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La dernière nuit du Raïs de Yasmina Khadra


106249349Auteur : Yasmina Khadra

Titre : La dernière nuit du Raïs

Edition : Julliar éditions 2015 , Casbah éditions pour l’Algérie

Quatrième de couverture: « « Longtemps j’ai cru incarner une nation et mettre les puissants de ce monde à genoux. J’étais la légende faite homme. Les idoles et les poètes me mangeaient dans la main. Aujourd’hui, je n’ai à léguer à mes héritiers que ce livre qui relate les dernières heures de ma fabuleuse existence.
Lequel, du visionnaire tyrannique ou du Bédouin indomptable, l’Histoire retiendra-t-elle ? Pour moi, la question ne se pose même pas puisque l’on n’est que ce que les autres voudraient que l’on soit. » Avec cette plongée vertigineuse dans la tête d’un tyran sanguinaire et mégalomane, Yasmina Khadra dresse le portrait universel de tous les dictateurs déchus et dévoile les ressorts les plus secrets de la barbarie humaine.

Yasmina Khadra retrouve enfin un peu de son inspiration dans son dernier ouvrage. Ce n’est pas l’enchantement des premières fois, mais plutôt quelque part entre le déjà-vu et une tentative de renouvellement. En disant cela, je ne laisse pas transparaitre l’admiration que je porte pour cet auteur, que je continue de lire à chaque nouvelle parution, et cette fois-ci un peu moins déçu que les quatre à cinq dernières fois, où j’avais l’impression de relire à chaque fois le même livre.

yasmina-khadra-se-glisse-dans-la-peau-de-mouammar-kadhafiCertaines expression très Khadréenne sont encore là : il aurait changé de pseudonyme que je l’aurais démasqué assez vite, « la lune aussi mince d’une rognure d’ongle » est l’une des phrases typiques, que l’on trouve obligatoirement dans un roman de Yasmina Khadra.

Mais il faut avouer que comme à chaque fois, le récit est plutôt bien maitrisé. Un français parfait, bien ciselé. Un sens de la rythmique parfois bien marqué, donnant des sonorités poétiques à la prose, agréable pour la lecture à voix haute. Le style est toujours le même, toujours aussi chargé de grandiloquence, chose que personnellement j’apprécie moins, mais qui du coup colle à merveille au personnage Kadhafi, grand mégalomane parmi les grands.

Ah, un sacré numéro ce Khadafi. Il a l’air tellement à l’ouest… Personnellement je ne lui jamais voué aucune once d’admiration, mais je comprends que certaines personnes, dont l’écrivain Yasmina Khadra qui partage avec lui le profil militaire, puisse lui vouer une certaine fascination. Pas de l’admiration, ce serait complètement incompréhensible, mais de la fascination. Je me demande vraiment comment a-t-il fait pour rester aussi longtemps. Une phrase cependant donne une réponse très convaincante : « Le règne est une culture compatible avec un seul ingrédient : Le sang. Sans le sang, le trône est un échafaud potentiel. Pour préserver le mien, j’empruntais au caméléon ses vertus : je marchais un œil devant, un œil derrière, le pas millimétré, la langue sentencieuse plus rapide que la foudre… ». Cet extrait semble résumer avec justesse la politique de Kadhafi, mais issue de la plume d’un ancien militaire, ayant tenté de briguer la magistrature suprême en Algérie, cela fait un peu peur. En faite, soit il assume lui-même ces propos et là il annonce la couleur, soit les propos sont exclusivement ceux de son personnage, et là, il a tout compris. Ou presque…

On sent également à travers cette lecture, que l’auteur est tout à fait à l’aise dans le jargon militaire qu’il maitrise très bien. Et c’est peut être la porte d’entrée qu’il a pu avoir dans le roman.

Khadafi260715750Après tout cela, et me relisant, je me rends compte que le roman porte, pour moi, un écueil aussi flagrant qu’invisible, comme un gros nez au milieu de la figure, c’est qu’il ne nous apprend rien de nouveau de le dictateur déchu. C’est plus une tentative d’analyse de Kadhafi, durant ses derniers jours, qu’une biographie. Je veux dire par là, que le roman ne nous a rien appris de nouveau, que la presse n’ait abordé avant, avec moult détails en plus.

Dans le jardin de l’Ogre de Leila Slimani


Auteur :Leila SlimaniJardin-logre-leila-slimani

Titre : Dans le jardin de l’ogre

Edition : Gallimard / Collection blanche (28/02/2014)

Quatrième de couverture :«Une semaine qu’elle tient. Une semaine qu’elle n’a pas cédé. Adèle a été sage. En quatre jours, elle a couru trente-deux kilomètres. Elle est allée de Pigalle aux Champs-Élysées, du musée d’Orsay à Bercy. Elle a couru le matin sur les quais déserts. La nuit, sur le boulevard Rochechouart et la place de Clichy. Elle n’a pas bu d’alcool et elle s’est couchée tôt. Mais cette nuit, elle en a rêvé et n’a pas pu se rendormir. Un rêve moite, interminable, qui s’est introduit en elle comme un souffle d’air chaud. Adèle ne peut plus penser qu’à ça. Elle se lève, boit un café très fort dans la maison endormie. Debout dans la cuisine, elle se balance d’un pied sur l’autre. Elle fume une cigarette. Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu’on la saisisse, qu’on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu’elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n’être qu’un objet au milieu d’une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu’on lui pince les seins, qu’on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l’ogre.»  

leila_400x400Premier roman de cette jeune écrivaine, connue de ma part en tant que journaliste chez Jeune Afrique, pour les affaires liées à l’Afrique du nord, Leila Slimani a réussi à me surprendre tant par le sujet cru et saisissant, l’addiction sexuelle, que par par sa manière de le faire, et le ton utilisé. Loin de toute vulgarité, de cliché que l’on pourrait retrouver dans ce genre de roman, flirtant avec l’érotisme, elle traite avec sérieux ce sujet sensible, ses répercussions dans le couple, la famille, la société, et aussi du point de vue personnel.

Je n’ai pas pu retrouver à quelle point, la culture maghrébine de l’auteur aurait pu l’influencer dans le traitement de ce sujet, très tabou dans nos contrées maghrébines, et très lié à une forme de violence. Cette composante violente, elle est présente dans ce roman, sans références nord-africaines aucune. Ceci n’est pas un reproche, l’auteur n’étant pour moi pas obligée de souligner ses origines, ou l’influence de celles ci, mais le cheminement, la construction romanesque s’en appuie peut être, et cela est pour moi intéressant.

Ce roman est pour moi une réussite. Auteur à suivre.

Le Mont Touri d’Osman Chaggou


le mont touriAuteur : Osman Chaggou

Titre :Le Mont Touri

Edition : Les éditions du champ libre

Quatrième de couverture : « Tour à tour drôles, touchants ou carrément absurdes, les neuf textes (tiens, neuf) qui constituent ce recueil nous plongent dans un univers littéraire pour le moins inédit, et l’on passe allégrement du fantastique au dramatique avec toutefois un thème récurrent, l’enfance. L’enfance pas tout à fait insouciante, mais pas non plus malheureuse. L’enfance dans tout ce qu’elle a de plus vulnérable et de plus cruel. Bref, l’enfance que l’on a vécue … ou pas! Prêts pour l’escalade du Mont Touri? un, deuil, trois, partez!

Le monde de l’édition en Algérie étant ce qu’il est, assez pauvre et désertique malgré un certain mouvement cette dernière décennie, la vie littéraire algérienne est assez lunaire. Je dis cela à cause de la difficulté que j’ai eu à me procurer ce recueil de nouvelles. Je dois souligner que quand je parle du monde de l’édition, j’englobe avec lui les librairies algériennes, qui ne sont – quelques exceptions mises à part- que des vendeurs de papier. Passé ce petit coup de gueule, parlons de ce recueil ; Le Mont Touri, de mon cher ami Osman Chaggou.

Sur ce billet, il me sera difficile d’être objectif!! Le style est beau, sans fioriture. La plume de mon ami, que je découvre ici, se parcourt avec beaucoup de plaisir. Il évoque avec éloquence et innocence le monde de l’enfance. Certaines de ces nouvelles me sont parues très familière, parce que le scribouillard que je suis a tenté, avec beaucoup moins de talent, d’explorer cet univers de l’enfance, où la naïveté côtoie l’insouciance, l’ennuie flirte avec l’extase, cette enfance écolière innocente, avec des détails propres à notre génération. J’ai pour ma part retrouvé mon enfance dans certaines de ces nouvelles, et en cela ce texte est une réussite. Un souvenir précis m’est revenu d’ailleurs, les après-midi d’été pendant lesquelles il m’était impossible de faire la sieste, et que je passais à lire le dictionnaire, un Larousse illustré, et je m’arrêtais souvent sur la photo de Camus né à quelques kilomètres de chez moi (je ne sais pas pourquoi je l’imaginais photographe), et aussi la représentation de l’Origine du monde de Gustave Courbet.

Certaines nouvelles, sont pour ma part encore plus touchantes, je n’arrive pas à percer à quelle point elles sont autobiographiques.

Seul bémol pour moi, la couverture, avec en gros, le nom de l’éditrice préfaçant le livre, aussi grand que celui de l’auteur. La photo par contre, je me souviens du jour de sa prise, surtout qu’elle fut pendant des années en fond d’écran de mon ordinateur.

Né en 1981 à Constantine, Osman Chaggou est un mec super sympathique. Il suit , après des études de droit, une formation en lettres sanctionnée par une licence en littérature française et un magistère en Sciences des textes littéraires. Enseignant à l’école normale supérieure.  Le Mont Touri est son premier recueil de nouvelles.

Pas pleurer de Lydie Salvayre


paspleurercouvertureAuteurs : Lydie Salvayre

Titre : Pas pleurer

Edition : éditions du Seuil

Date : 21 août 2014

 Quatrième de couverture: « Deux voix entrelacées. Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationalistes avec la bénédiction de l’Eglise catholique contre les  » mauvais pauvres « . Son pamphlet, Les Grands cimetières sous la lune, fera bientôt scandale. Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et  » mauvaise pauvre « , qui, soixante-dix ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne, des jours que l’adolescente qu’elle était vécut dans la candeur et l’allégresse dans son village de Haute Catalogne. Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent, comme enchantées par l’art romanesque de Lydie Salvayre, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, portées par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée. »

Ce livre a comblé une lacune trop longtemps restée béante pour moi, l’histoire de l’Espagne du milieu du XXeme siècle. Avec un style beau et simple, l’auteure, heureuse lauréate du prix Goncourt 2014, nous fait voyager à travers cette Espagne patriarcale, pauvre et paysanne, une Espagne divisée, par un franquisme dictatoriale, et une population exsangue de l’autre côté, gagnée par les idéologies communistes révolutionnaires.

La guerre civile fait rage, et une jeune femme libérée d’un cocon familiale étouffant, vit cette révolution dans les premières loges, et raconte. Dans un français délibérément cassé, hispanisé, cette jeune femme, mère de l’auteure dans la vraie vie, énumère les étapes de sa vie, de son Espagne profonde, jusqu’à son arrivée en France comme migrante.

Le livre donne par la même occasion, quelques points de vue d’un auteur d’origine espagnole, et qui va faire les beaux jours de la littérature française, Georges Bernanos. Celui-ci tente, tant bien que mal, de se frayer une itinéraire de vie, tout en essayant de garder une démarche littéraire, professionnelle intellectuellement irréprochable. Et ce n’est pas une promenade de santé dans ce contexte de guerre civile espagnole et de guerre mondiale.

Livre à lire, pour les curieux qui aiment lire pour le plaisir de lire, qui aiment lire sans attendre quelque chose en retour, sinon le plaisir de naviguer à l’instinct. Ceux qui lisent en ayant peur de s’ennuyer ou de perdre du temps, ce livre n’est peut être pas fait pour vous.

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Le dérèglement du monde d’Amin Maalouf


le déreglement du mondeAuteurs : Amin Maalouf

Titre :Le dérèglement du monde

Edition : Le livre de poche (11/2010)

Quatrième de couverture: En ces premières années du XXIe siècle, le monde présente de nombreux signes de dérèglement. Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchainement des affirmations identitaires. Dérèglement économique et financier. Dérèglement climatique, enfin… l’humanité aurait-elle atteint son « seuil d’incompétence morale »? Pour Amin Maalouf, le dérèglement du monde tient moins à une « guerre des civilisations » qu’à l’épuisement simultané des civilisations, notamment des deux ensembles culturels dont il se réclame, l’occident et le monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs; le second, enfermé dans une impasse historique.

Je ne cesserai de le dire et de le penser, à chaque lecture de cet auteur sur-cultivé, Amin Maalouf est un grand. Nous ne sommes pas dans un roman historique comme Léon l’africain, Samarcande, ou encore Le Périple de Balthazar, ni dans ce type de roman d’anticipation très réaliste comme au Premier siècle après Béatrice, encore moins dans cette saga familiale, autobiographique qu’est Origines. Non, nous ne sommes pas du tout dans un roman.

maalouf_aminCe livre, un peu dans une continuité logique avec son précédent essai, Les identités meurtrières, dissèque, lorgne, analyse finement les soubresauts, que dis-je, les secousses telluriques qui agitent notre début de siècle.

En effet, toutes ces guerres qui nous entourent, les attentats, les prises d’otages, Daesh et Al Qaida, ainsi que ces guerres qui minent jusqu’à l’Europe, entre l’Ukraine et la Russie, ou plutôt entre la Russie et le monde dit occidentale, est-ce un phénomène comme a toujours vécu l’homme depuis la préhistoire, ou est-ce des phénomènes annonciateurs d’apocalypses? Nos ainés du début du XXe siècles, ce sont-ils posés les mêmes questions, à l’aube de la grande guerre, et la seconde guerre mondiale qui la suivit quelques années plus tard? Et tous ces changements climatiques, et les crises financières? le conflits qui évolue en sourdine entre l’Iran et Israël? tous cela ensemble est-ce normal et est ce que la mondialisation  et l’internet, la rapidité de circulations des personne et de l’information nous donnent l’impression que le danger est à nos portes? ou est-ce la fin du monde?

Amin Maalouf, chargé d’optimisme, mais aussi de réalisme, tente à travers une analyse fine et passionnante d’énumérer les dangers qui nous guettent, et les différentes options qui nous attendent, selon nos réaction actuelles et futurs! Allons nous laisser un héritage à nos enfants, ou allons nous leur laisser un monde apocalyptique et invivable?

Lisez Amin Maalouf et son dérèglement, vous verrez ces opinions visionnaires, et vous en aurez les vôtres. Ce livre nous aide, sans aucun doute, à nous placer dans le concert des nations, quelque part dans le monde.

Un homme, ça ne pleure pas de Faïza Guène


un hommeAuteur : Faïza Guène

Titre : Un homme, ça ne pleure pas

Edition : Fayard éditions (éditions HIBR pour l’Algérie)

Date: 03 janvier 2014

Quatrième de couverture: « Né à Nice de parents algériens, Mourad voudrait se forger un destin.Son pire cauchemar : devenir un vieux garçon obèse aux cheveux poivre et sel, nourri à base d’huile de friture par sa mère. Pour éviter d’en arriver là, il lui faudra se défaire d’un héritage familial pesant. Mais est-ce vraiment dans la rupture qu’on devient pleinement soi-même ? Dès son premier roman (Kiffe kiffe demain, 2004), Faïza Guène s’est imposée comme une des voix les plus originales de la littérature française contemporaine. »

C’est au sortir de l’adolescence que j’ai découvert cette jeune auteure française, qui, elle aussi vivait la même période que moi. Nous avons quasi le même âge et mon admiration n’en fut que plus grande. Après son premier très réussi Kif Kif demain, et aussi Du rêve pour les oufs, Faïza Guène tente avec succès dans un texte que je pourrais  qualifier de plus sérieux. Déjà, on sent bien une certaine maturité, de l’expérience et une bonne maitrise de l’écriture. Mais aussi, une gravité dans le sujet et la manière de l’aborder.

Les origines maghrébines sont toujours présentes dans ce qui constitue désormais l’œuvre de Faïza Guène, et posent le problème de l’intégration de cette minorité (entre autres) dans la société française, cette société post-sarkoziste,  empêtrée dans des questionnements d’identité nationale. Et ces questions identitaires ne font pas qu’embrouiller la France (comme société en général), elles se posent, dans le livre, au sein d’une cellule plus petite, familiale, et cela est peut être plus légitime, moins politiques et plus sociétal et culturel. Le débat à travers ce prisme a selon moi, et peut être l’auteure aussi, plus d’intérêt.

Le personnage principal du roman est un garçon qui se cherche lui même, plus à se définir personnellement, qu’à chercher de se trouver une place, sympathique, un peu effacé, complètement anti-héros. Modeste, ses pérégrinations le mènent dans différentes situations normales de la vie, inédites pour lui, qui a quitté assez tardivement la maison familiale et sa maman poule. Si ses parents sont un peu clichés, ce n’est que pour gagner en réalisme.

Roman touchant, auteure plus que prometteur, Faïza Guène gagne une fois de plus ma sympathie et un lecteur de toute façon depuis longtemps acquis.

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Viva de Patrick Deville


vivaAuteurs : Patrick Deville

Titre :Viva

Edition : Seuil éditions, Collection Fiction & Cie  (Rentrée 2014)

Quatrième de couverture: « En brefs chapitres qui fourmillent d’anecdotes, de faits historiques et de rencontres ou de coïncidences, Patrick Deville peint la fresque de l’extraordinaire bouillonnement révolutionnaire dont le Mexique et quelques-unes de ses villes (la capitale, mais aussi Tampico ou Cuernavaca) seront le chaudron dans les années 1930.Les deux figures majeures du roman sont Trotsky, qui poursuit là-bas sa longue fuite et y organise la riposte aux procès de Moscou tout en fondant la IVe Internationale, et Malcolm Lowry, qui ébranle l’univers littéraire avec son vertigineux Au-dessous du volcan. Le second admire le premier : une révolution politique et mondiale, ça impressionne. Mais Trotsky est lui aussi un grand écrivain, qui aurait pu transformer le monde des lettres si une mission plus vaste ne l’avait pas requis.On croise Frida Kahlo, Diego Rivera, Tina Modotti, l’énigmatique B. Traven aux innombrables identités, ou encore André Breton et Antonin Artaud en quête des Tarahumaras. Une sorte de formidable danse macabre où le génie conduit chacun à son tombeau. C’est tellement mieux que de renoncer à ses rêves. »

Ah, ce roman est très bizarre. Très bon moment de lecture, souffrant de quelques longueurs, de pas mal de répétitions, seulement, et seulement si l’on est complétement étranger au sujet.
Sorte de biographie de deux personnages historiques important du paysage littéraire pour l’un (Lowery, auteur de volcan…), politico-littéraire pour le second Trotsky, mais aussi d’une multitudes de personnes militantes, artistes… où le Mexique occupe une place importante, pays où tout ce beau monde s’est retrouvé quasi tous en même temps.

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J’avoue qu’à une seule reprise, j’ai été tenté de laisser tomber le livre, mais pile à ce moment, un truc dont l’auteur a eu le secret, a fait que je n’ai finalement pu interrompre ma lecture. Il faut aussi que j’avoue le peu de connaissance de ces personnages, chose en partie comblée grâce à cette lecture, aidé par moment par Wikipedia.
Ce livre n’est pas destiné au plus large public, quelqu’un qui n’a jamais lu, ou qui n’a lu que des Marc Levy sera complètement largué.

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