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La Ferme Des Animaux – George Orwell


J’ai longtemps attendu avant de me décider à lire ce livre. Lecture qui fut finalement très rapide, le livre contient une centaine de pages, et d’un style pas très recherché, chose qui permet d’être mieux frappé par le message.

La ferme des animaux est une fable extraordinaire, beaucoup moins poétique que Les Fables de Lafontaine, mais d’une exactitude quasi chirurgicale. Et pour cause, l’auteur (l’anglais George Orwell, Eric Arthur Blair de son vrai nom) y décrit l’histoire d’une ferme anglaise, d’où l’homme est banni suite à un coup d’état organisé par les bêtes. C’est la création d’un courant politique nouveau baptisé Animalisme. Parmi les principes de l’Animalisme, il y a la notion d’égalité. Tous les animaux sont égaux.

Tout a l’air de tourner pour le mieux, chacun a des tâches à accomplir, tout est équitable et « parfait », les animaux sentent que leur condition est améliorée, les décisions sont prises après concertations générales, point de mauvais traitements, la nourriture est abondante… jusqu’au jour où le cochon nommé Napoléon, secondé par un groupe de cochon dont Brille-babil, évince l’autre « tête pensante » de la ferme (Boule-de-neige), imposant ainsi sa loi.

Petit à petit, des changements s’opèrent au sein de la ferme, les privilèges des animaux diminuent petit à petit, les préceptes de l’Animalisme changent subrepticement, jusqu’au jour où on se rend compte finalement que si les animaux sont égaux, certains le sont plus que d’autres.

Ce qui est intéressant dans cette fable, c’est l’exactitude avec laquelle l’auteur de 1984, décrit les mécanismes de transformation des principes (trahies) de fonctionnement d’une société socialiste (notamment celle des russes en 1917), et muée en un pouvoir central tyrannique.

Si l’on sait que l’histoire de La Ferme Des Animaux se passe en Angleterre, elle n’a pas vraiment un cadre spatial défini, et encore moins temporel. Aussi, peut-on se permettre de se demander dans quelle étape de transformation se trouve le « fonctionnement du pouvoir » en Algérie, sur quel principe fonctionne-t-il, et qui est notre Napoléon national. A méditer longuement. Un pouvoir de faîte, imposé par lui-même, baignant dans la corruption sans gêne, orientant la pensé de tout un peuple vers une pensée unique, le coinçant et le muselant avec des prétextes patriotiquo-religieux. Si tout cela persiste, où va-t-il mener ? évoquer cette probabilité me gèle le sang.

J- 13 pour « L’olympe des infortunes »


C’est le 21 mars prochain que les lecteurs de Yasmina Khadra, pourront enfin s’offrir ou se faire offrir le dernier opus de l’écrivain algérien mondialement connu.

Déjà paru en France chez Julliard depuis le 10 janvier, ce conte philosophique a bonne presse jusque là. Chez Ruquier, les deux Eric, avec leur sens recherché de la critique (légitime…), ont salué le style Khadra, lui reprochant quand même un manque d’originalité, d’inédit dans cette histoire. Je vois venir certains brandissant une pancarte scandant plagiat!!

Bonne lecture