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Petite interview du SILA 2009


SILA2009

Interview assez insolite quand même, Chawki Amari questionnant plus en tant qu’écrivain qu’en tant que journaliste, manquant un peu d’objectivité, parlant avec le cœur, et à sa place j’aurais été bien plus corrosif ! Il a été donc assez gentil ! Le chargé de presse du SILA tombe dans le piège, juste au niveau de sa bassesse professionnelle, éthique et intellectuelle.

C’est vrai que ces temps si, être algérien vivant en Algérie n’est pas l’idéal, mais on a la chance de lire sur la presse ce genre d’interview !

édition d’El Watan Week End, du 30/10/2009: chawki_amary

*Le salon s’ouvre une nouvelle fois sur une polémique concernant des livres interdits. Est-ce un détail pour les organisateurs ou un réel problème de fond ?

Ce n’est pas un détail, mais ce n’est pas non plus un problème de fond.

*Y a-t-il une liste officielle des livres officiellement interdits au Salon ? Si oui, l’avez-vous en votre possession ?

Il y a certains livres importés qui sont interdits par la loi mais tout au long de l’année. Des livres qui prônent la violence, l’extrémisme, le racisme et qui  touchent à la sacralité de la guerre de Libération nationale. Je crois que c’est pareil partout dans le monde. Et au niveau du salon, il n’y a eu aucun livre interdit.

* Et les livres produits  localement qui portent atteinte aux institutions et aux gouvernants, sont-ils concernés ?

Officiellement, il n’y a pas de contrôle avant impression et publication. Mais après, si le livre est considéré comme outrageant, il y a la justice pour

ça.

* Khalida Toumi et Yazid Zerhouni se renvoient la balle au sujet du livre Poutakhine. Qui peut réellement interdire un livre ? La police ou le ministère de la Culture ? Ce dernier a-t-il les prérogatives de faire des descentes dans les imprimeries et d’emmener des libraires dans

des commissariats ?

Et à mon tour, je la rejette, en vous disant de leur poser la question.

* Un attaché de presse du Salon sert-il à quelque chose ?

A mettre en valeur le programme d’animation du SILA et lui donner la diffusion la plus large possible, à créer un lien entre les invités présents et les médias. De veiller à ce que les journalistes travaillent dans les meilleures conditions possibles. Mais un attaché de presse passe aussi son temps à essayer, autant que faire ce peu, à répondre aux questions pièges des journalistes fourbes comme vous. Ce qui l’empêche de faire son vrai travail. Mais ça reste

quand même amusant.

* En gros, ça sert surtout à draguer les jeunes femmes…

Vous ne voulez pas plutôt me reposer les questions sur les livres interdits ?

* Non merci. Mais personnellement, avez-vous acheté un livre au Salon, contrairement à Ahmed Ouyahia et le président, qui n’ont rien acheté ?

L’avantage est que j’ai les livres gratuitement. Bon, j’avoue que j’ai volé un livre sur la mécanique des fluides au stand de l’OPU, mais il ne faut le dire à  personne.

* Ça ne sortira pas d’Afrique.

Merci.

Chawki Amari


Quand la presse algérienne arabophone appelle à l’intolérance


38a-presse-algerienneC’est très en retard que je poste ce billet, en réaction au travail de journalistes d’El Watan, dans la presse algérienne francophone.
Sans plus tarder, me voici aux faits. A la une de l’édition du jeudi 10 septembre 2009, Mustapha Benfodil titre en gros : « sous prétexte de défendre la religion, les actes d’intolérances se multiplient ». Le quotidien semble offusqué par le manque de professionnalisme d’un de ses confrères du quotidien arabophone An-Nahar. En fait, ce dernier, criant l’hérésie, a effectué tout un reportage mettant à la lumière du jour les personnes qui ne respectent pas le jeûne du mois de ramadan dans en Kabylie. Pris d’un zèle excessif, ce journaliste arabophone enturbanné, s’érigeant de façon identique aux talibans afghans en gardien de la foi musulmane, traitent ces algériens de renégats et de voyous. Il pousse même le bouchon un peu trop loin quand il contacte la police pour signaler des voyous en train de commettre le délit de se nourrir.
A la fin des années1980, et au début des années 1990, les militant du FIS, à l’image de Ali Belhadj faisaient ce genre de remarques, lançant des appels de haines, manipulant les plus jeune et les plus vulnérables de la société. L’absence de réaction de l’état a abouti à ce que l’Algérie a vécu de sanglant. Actuellement, l’état n’est plus passif envers ce genre de dérapages, mais se retrouve complice. C’est le cas de la police qui arrête et emprisonne les citoyens algériens qui ne jeûnent pas. A quoi cela va-t-il aboutir nom de Dieu ! L’Algérie refuse-t-elle de prendre des leçons de son vécu ? La tolérance et le respect des libertés individuelles, les libertés d’expression et de cultes (qui font parti de notre constitution), relève-t-il à présent de l’apostasie ? Serions-nous aveugles à ce point ?
Pour l’amour de Dieu, pour l’amour de Dieu de clément, le miséricordieux, soyons cléments, soyons tolérants. Cessons la haine et la persécution au nom de Dieu. Je pense qu’en disant « Allahou-Akbar », ça veut dire aussi que Dieu est assez grand pour se défendre tout seul.