• Lecture du moment

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

    Rejoignez 424 autres abonnés

  • Blog Stats

    • 163,033 Visiteurs
  • Catégories

  • Pages

  • Mes auteurs favoris


    John Maxwell Coetzee
    Alain Mabanckou
    Salim Bachi
    Yasmina Khadra
    Amin Maalouf
    Amin Zaoui
    Fouad Laroui
    Malek Haddad
    George Orwell
    Leïla Marouane
  • Babelio

    Mon profil sur Babelio.com
  • Compteur

  • GOLDEN BLOG ELECTION

La Ferme Des Animaux – George Orwell


J’ai longtemps attendu avant de me décider à lire ce livre. Lecture qui fut finalement très rapide, le livre contient une centaine de pages, et d’un style pas très recherché, chose qui permet d’être mieux frappé par le message.

La ferme des animaux est une fable extraordinaire, beaucoup moins poétique que Les Fables de Lafontaine, mais d’une exactitude quasi chirurgicale. Et pour cause, l’auteur (l’anglais George Orwell, Eric Arthur Blair de son vrai nom) y décrit l’histoire d’une ferme anglaise, d’où l’homme est banni suite à un coup d’état organisé par les bêtes. C’est la création d’un courant politique nouveau baptisé Animalisme. Parmi les principes de l’Animalisme, il y a la notion d’égalité. Tous les animaux sont égaux.

Tout a l’air de tourner pour le mieux, chacun a des tâches à accomplir, tout est équitable et « parfait », les animaux sentent que leur condition est améliorée, les décisions sont prises après concertations générales, point de mauvais traitements, la nourriture est abondante… jusqu’au jour où le cochon nommé Napoléon, secondé par un groupe de cochon dont Brille-babil, évince l’autre « tête pensante » de la ferme (Boule-de-neige), imposant ainsi sa loi.

Petit à petit, des changements s’opèrent au sein de la ferme, les privilèges des animaux diminuent petit à petit, les préceptes de l’Animalisme changent subrepticement, jusqu’au jour où on se rend compte finalement que si les animaux sont égaux, certains le sont plus que d’autres.

Ce qui est intéressant dans cette fable, c’est l’exactitude avec laquelle l’auteur de 1984, décrit les mécanismes de transformation des principes (trahies) de fonctionnement d’une société socialiste (notamment celle des russes en 1917), et muée en un pouvoir central tyrannique.

Si l’on sait que l’histoire de La Ferme Des Animaux se passe en Angleterre, elle n’a pas vraiment un cadre spatial défini, et encore moins temporel. Aussi, peut-on se permettre de se demander dans quelle étape de transformation se trouve le « fonctionnement du pouvoir » en Algérie, sur quel principe fonctionne-t-il, et qui est notre Napoléon national. A méditer longuement. Un pouvoir de faîte, imposé par lui-même, baignant dans la corruption sans gêne, orientant la pensé de tout un peuple vers une pensée unique, le coinçant et le muselant avec des prétextes patriotiquo-religieux. Si tout cela persiste, où va-t-il mener ? évoquer cette probabilité me gèle le sang.

Publicités

3 Réponses

  1. tout à fait d’accord, certains romans ne prennent pas une ride

    J'aime

  2. oh, je le note celui là et le commande de suite 😉

    J'aime

  3. si ya un cadre spatio temporel mais lequel???

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :