• Lecture du moment

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

    Rejoignez 778 autres abonnés

  • Blog Stats

    • 167,430 Visiteurs
  • Catégories

  • Pages

  • Compteur

  • GOLDEN BLOG ELECTION

Savoir-vivre de Hédi Kaddour


Auteur: Hédi Kaddour

Titre: Savoir-vivre

Edition: Folio fevrier 2011 (229 pages)

Quatrième de couverture:  » C’est une histoire vraie, celle d’un homme de guerre et d’une femme seule. Elle s’est passée en Angleterre, au cours des années 1920. A l’époque, elle a fait cinq colonnes à la une dans la presse, puis elle a disparu. J’ai pensé qu’elle valait la peine d’être racontée dans un roman. Hédi Kaddour »

Hédi Kaddour a fait une entrée fracassante dans la scène littéraire avec son premier roman Waltenburg. Il attend sagement sur mes étagères depuis plusieurs mois déjà, et quand j’ai trouvé en librairie, cet autre titre beaucoup moins imposant, de part son épaisseur, j’ai trouvé une occasion de découvrir cet auteur qui a suscité chez moi beaucoup de curiosité, mais je n’ai cessé de reporter la lecture de Waltenburg à une date ultérieure.

Le fait divers abordé dans ce roman est plus lié à une histoire d’une personne, qu’à celle de la société anglaise des années 1920, et de la monté d’un certain degré de fascisme à ce moment là. Le roman présente parallèlement deux personnages de sexes opposés, dans un style bien britannique (on s’attend presque à tomber par hasard sur miss Marple!),  etse termine d’un coup, très vite, dans une tournure tout à fait insolite.

Je pense que ce roman ne sera pas apprécié par tous lecteurs. Une bonne partie aborde le chant, en des termes techniques souvent, plutôt incompréhensibles au néophyte que je suis.

Roman certes pas passionnant, mais qui a le mérite de nous surprendre sur deux point. La fin de l’histoire qui surgit comme une explosion, et puis surtout, la qualité de la plume de l’auteur qu’il faut saluer, car il faut l’avouer, à travers Savoir-vivre, l’auteur fait montre de tout son savoir faire!

Hédi Kaddour est chroniqueur pour le théâtre à La Nouvelle Revue Française. Il est l’auteur d’une importante œuvre poétique, notamment La fin des vendanges (1989), Jamais une ombre simple (1994) et Passage au Luxembourg (2000). Il collabore régulièrement à La Nrf. Waltenberg est son premier roman. Il a été élu  » meilleur roman français de l’année 2005  » par la rédaction du magazine Lire, et a reçu la bourse Goncourt 2006 du premier roman.

Publicités

La délicatesse de David Foenkinos


Auteur : David Foenkinos

Titre : La délicatesse

Edition : Folio décembre 2010 (210pages)

Quatrième de couverture : « François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus ça serait bien. Oui, un jus c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitions la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
– Je vais prendre un jus… un jus d’abricot, j crois, répondit Nathalie.
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

Quand j’ai commencé cette lecture, je me disais que ce n’était pas le style de lecture que je préférais. Un couple où tout va bien, une histoire au comble de la banalité, et puis j’ai accroché et l’ai lu d’une seule traite. Comme je le pensais, l’histoire était vraiment banale (On se s’aime, on se drague, un drame et puis s’en vont…), mais le principale dans ce livre, c’est ce que pensent les personnages, beaucoup moins que ce qu’ils font.

Certes, il se passe des choses, certaines plus délicates que d’autres, d’autres encore moins. Je ne vais pas m’attarder dessus au risque que mon billet paraisse un peu vide, surtout pour ceux qui n’ont pas lu le livre.

Le style lui aussi semble dessiné avec délicatesse, l’auteur semble y avoir bien pris soin, comme quand une femme se lime les ongles et qu’elle souffle avec délicatesse en regardant le résultat de son travail. Je pense que l’auteur n’a pas eu de la facilité à écrire ce roman, même s’il se lit avec une extrême facilité. J’y ai ressentis beaucoup de patience et de passion. Beaucoup d’humour également, cet extrait par exemple, au moment où l’un des personnages Markus, s’ennuyait ne trouvant rien à dire à sa collègue Nathalie, au lendemain d’un diner très agréable. « Shakespeare n’évoque que les moments forts de ses personnages. Mais Roméo et Juliette dans un couloir, au lendemain matin d’une belle soirée, c’est certain qu’ils n’ont rien à se dire ».

David Foenkinos est désormais pour moi un auteur à suivre.

David Foenkinos est l’auteur de dix romans dont Le potentiel érotique de ma femme, Nos séparations et Les souvenirs. Ses romans sont traduits dans plus de trente langues. La délicatesse, paru en 2009, a obtenu dix prix littéraires. En 2011, avec son frère Stéphane, il en a réalisé une adaptation cinématographique avec Audrey Tautou et François Damiens.

Et maintenant, on va où? de Nadine Labaki


Et maintenant, on va où ? de et avec la sublissime Nadine Labaki. Ah le Liban, que ce pays me fascine. J’avoue mal le connaitre, cependant il me fascine, son pluralisme religieux multiséculaire, sa beauté et celle de ses femmes…

J’ai connu Nadine Labaki, et suis tombé sous son charme dans son film Caramel, où elle a abordé la question des femmes libanaises, toute confession confondue. Dans Et maintenant, on va où ? c’est plus directement, et dans un cadre plus général, la confrontation entre les confessions chrétiennes et musulmanes. Dans un village coupé du monde, où les familles ont tant perdu dans des conflits antérieurs, ces deux communautés se regardent en chien de faïence, en écho du conflit qui mine ces deux communautés dans le reste du pays.

Les femmes, plus sages, et aussi plus soucieuses de préserver la paix dans le village se démènent en payant le prix fort pour y arriver, avec la complicité de l’imam et du prêtre du village. Avec humour loufoque et ironie, Nadine Labaki convoque avec talent la raison, qu’elle veut faire primer sur la passion que suscitent la religion et l’appartenance communautaire. L’amour, l’amitié et le bon voisinage auront-il raison sur l’orgueil ? Le chant viril des armes couvrira-t-il le murmure  et la sensualité féminins ?

le cochon de Gaza de Sylvain Estibal


Le cochon de Gaza de Sylvain Estibal

C’est un film qui gisait la depuis des mois dans mon ordinateur, et puis hier je l’ai vu, un pu par hasard.

Un pêcheur gazaoui peine à remplir ses filet. Tsahal, l’armée israélienne confine les pêcheurs palestiniens dans un périmètre de 04 km. La  pêche est mauvaise, les temps sont durs, quand un jour il remonte dans ses filet un cochon. Commence alors une histoire loufoque, drôle et attendrissante. Elle se veut un appel à la paix, lancé aux deux parties de cet éternel conflit entre arabes musulmans et juifs, tout deux sémites, on tend à l’oublier.

Les images sont belles, et la musique faite de classique revisité donne un rythme joyeux au film. J’ai la participation du comédien tunisien Lotfi Abdelli que j’apprécie bien, et qui a notamment joué dans Making-of de Nouri Bouzidi. J’ai le film en VF et aurait préféré le voir en VO, je pense qu’il est beaucoup plus percutant et drôle ainsi.

 

 

Arabien Thriller de Barouk Salamé


Auteur: Barouk Salamé

Titre: Arabien thriller

Edition: Payot & Rivages édition 03/2011 (576pages)

Quatrième de couverture: »Et si pour venger l’attentat du 11 septembre 2001, la Grande mosquée de La Mecque explosait ? Tel est le projet fou de Michaël de Maistre, mercenaire arabophone rompu aux guerres irrégulières, qui exècre l’Arabie Saoudite où il a grandi. Grâce à sa compagne Anna Janvier et à l’appui d’un Etat puissant, cette incroyable opération destinée à abattre la dynastie des Saoud et remodeler le Proche-Orient a toutes les chances de réussir.

En pleine lune de miel ratée à Venise, un couple improbable est confronté à ce complot : le comissaire Sarfaty, un historien de l’islam reconverti, et l’aventureuse colonel Benazir Gurasi, du renseignement pakistanais. Mais Sarfaty déteste lui aussi l’Arabie Saoudite, qu’il juge responsable de toutes les régressions du monde musulman, et n’a aucune envie de lui venir en aide. Sans compter qu’il doit, pour se rendre à La Mecque, se convertir à l’islam, ce qu’il refuse … alors que Benazir y voit une formalité, l’occasion inespérée de faire accepter à sa famille son mariage avec un juif. Comment résoudre pareils dilemmes, alors que l’Arabie sombre dans le chaos ?Suite très attendue du Testament syriaque, Arabian thriller est autant un roman d’aventures qu’une enquête policière, qui décrypte une Arabie méconnue et soulève d’incroyables lièvres historiques et religieux. »

Je suis loin d’avoir l’érudition du commissaire Sarfaty, mais je partage avec lui depuis longtemps son antipathie pour le royaume wahabite. L’Arabie Saoudite et tout ce qu’elle inspire me répugne, c’est très simple.

J’avais lu et beaucoup aimé le Testament syriaque, et cette suite, deuxième enquête du commissaire islamologue juif est tout à fait passionnante. Comme lors du roman précédent, on apprend beaucoup sur la religion musulmane, ses origines et son évolution, son rapport avec les autres religions…  c’est extrêmement passionnant. Pas besoin d’être le superman de la piété pour l’apprécier, il génial.

On apprend aussi plus sur le commissaire Sarfaty dans ce deuxième livre de l’anonyme Barouk Salamé. Son enfance en Algérie, sa famille, ses parents militants pour le FLN… et puis également l’attachement qu’il porte à cette ancienne espionne pakistanaise à la peau mâte et au corps musclé, et la relation improbable mais très symbolique qui les lie. Vont-ils se marier ? Comment ? Qui va se convertir ?? Et puis ce qui devait une sorte de lune de miel vénitienne prénuptiale se transforme en mission impossible qui va les conduire en Arabie !!

A lire, absolument !!

Best of des mots clés!! #02


  • qui est labib ? C’est moi
  • photos gratuits des dandys arabes Pourquoi, il y en a qui paient pour ça??
  • blog impure: j’ai du mal à prendre ça pour compliment
  • regarder la piece de theatre toc toc de laurent baffie : Je crois que c’est un bon plan
  • le pain nu est traduit par tahar benjelloun, merci pour l’info
  • ce que le jour doit à la nuit résumé par chapitre, Oh le paresseux!!
  • qui a joui de l’amour entre les frères, No comments!!!
  • où anne frank passait son temps quand elle allait a l’ecole?? devine!!
  • j’aime la masturbation, comme on dit, bsahtek khouya!!
  • mon pere s’appelle brigitte! et ma mère jean-pierre
  • d’anne frank non, photo d’anne frank, ma touche supprime est cassé, !!!
  • tupete  heureusement!!
  • champignon bite, désolé, je ne le connais pas

 

@ la prochaine

Mais le fleuve tuera l’homme blanc de Patrick Besson


Auteur: Patrick Besson

Titre: Mais le fleuve tuera l’homme blanc

Edition: Points éditions 08/2010 (505 pages)

Quatrième de couverture: « De passage à Brazzaville, Christophe aperçoit une ancienne espionne, radiée de la DGSE suite à un retentissant scandale. Que vient-elle faire au Congo ? Intrigué, il la suit ? et croise le chemin d’une foule d’individus interlopes : un ex-agent du KGB, une coquette congolaise lectrice de Kant, des génocidaires hutus. Sur ce continent mystérieux, personne n’est ce qu’il prétend être. »

Ce roman a beaucoup trainé sur mes étagères, je l’avais acheté de manière impulsive, comme souvent j’achète des livres, et ne trouve pas le temps de tout lire tellement la PAL devient haute!!

C’est mon deuxième Patrick Besson, j’avais lu Saint-sépulcre, et j’avais adoré. Celui là m’a fait pensé à Petit frère d’Eric Zemmour, les leçons de politique s’y ressemble sur la forme. Dans Mais le fleuve tuera l’homme blanc, Mr Besson tape fort, et nous donne un texte dense et passionnant, quoi que quelque peu élitiste. Il est donc préférable d’avoir des connaissances sur la vie en Afrique subsaharienne, notamment l’histoire du Rwanda, de son génocide, mais aussi ce que les algériens connaissent peu, et qui est appelée la Françafrique.

Ceux qui me lisent régulièrement doivent savoir que j’adore quand un auteur évoque un autre auteur, affectionné, et qu’il en fasse un personnage, et c’est chose faite dans ce roman avec l’auteur Congolais Tony Labou Tansi.

L’exercice de Besson dans ce roman est très intéressant, mais tend à brouiller les pistes, d’autant que les personnages ne jouent pas franc jeu d’entrée. Chacun des personnages prend la parole à un moment ou un autre de l’histoire sans que l’on sache quand se fait la transition, ce qui oblige à relire des fois.  Mais l’intrigue est bonne, bien ficelé, superbement documentée, peut être trop même pour les lecteurs profanes, dont je pourrait faire partie. Le style est plaisant, dense par moment, mais plaisant globalement. Je ne regrette pas mon deuxième Besson. Au suivant!!