pour avoir planté des haches dans le dos des gens, Dédé le meurtrier s’est fait une raison. Pourquoi risquer la prison quand on peut simplement casser quelques bras ici ou là ? C’est bien suffisant pour nourrir son homme, et même ses associés récents, un réceptionniste poissard et une femme-pasteur défroquée. Leur petite entreprise de passage à tabac fait un malheur, malgré les cas de conscience d’un Dédé en pleine crise de foi… Mais mon Dieu qu’il est long, le chemin du paradis ! »

Après un centenaire qui s’entêtait à ne pas vouloir fêter son anniversaire, une analphabète championne de mathématique coincée dans un camion de pomme de terre avec une bombe nucléaire et le rois de Suède, Jonas Jonasson toujours son style loufoque et ses histoires chargées d’absurde, nous présente cette fois ci un vieux voyou repenti, qui ne veut plus faire de mal autour de lui, converti comme il le dit à la foi chrétienne, et voulant marcher sur les pas de Jésus.

Affublé de deux comparses, un pasteur athée féminin, et un réceptionniste d’un bordel converti lui, en hôtel miteux, il tente à sa manière, de ne plus taper son prochain, ne plus lui briser les os, d’être charitable au mieux, en commençant bien sûr par l’être envers lui même.

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L’univers de Jonasson, est un monde où rien n’est grave, où le relatif prend des proportions beaucoup moins relatives. Dans ce troisième opus, habitués que nous sommes, nous lecteurs à cet univers, on décèle la recette, la cuisine, ainsi que les grosses ficelles qu’utilise l’auteur dans sa construction romanesque. Cela veut dire que la surprise est moins grande, mais j’avoue qu’il y a beaucoup de plaisir à suivre ses personnages, leurs aventures et leurs philosophies.

Je vous invite dans à lire cette histoire. Elle contient plusieurs axes de lectures, plusieurs degrés. C’est à la amusant et intéressant. Bonne lecture.

 

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Chanson douce de Leila Slimani


Auteur : Leila Slimani

Titre : Chanson douce

Edition : Folio N° 6492

Quatrième de couverture: Louise ? Quelle chance vous avez d’être tombés sur elle. Elle a été comme une seconde mère pour mes garçons. Ça a été un vrai crève-cœur quand nous avons dû nous en séparer. Pour tout vous dire, à l’époque, j’ai même songé à faire un troisième enfant pour pouvoir la garder.» Lorsque Myriam décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise et sont conquis par son aisance avec Mila et Adam, et par le soin bientôt indispensable qu’elle apporte à leur foyer, laissant progressivement s’installer le piège de la dépendance mutuelle.

Ce n’était probablement pas le livre de l’année, et beaucoup dans mon entourage m’ont dit cela, cependant, il est loin d’être un mauvais livre. Chanson douce, comme le roman précédent de cette écrivaine franco-marocaine, dans le jardin de l’ogre, est un livre dérangeant. Il est question d’enfants, de bébés qui évoluent dans un environnement chaleureux, dans une famille aimante, mais beaucoup trop urbaine, où les valeurs traditionnelles familiales n’existent plus, ou presque (et je ne leur fait aucun procès, simple constat).

Il est vrai, la vie en occident, et grâce à la mondialisation,  partout dans le monde, dans les mégalopoles, souffre d’un rythme trop rapide. on retrouve certaines choses inimaginable il y a quelques décennies, comme l’industrialisation de ce « petit » métier de nounou, grâce à une main d’œuvre pas trop chère, souvent en Europe issue de population souvent pauvre, ou classe moyenne inférieure, et en Europe, souvent issue de l’immigration.

Dans ce domaine, (les personnages parents de deux enfants) de ce roman tombent sur une perle rare. Louise est une française de souche, d’un âge respectable, toujours propre sur elle, et donnant toujours, invariablement plus que ce que l’on attend d’elle.

La première phrase du roman annonce le décès du bébé, suivi de celui de sa sœur ainée. Il n’y a donc pas de suspens, mais il existe, tout  au long du roman, et cela grâce au talent de l’écrivaine, une tension accablante au début, qui redescend pour augmenter au fil de l’avancement de l’histoire. Il n’y a donc pas, ou peu de surprises, mais comme un tableau qu’on dessine, l’auteur trace d’abord le sujet principal, puis elle peaufine son œuvre au fur et à mesure que les pages tournent, par petites touches, pour atteindre son objectif, en soulignant en insistant sur la psychologie du personnage principal, qu’est la nounou.

Roman donc intéressant, divertissant et bien glaçant, surtout pour un futur papa comme moi. A lire. de toute façon, il n’a pas besoin que je lui fasse de la publicité. Il a reçu le prix Goncourt de l’année 2016.

Khalil de Yasmina Khadra


Auteur : Yasmina Khadra

Titre : Khalil

Edition : Julliard éditions / Casbah éditions pour l’édition algérienne

Quatrième de couverture: Vendredi 13 novembre 2015. L’air est encore doux pour un soir d’automne. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d’explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l’acte. Il fait partie du commando qui s’apprête à ensanglanter la capitale.
Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?
Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d’un réalisme et d’une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l’esprit d’un kamikaze qu’il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l’insoutenable brutalité de la folie.


Comme le Beaujolais nouveau, chaque année ou presque, Yasmina Khadra nous livre sa cuvée. Comme chaque année, je vais répéter que je ne retrouve plus le Yasmina Khadra des premiers jours, des jours difficiles, ceux des premières années d’exile, et surtout de la grande inspiration. J’ai l’impression que quelque chose a cassé depuis Ce que le jour doit à la nuit.

Mais cette année, sans égaler les succès que je préfère de Khadra, le roman de cette année, Khalil,  renouant avec un thème qu’il maitrise bien, ayant été lui même un acteur de la lutte antiterroriste, le résultat est pour moi positif. Bien sûr le style est toujours aussi grandiloquent et un peu ronflant, mais moins que d’habitude, mais surtout la psychologie du personnage principal est bien construite. Le roman est l’histoire de ce Khalil, Belge d’origine marocaine, islamisé de dernière minute, qui s’apprête en compagnie de comparses à se faire exploser au stade de France, un certain jour funeste de novembre.

L’auteur traite avec acuité, les idées de son personnage principal et leurs cheminement, bien que tortueux, bien que reniant toute logique humaine et reniant tout ce qui est humain, donne une explication. Manuel Valls a dit quelques jours après les attentats de novembre, j’imagine juste pour faire un mot, expliquer c’est excuser. Premier ministre à cette époque, et voulant se montrer le plus de droitepossible, le plus intransigeant, le plus dur dans sa réponse aux terroristes. Finalement il m’a paru d’une bêtise sans fond, ne fixant grâce à ses œillères de baudet, que ses objectifs électoralistes, cherchant la punch-line, le bon mot, mais finalement se couvrant de ridicule. Il faut toujours expliquer bougre d’âne. Comment agir? comment penser une réaction?? Comment un médecin peut traiter un mal sans établir de diagnostic.

Je conseille donc la lecture de ce livre, à Manuel Valls, mais aussi au large public, que ce soit en Europe que du côté de chez nous en Afrique du nord, plus pour les idées qu’il véhicule et qu’il défend, que pour sa qualité littéraire qui n’est pas extraordinaire, mais qui n’est pas médiocre non plus.

Mon nom est Rouge d’Orhan Pamuk


CVT_Mon-nom-est-Rouge_2948Auteur : Orhan  Pamuk

Titre : Mon nom est Rouge

Edition : Collection Folio (n° 3840)  Parution : 25-04-2003

Quatrième de couverture Istanbul, en cet hiver 1591, est sous la neige. Mais un cadavre, le crâne fracassé, nous parle depuis le puits où il a été jeté. Il connaît son assassin, de même que les raisons du meurtre dont il a été victime : un complot contre l’Empire ottoman, sa culture, ses traditions, et sa peinture. Car les miniaturistes de l’atelier du Sultan, dont il faisait partie, sont chargés d’illustrer un livre à la manière italienne…
Mon nom est Rouge, roman polyphonique et foisonnant, nous plonge dans l’univers fascinant de l’Empire ottoman de la fin du XVIe siècle, et nous tient en haleine jusqu’à la dernière page par un extraordinaire suspense. Une subtile réflexion sur la confrontation entre Occident et Orient sous-tend cette trame policière, elle-même doublée d’une intrigue amoureuse, dans un récit parfaitement maîtrisé. Un roman d’une force et d’une qualité rares.

J’avais beaucoup aimé et apprécié un précedent roman de cet auteur, prix Nobel de littérature 2006, intitulé Neige, un roman plein de poésie, et chargé d’une envie insatiable de liberté. Mais je vous avoue que la prochaine fois que je m’attaquerai à un pavais de cette taille (près de 800 pages), j’attendrai mon prochain congé, car avec le boulot, ce fut très compliqué d’allier les deux (travail/lecture).

Mon nom est Rouge est un roman sur la peinture  dans l’empire ottoman, dans un style particulier, ancestral auquel il ne fallait absolument pas déroger, sous peine de se voir taxer de blasphème. L’arrivée du style européen, avec les perspectives, le traitement de la lumière donnant un aspect réaliste dans ce style de peinture, effraye les peintres et enlumineurs ottomans, et met en rage les prêcheurs d’un islam rigoriste. Ces derniers y voient une représentation de l’image humaine, création divine, qu’il ne faut pas tenter de reproduire sous peine de Chirk, blasphème suprême en islam, consistant à mettre en doute l’unicité divine.

De là, commence une série de meurtres, et le fils conducteur de l’affaire est traité par différents personnages, qui prennent tous la parole les uns après les autres. On y apprend beaucoup de cet art ancestral des enluminures, des miniatures selon des écoles orientales et extrêmes orientales.

Pamuk

L’intrigue, elle est un peu longue et truffée et détails techniques  assez répétitifs, mais le talent de l’auteur, sa manière de traiter le sujet, les histoires d’amour qui accompagnent ce thriller, mais aussi, et je dirai presque surtout la description d’Istanbul et de la vie à ce moment là, à cet endroit là, sont une partie passionnante et non négligeable de livre.

Je recommande donc la découverte de cet auteur dont c’est ma deuxième lecture, lecture toute aussi passionnante que la première, un peu plus technique, mais toujours aussi passionnante.

Pupille de Riadh Hadir


Auteur : RIADH HADIRpupille.jpg

Titre : Pupille

Edition : ANEP éditions (215pages) Année 2017

Quatrième de couverture : « La foie est l’ardent carburant de notre espèce. La foi divine, idéelle, scientifique, matérialiste, amoureuse ou amicale guide l’humain sur le chemin de la conquête. Comme tout carburant, la foi est instable lorsqu’elle est maniée sans discernement. Le dévot devient extrémiste, l’ami ennemi et le savant guerrier. Il est raisonnable de supposer  que toute mutation historico-sociale, indépendamment de ses conséquences souvent désastreuses, est le fruit d’un délai fort et intense porté par une foi inébranlable. « Pupille », à travers les différentes facettes de ses fois brisées, mauvaises ou dévoyées. Une fois saine, fraîche et intacte peut-elle mener vers un salut que l’on croit perdu ? »

Ce livre commence à faire son petit bonhomme de chemin, malgré un sérieux handicap au départ, son éditeur. L’ANEP, (acronyme de Agence Nationale de l’Edition et de la Publicité), est un organisme étatique, qui a la réputation d’être utilisé par les pouvoirs publiques, pour ce qui est de son volet publicité à arroser les journaux progouvernementaux, et à essayer d’étouffer ceux et celles dont la tête dépasse un peu. Pour son volet édition, elle était jusque là pour moi inexistante, mis à part dans le salon du livre d’Alger où l’agence bénéficie d’un énorme stand chargé de livre surtout arabophone à la gloire du FLN et de la guerre de libération. Ce livre là Pupille, n’était pas disponible, l’année dernière, à moins qu’il ne fut très bien caché.

Revenant à notre livre, et à notre cher et finalement bien talentueux Riadh Hadir (que je soupçonnais d’être fils ou neveu d’un directeur de l’ANEP) avant d’avoir lu le roman. Déjà, dès les premières pages, j’ai été vraiment surpris par la maitrise narrative. On sent très rapidement que l’auteur a  son doute noircit du papier, beaucoup écrit, mais aussi surement beaucoup lu. La construction de ses personnages est imperceptible et d’une grande efficacité, le style est fluide, et le monde dans lequel le livre est construit murement réfléchi, bien bâti, sur les ruines de notre civilisation actuelle, un monde post apocalyptique (car il s’agit là bien d’une dystopie) où l’on vit après une guerre totale et mondiale, une avancée technologique majeure, et une régression sociétale immense. L’hypocrisie est générale et généralisée, et l’intolérance de tout ce qui n’est pas dans les rangs est un dogme quasi religieux. Un monde où l’on produit de l’humain à la chaine, avec une pensée unique, et où toute diversité culturelle, cultuelle et intellectuelle est largement combattu par la société, et par quelques leviers (police des mœurs) de celle ci.

Petit bémol pour la fin, que je ne vais surement pas spoiler, ou divulgacher, mais bien que se voulant optimiste,(je rassure tout le monde ce n’est pas une fin neuneu), je l’ai trouvé un peu pauvre, manquant d’épaisseur et de consistance, surtout par rapport à tout le reste du livre, si riche. J’ai aimé certaines références culturelle, chargée d’humour, comme (Billal Ibn Rabah premier blues-man musulman, l’inconnue d’une équation en math, que seul Dieu connait… ). 🙂

Riadh Hadir

Des livres comme celui ci ont un  bienfait énorme, en plus du divertissement qu’il procure, celui de poser des questions, de mettre sur la table un sujet aussi épineux que la place de la foi, la religion ou plutôt de la religiosité, ce qui n’est pas tout à fait la même chose, dans l’organisation de la vie et de la société. Que ce soit dans nos sociétés nord-africaines que dans les sociétés occidentales.  Large débat, hélas tabou de notre côté de la méditerranée

Pour cela je dis merci Riadh!!

Autre chose concernant l’éditeur ANEP, coup de gueule contre cette agence étatique, c’est l’absence totale de diffusion du livre. En général, les livres de cette éditeurs ne se vendent pas en librairie, je pense que le gros des ventes est grâce au bibliothèques municipale, régionale…, mais presque jamais en librairie. Je parle là biensur des petites villes d’Alger, où je ne me rends que rarement. Mes deux libraires à Annaba n’arrivent pas à le commander. L’un me répond que l’ANEP ne diffuse pas, l’autre que le numéro qu’il a réussit à avoir ne répond jamais. C’est quelque chose auquel je suis continuellement confronté, la disponibilité des livres dans les librairies algériennes répond plus au hasard qu’à un réseau professionnel du livre. C’est une honte.

Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq


Titre : Extension du domaine de la lutte

Auteur : Michel Houellebecq

Éditions : Éditions J’ai lu

Quatrième de couverture :Voici l’odyssée désenchantée d’un informaticien entre deux âges, jouant son rôle en observant les mouvements humains et les banalités qui s’échangent autour des machines à café. L’installation d’un progiciel en province lui permettra d’étendre le champ de ses observations, d’anéantir les dernières illusions d’un collègue – obsédé malchanceux – et d’élaborer une théorie complète du libéralisme, qu’il soit économique ou sexuel.

 

 

Michel Houellebecq est comme lors de ma première lecture (Plateforme) toujours très agréable à lire. Dans un style épuré, presque aseptisé, il développe différentes théories sur la vie. Le personnage ressemble beaucoup à l’auteur, du moins on le sent. Un roman chargé de théories philosophiques, assez pessimistes, ne sachant où avancer dans la vie, que faire, où aller, il semble définir une certaine défaite de la vie occidentale, où peut être seulement les limites qu’elle semble atteindre.

Même si l’auteur met avec justesse des mots sur des sensations que le lecteur peut, ou a pu éprouver à un certain moment de sa vie, ce qui est entre autre chose le but de la littérature, l’auteur bien qu’agréable à lire ne donne aucune envie de le connaître ou de le côtoyer, au contraire il dégage à travers son personnage du dégoût et de l’antipathie.

Je trouve très utile et tout à fait dans son rôle d’écrivain scrutateur de notre temps d’écrire ce genre de littérature, avec cette forme et cette acuité, cependant je suis tout à fait heureux de n’avoir pas écrit ce genre de choses, car il donne l’impression de part son intelligence (peut être), de passer à côté de la vie, de la passer sans profiter de ces délices, vivre pour certaines idées (utiles au demeurant), mais que pour ça !! Est ce que ça vaut le coup??

La raison du plus fort de Veit Heinichen


Auteur : Veit Heinichen

Titre : La raison du plus fort

Édition : éditions du Seuil

Quatrième de couverture : A quelques jours de Noël, un crime est commis dans le train qui ramène le commissaire Laurenti à Trieste. Il est chargé de l’enquête alors que la cérémonie d’intégration de la Slovénie dans l’espace Schengen doit retenir toute son attention. Un groupuscule a menacé de mort l’un des hôtes de la fête, Goran Newman, alias Duke, figure controversée à la tète d’un empire financier opaque. Riche en coups de théâtre, le scénario se complique quand Pina, l’assistante de Laurenti, s’éprend de Sedem, le fils de Duke. Entre combats de chiens clandestins et trafic de drogue, Veit Heinichen nous entraîne dans les labyrinthes de la mafia…et lève le voile sur les coulisses de la crise économique mondiale.

D’abord, comment ce livre a fini entre mes mains? Un lot de livres brochés des éditions du Seuil, collection policier, s’est retrouvé dans les librairies algériennes, du moins celles d’Annaba, à un prix moins cher que les poches, ce fut donc la cause d’achat compulsif de 6 ou 7 livres, de ces éditions, d’auteurs qui m’étaient jusque là partiellement ou complètement inconnus. Voici donc les circonstances de cette découverte.

Maintenant, l’œuvre elle même. Dans une ville italienne, Trieste, frontalière avec la Slovénie, non loin de la Croatie et de l’Allemagne aussi, se prépare la levée de la frontière dans une cérémonie pour le 31 décembre 2007, et l’admission de la Slovénie à l’Union Européenne. De l’autre côté de la frontière Slovène, un riche homme d’affaire à moitié américain ratisse large dans l’économie mondiale, et flirte allègrement dans certains domaines illégaux (drogue, combat de chiens …) on ne le voit jamais mais son ombre et son nom ne sont jamais bien loin.

Dans cet univers des cadavres commencent à tomber, et M. Proteo Laurenti occupé à préparer la sécurité de la dite cérémonie prend l’enquête. Le hasard a voulu que son inspectrice unique et préférée s’entiche avec le fils du dit Duke. Je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir et apprécier la plume de ce polariste allemend, dont c’est la première lecture et sûrement pas la dernière.