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Les piliers de la terre de Ken FOLLETT


Auteur: Ken FOLLETT

Titre: Les piliers de la terre

EditionLe livre de poche 05/2009 (1056pages)

Quatrième de couverture:« Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes. Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque. »

C’est là un des meilleurs romans que je n’ai jamais lu. Avec plus de 1000 pages, Ken FOLLETT, nous transporte au moyen âge, vivre une aventure magnifique qu’est la construction d’une cathédrale.

Une construction minutieuse et progressive des personnages, nous permet de nous attacher, voire nous identifier à certains d’entre eux. A la fin des 1000 pages, nous nous retrouvons attachés à eux, tellement il nous semble les avoir longtemps côtoyer. Les rebondissements sans cesse optimistes et prometteurs, avec la menace que tout s’écroule à tout moment, permet l’installation permanente d’un suspens haletant.

Des conspirations, des manigances, au seins des corps religieux, caractéristiques de la décadence de l’Europe du moyen-âge, connivences ou luttes avec les différents camps luttant pour la royauté, source d’instabilité sécuritaire, économique. Les crises financières qui en découlent, les discussions et revendications syndicales, l’avancement de la construction de la cathédrale souffre et témoigne de la conjoncture de cette époque, assez lointaine qu’on on y pense, mais dans les problèmes de fonds, semblent proches de ceux de notre époque. L’amour également est très présent dans cette œuvre complète. Passion, fidélité et trahisons luttent sans cesse contre des contrainte d’une certaine lecture de la religion, très présente, régissant la vie des gens.

Le temps est un élément à part entière dans le roman. Le temps qu’il faut pour bâtir une cathédrale, celui que subissent deux amoureux en attente de pouvoir s’aimer pleinement, ou alors celui qu’il faut à un homme, pas du tout volage, pour passer d’un amour à un autre, tout deux sincères et passionnants.

Tous ces éléments font des piliers de la terre de Ken FOLLET, un roman d’une incroyable force, où suspens, luttes et trahisons.

Un grand merci à la charmante Narjess pour cette découverte.

Ken Follett, né le 5 juin 1949 à Cardiff, est un écrivain gallois spécialisé dans les romans d’espionnage et historiques.

Ce roman a été lu dans le cadre du challenge Tour du monde, organisé par Livresque.

Pays N°29. Pays de Galles

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Ali Farka Touré – Ai Du


Un coup de cœur enivrant !!

Petit frère d’Eric Zemmour


Auteur: Eric Zemmour

Titre:  Petit frère

Edition: J’ai éditions mars 2009 / 284pages

Quatrième de couverture:« Lorsque le jeune Simon Sitruk, DJ déjà célèbre, est assassiné dans le parking de son immeuble par son ami d’enfance, le narrateur fait une enquête dans le XIXe arrondissement de Paris. Ce qu’il découvre va bien au-delà d’un meurtre raciste ou passionnel : la décomposition d’un quartier soumis à des tensions de plus en plus violentes, les conflits communautaires qui rongent la société française, le mensonge des hommes politiques, les impostures d’une élite intellectuelle »

Zemmour, Sur le fauteuil !! J’avoue que quand il travaillait chez Ruqiuer, Zemmour était l’antipathie personnifié. Depuis qu’il a quitté l’émission On n’est pas couché, il est devenu plus sympathique, notamment la fois ou il est venu à l’émission à la sortie de son dernier livre rassemblant un certain nombre de ses chroniques de radio.

Mais je ne connaissais pas le Zemmour romancier, je le connaissais à travers ses critiques à la télévision amateur du style classique, et c’est ce qu’il en sort de cette lecture, malgré quantité de verlan que ses personnages de banlieue ne cessent de répéter tout au long du roman.

Ce livre est double, il y a d’abord le roman, truffé de clichés, chose qu’il n’a pas arrêté de reprocher aux autres, notamment lorsqu’il s’agissait d’œuvres traitant sur les problèmes de banlieues (à coup de guéguerre confessionnels, juifs vs arabes, juifs vs catholiques), mais peut être aussi  est ce ainsi, que c’est plus proche de la réalité. Il ne s’agit pas de se voiler la face, les clichés, ce sont d’abord les banlieusards qui les font. Mais je lui reprocherai à l’auteur donc cette facilité, qui par moment est devenu presque ennuyeuse, voire scandaleuse.

Mais passons, car le style Zemmour est très bon, il a une belle plume qu’on ne ignorer. Il y a un deuxième livre dans le livre, un essai celui là, et qu’on retrouve dans les dialogues élitistes qu’échange le narrateur avec sa maitresse, une journaliste forcément parisienne de gauche, et avec son ami ministre, Pierre Gaspard. La question des émigrés musulmans, leur intégration et /ou assimilation, leur chômage, leur criminalité. Zemmour évoque aussi la question de l’éternel conflit des sexes. Ses points de vue flirtent parfois avec la misogynie. Disons que Zemmour est quelqu’un avec qui j’aurai eu beaucoup de discussions et de débats agités, mais rien ne m’empêcherait d’être son ami. Le musulman que je suis n’appellera jamais au meurtre au juif qu’il est.

 Éric Zemmour, né le 31 août 1958 à Montreuil, dans la Seine, est un écrivain et journaliste politique français. Grand reporter au service politique du Figaro jusqu’en 2009, il tient depuis une chronique au Figaro Magazine. Il est aussi chroniqueur et polémiste à la fois dans l’émission télévisée On n’est pas couché sur France 2 entre 2006 et 2011, Ça se dispute sur i>TÉLÉ, depuis septembre 2003 et Z comme Zemmour sur RTL, depuis janvier 2010. À partir de septembre 2011, il anime, en duo avec Éric Naulleau, Zemmour et Naulleau, un talk show hebdomadaire en seconde partie de soirée sur Paris Première.

Home again de Michael Kiwanuka


Récente découverte, grâce à l’auguste Nagui dans son émission culte, Taratata. Michael Kiwanuka est mon coup de cœur musical du moment.

Juste magnifique.

Les Chants cannibales des Yasmina Khadra


Auteur :Yasmina Khadra

Titre : Les Chants cannibales

Edition : CASBAH Editions, 2012 (205pages)

Quatrième de couverture: « L’espère que Les Chants cannibales traduiront la palette de mon écriture qui change en fonction des atmosphères et des rythmes que j’essaye d’articuler autour de mes personnages. Mes nouvelles n’ont pas la même structure ni les mêmes ton. C’est une façon, pour moi, de domestiquer mes sujets et de bousculer ma vocation de romancier jusque dans ses derniers retranchements. Du lyrisme à la sécheresse du ton, je m’applique  à restituer les émotions et les états d’âme sans lesquels aucune trame n’a de raison d’être »

Désormais, Yasmina Khadra perd sa verve. Du moins, je suis de plus en plus déçu par ses dernières publications. Depuis L’Olympe des infortunes, son inspiration n’aboutit plus vraiment, malgré que son style reste le même.

Parmi les nouvelles de ce livre, j’en avais déjà lu une, intitulé La longue nuit d’un repenti, parue en France aux éditions du Moteur en 2010. Je m’étais posé la question sur l’intérêt d’avoir publié une telle nouvelle, seule.

Ces nouvelles, me semble-t-il, sont issu d’un effort de l’auteur dont le résultat est mitigé. Certaines sont bonnes, comme El Aar, ou l’Incompris, mais les autres semblent manquer d’intérêt. Car il en va du sens de ce style littéraire qu’est la nouvelle. La résolution d’une problématique, l’aboutissement d’un postulat. Quand une nouvelle ou deux manquent à cette structure, ça passe, mais là, c’est la quasi majorité des nouvelles qui en sont dépourvue. Cependant, je pressens une certaine inspiration et influence de sa vie personnelle dans cette œuvre.

Il y a un élément qui commence à me lasser dans le style de Khadra, notamment dans ces descriptions, où ils usent avec abus d’adjectifs grandiloquents et de démesures. Aussi, manque-t-il d’inspiration?

Je suis peut être dur dans mes propos, mais je me permets d’être exigeant envers cet auteur que j’apprécie beaucoup, et m’a habitué à plus grand talent, à des livres plus fulgurants. Je peux citer, Les Hirondelles de Kaboul, Ce que le jour doit à la nuit, Les Agneaux du seigneur, A quoi rêvent les loups, ainsi que les polars avec leur personnages du commissaire Llob, qui me manque beaucoup.