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Histoire du monde en neuf guitares d’Erik Orsenna


Auteur : Erik Orsenna accompagné par Thierry Arnoult

Titre : Histoire du monde en neuf guitares

Edition : Le livre de poche janvier 2006 (125 pages)

Quatrième de couverture : « Tout commence dans la boutique d’un luthier, avec l’arrivée d’un jeune homme désireux de vendre une guitare. L’artisan va le dissuades et lui conseille d’apprendre d’abord à mieux connaitre cet instrument magique… C’est le début d’un long voyage parmi les siècles et les civilisations. Car la guitare est presque aussi vieille que l’homme. Des pyramides d’Egypte aux derniers temps de l’empire inca, de la cour de Louis XIV aux champs de coton du vieux Sud américain, des doigts de Django Reinhardt à ceux de Jimi Hendrix, elle connait toutes les musiques et sait dire tous les sentiments »

Ce livre ressemble dans sa forme à un autre livre d’Orsenna, La grammaire est chanson douce. Plus qu’à simple roman, c’est un essai ludique sur l’histoire de la guitare. C’est vrai que d’habitude, je me lasse en lisant un livre qui tourne autour qu’un seul sujet, comme ici autour de la guitare, mais je dois avouer que la forme, mais aussi la manière talentueuse qu’a Erik Orsenna nous captive du début jusqu’aux dernières pages. Sa curiosité du monde où nous vivons est contagieuse, c’est un don magnifique, de mon point de vue.

Ici, nous est conté le magnifique pouvoir de la musique sur nos mœurs depuis l’antiquité à nos jours. Comment la musique, cet effet sonore sort des instruments dont la guitare, comment les guitares, leurs fabrications et leurs sons ont évolué, et comment ont évolué leurs impacts dans nos vies.

Bien sûr, c’est un livre qui touchera plus les musiquos, les amateurs et les initiés à cet instrument si difficile à dompter.

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Avicenne ou la route d’Ispahan de Gilbert Sinoué


Auteur: Gilbert Sinoué

Titre: Avicenne ou La route d’Ispahan

Edition: Folio éditions11/1990 (535pages)

Quatrième de couverture: «Moi, Abou Obeïd el-Jozjani, je te livre ces mots. Ils m’ont été confiés par celui qui fut mon maître, mon ami, mon regard, vingt-cinq années durant : Avicenne, prince des médecins, dont la sagesse et le savoir ont ébloui tous les hommes. De Samarkand à Chiraz, des portes de la Ville-Ronde à celles des soixante-douze nations, résonne encore la grandeur de son nom…»
Ainsi commence le récit consacré à l’une des plus hautes figures de la pensée universelle.
Né en 980 à Boukhara, Avicenne, ou Ibn Sina, est à dix-huit ans le médecin le plus renommé de son temps. Pris dans les remous et les guerres qui agitent les confins de la Turquie et de la Perse du XIe siècle, il est tour à tour nomade, exilé, vizir. Sa dernière étape le conduit à Ispahan, cité sublime, où il meurt à cinquante-sept ans après avoir bu, jusqu’à l’ivresse, à la coupe du savoir et de l’amour. »

Un livre à mettre entre les mains de tous les étudiants en médecine, ou médecins. Cette biographie sur Ibn Sina, Avicenne pour les francophones, se lit avec passions. Gilbert Sinoué nous offre, une biographie bien documentée, basé entre autres et surtout sur le journal de l’élève, disciple et  compagnon de l’illustre médecin, Al Jozjani.

Ibn Sina est tout jeune, il n’a que dix huit ans quand déjà, il est considéré comme le maitre des savants. Il passera sa vie, courtisé par les rois, ces mécènes tantôt protecteurs tantôt bourreaux, pour finalement les fuir, presque tous, les uns après les autres. Flirtant avec la mort à plusieurs reprises, mais aussi flirtant tout court, Ibn Sina vit pleinement sa vie. Il boit beaucoup de vin, cela lui donne de l’énergie dit il à tous ceux qui l’exhortent de renoncer à cette boisson du péché, il consomme de l’opium avec lequel il a coutume de soigner ses malades… il ressemble beaucoup au locataire du 221bis Baker street, Sherlock Holmes, et arrive toujours à délier ses énigmes médicales.

Comme je l’ai dit plus haut, je conseille la lecture de ce livre passionnant à tous les étudiants de médecine, ainsi qu’aux médecins, mais aussi, à tous ces bigots, qui ne cessent de faire les louanges de la civilisation arabo-musulmane du moyen-âge. Il n’est pas inutile de rappeler que le monde arabo-musulman brillait à cette époque notamment militairement et scientifiquement. Dans l’inconscient de tout le monde, Ibn Sina était un être pieu, puisque c’était un savant musulman. On le cite souvent en exemple, aux moments où on pointe du doigt le sous développement actuel du monde arabo-musulman, insistant sur le fait que s’ils avaient brillé à ce moment là, c’était surtout parce qu’ils étaient de bons musulmans, en tout cas, de meilleurs musulmans que ceux d’aujourd’hui. Que nenni, que je leur dis !! la prochaine fois, je leur conseillerai la lecture de ce livre, ils s’offusqueront surement de l’appétit sexuel du prince des savants.

Gilbert Sinoué est né le 18 février 1947 au Caire. Après des études chez les Jésuites, il entre à l’École Normale de musique à Paris et étudie la guitare classique, instrument qu’il enseignera par la suite.  Il est l’auteur entre autres de La pourpre et l’olivier, (prix Jean-d’heurs du roman historique), Avicenne ou la route d’Ispahan, L’Égyptienne et Le livre de saphir. Parallèlement à sa carrière de romancier, Gilbert Sinoué est aussi scénariste et dialoguiste.

Le Prince de la brume de Carlos Ruiz Zafon


Auteur: Carlos Ruiz Zafon

Titre: Le prince de la brume

Edition: Robert Laffont éditions Novembre 2011/(210 pages)

Quatrième de couverture:« 1943, Angleterre. Fuyant la guerre, la famille Carver – les parents et leurs trois enfants, Max, Alicia et Irene – se réfugie dans un village de bord de mer. Leur nouvelle maison appartenait précédemment à un riche couple qui a quitté le pays après la mort de Jacob, leur petit garçon. Peu après son emménagement, la famille Carver est confrontée à de troublants événements. La maison de la plage paraît hantée par le souvenir de Jacob. Les films que le jeune garçon a tournés avant de mourir et que la famille Carver a retrouvés dans la cave réveillent des ombres inquiétantes. Quelque chose ou quelqu’un rôde entre les murs, une ombre cruelle et insatisfaite. Max et Alicia commencent à enquêter sur les circonstances obscures de la mort de Jacob. Roland, un adolescent du village, les aide dans leurs recherches. Il les entraîne dans des plongées exploratoires autour d’un cargo qui gît dans la baie après avoir été victime d’une tempête des années plus tôt. Autour de cette épave, tout respire le mystère et la peur : les poissons ne s’y risquent jamais, des ombres paraissent à l’affut derrière les cloisons rouillées et dans les coursives délabrées… Et c’est Roland qu’elles épient, Roland dont elles veulent se saisir. Qui accumule les pièges mortels autour du jeune homme ? Quel secret entoure Roland pour qu’il soit l’objet d’une si terrible haine ? En interrogeant le grand-père de Roland, Max et Alicia exhument involontairement les secrets du passé. Un passé terrible dont émerge un être machiavélique, le Prince de la brume… Doté de pouvoirs diaboliques, le Prince de la brume peut emprunter toutes les formes et tous les visages. Il est le maître d’une troupe de grotesques statues à demi-vivantes qui ont élu domicile dans le jardin de la maison des Carver… Le Prince de la brume réclame le paiement d’une dette contractée peu avant la naissance de Jacob. Une dette dont Roland est le prix… S’ils veulent sauver leur ami, Max et Alicia doivent affronter l’être maléfique sur son territoire : dans le jardin des statues vivantes mais aussi dans le terrifiant cargo enseveli sous les eaux. »

Initialement édité comme roman pour la jeunesse, j’ai acheté ce livre après la merveilleuse lecture de L’ombre du vent, du même auteur. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est s’attendre à un roman du même niveau, de la même densité que le précédent. Car dans Le prince de la brume, l’intrigue qui est  d’une simplicité linéaire n’a rien de passionnant, même si l’auteur s’avère un maitre du suspense.

Fuyant la guerre dans l’Angleterre des années 1940, une famille s’installe dans une villa au bord de mer, dans un petit village loin de tout . L’histoire de leur nouvelle demeure, comme celle du village s’avère pleine de mystères et de dangers. Les enfants de cette famille se retrouvent à affronter quasi seuls, des puissances maléfiques, conséquences de ce qui ressemble à un pacte avec le diable.

Influencé par ma première lecture de Zafon, je n’ai cessé d’imaginer que le village se situait quelques part en Espagne, avec plein d’oliviers et avec un soleil du sud. Rien dans la description n’y fait allusion, tout se passait dans ma tête.

Conte surtout adressé aux enfants, mais pas interdits aux « adultes » (les guillemets sont de circonstances, vu  que nous restons des enfants pour toujours), cette histoire se veut une leçon sur la parole, l’engagement, l’amour et l’amitié.

Ecrivain catalan,  Carlos Ruiz Zafón vit à Los Angeles, où il est également scénariste. L’Ombre du vent, prix Planeta (2004), prix du meilleur livre étranger – roman (2004), a aussi sélectionné pour le prix Femina étranger.