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Fiche du roman : Le plan Nasser de SAS, Gérard de Villiers


Titre: Le plan Nasserle plan nasser

Auteur: SAS, Gérard de Villiers

Edition: G. De Villiers

Date: 29/04/2009

ISBN: 2842679326

Quatrième de couverture: Malko la vit sortir son arme. Tranquillement, Inge Klein l’ajusta, le bras tendu. De toutes ses forces, il se jeta contre la portière opposée. Bloquée. Un coup de feu claqua et il banda tous ses muscles dans un futile effort pour arrêter le projectile de 9 mm lancé à 360 mètres-seconde.

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Les anges meurent de nos blessures de Yasmina Khadra


Les-anges-meurent-de-nos-blessures_2675Titre: Les anges meurent de nos blessures

Auteur: Yasmina Khadra

Edition: Casbah éditions Algérie (403 pages)

Date: aout 2013

ISBN: 978-9947-62-008-3

Quatrième de couverture: « Il se faisait appeler Turambo, du nom de son village qu’un glissement de terrain avait rayé de la carte. Il était né dans l’Algérie coloniale des années 20, et son destin était écrit d’avance : il serait misérable. Mais il était beau, vigoureux, ardent et doté d’un trait de caractère assez rare : la candeur. Cette fraîcheur lui attirait des sympathies immédiates et, grâce à ce don, il put franchir les portes du monde des Français, interdit aux Arabes. Car il possédait de plus une force surprenante dans le poing gauche, capable d’allonger d’un coup ceux qui se trouvaient sur son passage. C’est ainsi qu’il attira l’attention des professionnels de la boxe. Ses succès sur le ring lui apportèrent gloire et argent. Mais comme tous les coeurs purs, il détestait la violence et rêvait d’amour. Dans sa culture, une femme heureuse était une épouse fidèle, féconde et dévouée. Il nourrit d’abord une passion secrète pour sa cousine Nora, la première femme de sa vie. La deuxième, Aïda, une prostituée, l’initia aux plaisirs de la chair. La troisième, Louise, était la fille de l’homme d’affaires qui comptait l’emmener jusqu’au titre de champion de France de sa catégorie. Puis surgit Irène. Femme libre, indépendante et fière. Elle lui apprit que la vraie passion ne pouvait s’épanouir que dans la confiance absolue et le respect mutuel. Mais comme toujours chez Yasmina Khadra, la vie ne rend pas toujours justice à ceux qui s’aiment… Dans une superbe évocation de l’Algérie de l’entre-deux-guerres, Yasmina Khadra met en scène, plus qu’une éducation sentimentale, le parcours obstiné d’un homme qui n’aura jamais cessé de rester fidèle à ses principes, et qui ne souhaitait rien de plus, au fond, que maîtriser son destin. »

Avec ce roman, je me réconcilie un peu avec Yasmina Khadra. Mes amis et mes lecteurs savent combien j’apprécie cet auteur, que je considère être des plus grands, dans son domaine. Il faut dire qu’un L’Olympe des infortunes, L’Equation africaine et son recueil de nouvelles Les Chants Cannibales, j’étais resté sur ma faim, je n’avais pas retrouvé ce truc qui fait qu’on ne lâche pas le livre de la première à la dernière phrase.

Avec Les anges meurent de nos blessures, Yasmina Khadra renoue avec son inspiration, semble avoir retrouvé son livre de recette qui fait que la mayonnaise prend. L’histoire se passe à l’ouest algérien, dans cette partie de l’Algérie que l’auteur connait bien, pour y avoir grandi, dans une période que l’auteur semble apprécier beaucoup, celle de l’entre deux guerres.

Comme à son habitude dans ce type de roman, l’auteur met du temps à planter le décor, à construire ses personnages, à tisser les liens entre eux, à les aimer ou les détester, et c’est un peu sa force à Khadra, que de nous influencer, en nous faisant aimer, à nous attacher à ces personnages. Il nous emmène dans l’univers de la boxe, là par contre, je me suis demander pourquoi, mais bon ça n’a rien de péjoratif en soi. J’ai trouvé ça juste un peu insolite.

Sinon, le livre est plein de sensualité. L’amour et l’amitié occupent une grande place dans le livre, comme dans l’œuvre de l’auteur. Trois femmes occupent successivement le cœur du personnage, à des degrés croissants, et avec chacune d’elles, Turambo le boxeur va faire son apprentissage de la vie amoureuse. Turambo, qui n’est que la manière algérienne de dire Arthur Rimbaud, va naitre dans la bassesse, côtoyer les hauteurs jusqu’à flirter avec les étoiles, pour faire une chute icarienne. Khadra qui nous avait habitué à des fins tragiques fortes, y est allé un peu avec le dos de la cuillère cette fois, la fin que je trouve trop facile, manque de recherche et d’originalité.

Le plaisir que m’a rapporté ce livre, a été aussi un peu « gâché » par une sortie médiatique pour le moins insolite de son auteur, et qui concerne sa candidature à la présidentielle algérienne, prévue si tout va bien en avril 2014. Il a tout a fait le droit de s’y présenter, la constitution l’y autorise, mais… le mais est grand, je pense qu’il va falloir que j’y réfléchisse un peu.

Vous l’aurez plus au moins donc compris, je ne vous dirais pas votez Khadra, mais au moins, prenez le temps et le plaisir de le lire. Son travail romanesque lui, vaut très bien le détour. Son travail politique reste à découvrir, pour le moment, ses sorties médiatiques ne nous apprennent pas grand chose de ses orientations politiques, et ça manière d’en parler laisse croire qu’il n’en a pas, d’orientations politiques. Bon, je m’arrête ici, je n’aime pas faire des préjugés, attendons de voir!!

yasmina khadra

Fiche du roman: Les anges meurent de nos blessures de Yasmina Khadra


Les-anges-meurent-de-nos-blessures_2675Titre: Les anges meurent de nos blessures

Auteur: Yasmina Khadra

Edition: Casbah éditions Algérie (403 pages)

Date: aout 2013

ISBN: 978-9947-62-008-3

Quatrième de couverture: « Il se faisait appeler Turambo, du nom de son village qu’un glissement de terrain avait rayé de la carte. Il était né dans l’Algérie coloniale des années 20, et son destin était écrit d’avance : il serait misérable. Mais il était beau, vigoureux, ardent et doté d’un trait de caractère assez rare : la candeur. Cette fraîcheur lui attirait des sympathies immédiates et, grâce à ce don, il put franchir les portes du monde des Français, interdit aux Arabes. Car il possédait de plus une force surprenante dans le poing gauche, capable d’allonger d’un coup ceux qui se trouvaient sur son passage. C’est ainsi qu’il attira l’attention des professionnels de la boxe. Ses succès sur le ring lui apportèrent gloire et argent. Mais comme tous les coeurs purs, il détestait la violence et rêvait d’amour. Dans sa culture, une femme heureuse était une épouse fidèle, féconde et dévouée. Il nourrit d’abord une passion secrète pour sa cousine Nora, la première femme de sa vie. La deuxième, Aïda, une prostituée, l’initia aux plaisirs de la chair. La troisième, Louise, était la fille de l’homme d’affaires qui comptait l’emmener jusqu’au titre de champion de France de sa catégorie. Puis surgit Irène. Femme libre, indépendante et fière. Elle lui apprit que la vraie passion ne pouvait s’épanouir que dans la confiance absolue et le respect mutuel. Mais comme toujours chez Yasmina Khadra, la vie ne rend pas toujours justice à ceux qui s’aiment… Dans une superbe évocation de l’Algérie de l’entre-deux-guerres, Yasmina Khadra met en scène, plus qu’une éducation sentimentale, le parcours obstiné d’un homme qui n’aura jamais cessé de rester fidèle à ses principes, et qui ne souhaitait rien de plus, au fond, que maîtriser son destin. »

yasmina khadraà bientôt pour le billet de lecture!!

Katiba de Jean-Christophe Rufin


katibaTitre: Katiba

Auteur: Jean-Christophe Rufin

Edition: folio n° 5289 (464 pages)

Date: 25/08/2011

ISBN: 9782070442973

Quatrième de couverture:« Quatre touristes occidentaux sont assassinés dans le Sahara. L’attaque est signée «al-Qaida au Maghreb islamique», dont tout laisse à penser que les partisans veulent aller beaucoup plus loin et rêvent de frapper la France au cœur. L’événement est présenté par les médias comme un fait divers tragique mais il met en alerte les services de renseignements du monde entier. Au centre de leurs jeux complexes, Jasmine. Jeune fonctionnaire du Quai d’Orsay apparemment sans histoire, elle émerge peu à peu comme la pièce maîtresse d’une opération d’envergure inédite. Quels liens cette Française à l’élégance stricte entretient-elle avec le monde musulman? C’est en démêlant les fils les plus intimes de sa vie que la vérité se fera jour et que le suspense, haletant, trouvera son dénouement. Complice, victime ou agent double, Jasmine incarne le mélange de répulsion et de fascination que le fondamentalisme religieux exerce inconsciemment sur chacun de nous. »

Je ne regrette pas d’avoir laissé ce livre, acheté il y a plusieurs mois, comme le bon vin au fond de sa cave, se bonifier dans les étagères de ma bibliothèques. Ou était-ce juste l’idée de le savoir ici pendant tous ces mois, qui ont fait que je puisse l’apprécier encore plus. Surtout, le hasard de l’actualité coïncidant, avec l’opération Serval, la libération des otages … surlignent avec acuité son côté actuel.

De plus quand je découvre un auteur, je préfère toujours le lire par chronologie de ses parutions, et suivre ainsi l’évolution de sa plume, avoir une idée plus précise de l’élaboration de son inspiration. Je ne réussis pas toujours à suivre avec exactitude l’ordre chronologique, mais grosso modo, c’est ainsi que je procède.

Revenons à Katiba. Katiba est un grand roman. Je me souviens des premiers jours de sa parution, des échos positifs et dithyrambiques qu’il a suscités. Rufin était à ce moment là pour moi, un auteur inconnu, et c’est à partir de là que je me suis mis à la recherche de ses livres. Cette recherche est bien laborieuse et très aléatoire dans ma pauvre Algérie, mais là, c’est une autre histoire.

Déjà, avec L’Abyssin, Asmara et les causes perdues, ainsi qu’avec Un léopard sur le garrot, Rufin était pour un grand auteur, mais avec Katiba, il devient, toujours pour moi, et sans nul doute pour beaucoup d’autres aussi un immense écrivain, n’ayant vraiment rien à envier aux plus grands. Son intrigue riche en rebondissements, en déplacements, passionnante et prenante, le mélange de sensualité de ses personnages, une forme d’érotisme délicieuse, dans la retenue et empreint de pudeur, donnent de la matière à la machine à fantasmes que sont nos cerveaux fertiles et avides.

Comme l’auteur l’explique dans sa postface, le livre nous donne un aperçu riche et forcément réel de la situation géopolitique mondiale, et

régionale. Homme de terrain et de valeurs, Rufin ne fait que souligner dans chacun de ses lecteurs sa part d’humanité, ce mélange parfois rationnel, parfois absurde de doute, de passion et d’ambitions.

Roman passionnant d’une actualité persistante.

Fiche du roman : Katiba de Jean-Christophe Rufin


katibaTitre: Katiba

Auteur: Jean-Christophe Rufin

Edition: folio n° 5289 (464 pages)

Date: 25/08/2011

ISBN: 9782070442973

Quatrième de couverture:« Quatre touristes occidentaux sont assassinés dans le Sahara. L’attaque est signée «al-Qaida au Maghreb islamique», dont tout laisse à penser que les partisans veulent aller beaucoup plus loin et rêvent de frapper la France au cœur. L’événement est présenté par les médias comme un fait divers tragique mais il met en alerte les services de renseignements du monde entier. Au centre de leurs jeux complexes, Jasmine. Jeune fonctionnaire du Quai d’Orsay apparemment sans histoire, elle émerge peu à peu comme la pièce maîtresse d’une opération d’envergure inédite. Quels liens cette Française à l’élégance stricte entretient-elle avec le monde musulman? C’est en démêlant les fils les plus intimes de sa vie que la vérité se fera jour et que le suspense, haletant, trouvera son dénouement. Complice, victime ou agent double, Jasmine incarne le mélange de répulsion et de fascination que le fondamentalisme religieux exerce inconsciemment sur chacun de nous. »

Médecin, engagé dans l’action humanitaire, Jean-Christophe Rufin a occupé plusieurs postes de responsabilités à l’étranger. Il est l’auteur d’essais consacrés aux questions internationales et de romans. L’Abyssin, Asmara et les causes perdues, Globalia, La Salamandre, Le parfum d’Adam et Katiba entre autres, ne cessent d’explorer la question de la rencontre des civilisations et du rapport entre monde développé et pays du Sud. Traduite dans le monde entier, son œuvre a reçu de nombreux prix, dont le prix Goncourt 2001 pour Rouge Brésil. Il a été élu à l’Académie française en juin 2008.*

Asmara ou les causes perdues de Jean-Christophe Rufin


Asmara_et_les_causes_perduesTitre: Asmara ou les causes perdues

Auteur: Jean-Christophe Rufin

Edition: folio n° 3492 ( 304 pages)

Date: 14/03/2001

ISBN: 9782070417308

Quatrième de couverture: « Asmara, ancienne capitale coloniale italienne, dresse encore sur le sol d’Afrique ses palais romains, ses villas toscanes et ses colonnades vénitiennes. C’est dans ce décor baroque et nostalgique, isolé du monde par trente ans de guerre civile, que débarque, en 1985, un groupe d’humanitaires français, venus porter secours aux victimes d’une invisible famine qui fait rage quelque part, loin sur les hauts plateaux arides qui entourent la ville.
Hilarion Grigorian, Arménien d’Érythrée, né avec le siècle, se fait, jour après jour, le narrateur cocasse de cette mission humanitaire avec ses querelles internes, ses passions intimes et tous les obstacles nés des manipulations politiques opérées par le gouvernement.Ce roman est un témoignage direct qui met pour la première fois en scène de l’intérieur cette génération orpheline des idéologies, qui a perdu les causes traditionnelles de l’engagement et qui les cherche du côté de l’action humanitaire. Mais c’est aussi l’évocation d’une Éthiopie qui, depuis des siècles, par la beauté de ses peuples, la force de ses paysages et la puissance de sa spiritualité rend fous d’amour ceux qui s’aventurent jusqu’à elle. »

Je crois que je suis en passe de devenir rufinophile. Je vous prie de bien vouloir accepter ce néologisme, mais sachez qu’il aurait pu être question de Jean-Christophe-rufinophilie, et avouez que c’est plus lourd en bouche.

Cette fois, Rufin nous emmène loin, mais pas vraiment en terre inconnue, puisque avec L’Abyssin, il nous avait déjà fait découvrir ces contrées est-africaine que sont l’Ethiopie et l’Erythrée. Mais les temps et les époques sont tellement différents que nous découvrons une nouvelle terre, dans une situation autre et beaucoup moins reluisante qu’à l’époque du Négus.

Il est question ici, à travers la narration d’un vieil homme, Hilarion Grégorian, arménien ancien marchand d’armes au parcours romanesque, de l’aide humanitaire. Cette question abordée ici sous toutes les coutures, est d’une grande complexité, et l’expérience de l’auteur dans ce domaine en est la principale source d’inspiration. Il est question de beaucoup de détails liés à l’organisation, à la sécurité et aussi et peut être surtout de politique. Car si l’aide humanitaire va où se trouve la misère et la famine, celles-ci sont la conséquence de la sècheresse (un peu), mais surtout de conflits politiques et militaires. L’aide humanitaire sensée viser la population civile victime, et se drapant de l’opinion politique la plus neutre, finit directement ou indirectement, après moult négociations et tergiversations, par jouer le jeu des belligérants.

Ce livre littéraire, et c’est aussi pour ça que la littérature existe, sonde l’être humain, ses capacité à gérer ses ambitions collectives et personnelles, contradictoires et manichéennes. Devons-nous puiser notre force motrice dans la vie, dans nos sentiments personnels et amoureux, ou dans notre quête pour le bien de tous. Cette force qui est en nous, et qui œuvre soit pour le bien, soit pour la mal est peu être le résultat d’un seul et même affrontement qui se fait à l’intérieur de nous, et tout le reste, je ne dirai pas qu’il ne dépend pas de nous, mais nous n’en avons pas le contrôle entier. Tout est question de relativité.

Van Damme, sors de ce corps!!

Bonne lecture à tous.

Jean-Christophe-Rufin-1Médecin, engagé dans l’action humanitaire, Jean-Christophe Rufin a occupé plusieurs postes de responsabilités à l’étranger. Il est l’auteur d’essais consacrés aux questions internationales et de romans. L’Abyssin, Asmara et les causes perdues, Globalia, La Salamandre, Le parfum d’Adam et Katiba entre autres, ne cessent d’explorer la question de la rencontre des civilisations et du rapport entre monde développé et pays du Sud. Traduite dans le monde entier, son œuvre a reçu de nombreux prix, dont le prix Goncourt 2001 pour Rouge Brésil. Il a été élu à l’Académie française en juin 2008.*