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Complètement cramé ! de Gilles Legardinier


Auteur : Gilles Legardinier

Titre :Complètement cramé!

Edition : Pocket éditions (432 pages, Mars 2014)

Quatrième de couverture : « Lassé de tout, Andrew Blake quitte l’Angleterre et se fait embaucher comme majordome en France, au Domaine de Beauvillier. Confronté à de surprenantes personnalités – sa patronne, Odile, la cuisinière, Manon, ou encore Philippe, le régisseur – lui qui croyait en avoir fini avec l’existence va être obligé de tout recommencer… »

 

Complètement cramé !! C’est vraiment ce que l’on pourrait dire de cet Andrew Blake, riche personne anglaise, veuf et ayant, lui semble-t-il sa vie derrière lui, fait le tour de la question. Mais Andrew n’a pas dit son dernier mot. Avec la complicité de son meilleur ami de toujours, il intègre un domaine familial français en qualité de majordome. La reconversion est un peu tiré par les cheveux, mais la narration est telle que ça tient.

Très insolite à première vue, le vieux monsieur trouve très vite sa place dans cette maison pleine de personnes seules (une cuisinière pleine de talent et de caractère, une jeune femme de ménage en recherche, une sorte de jardinier célibataire et quelque peu handicapé social…) et où se succèdent situations loufoques. Le vieil anglais se trouve une âme de vieux sage, et au fil des arrangements dont il est le conspirateur, il finit par s’ouvrir les yeux sur sa propre vie.

Pas grand chose à dire à propos de cette première lecture de Gilles Legardinier, il s’agit d’une lecture plus drolatique qu’hilarante, mais avec de grandes doses de sagesse et d’émotion. L’auteur semble mériter son statut de best seller, et je pense que je le relirai avec grand plaisir.

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Poulets grillés de Sophie Henaff


Auteur : Sophie Henaff

Titre :Poulets grillets

Edition : Le livre de poche (avril 2016, 334pages)

Quatrième de couverture : » Le 36 quai des Orfèvres s’offre un nouveau patron. Le but de la manœuvre : faire briller les statistiques en placardisant tous ceux qu’on ne peut pas virer et qui encombrent les services.
Nommée à la tête de ce ramassis d’alcoolos, de porte-poisse, d’homos, d’écrivains et autres crétins, Anne Capestan, étoile déchue de la Judiciaire, a bien compris que sa mission était de se taire. Mais voilà, elle déteste obéir et puis… il ne faut jamais vendre la peau des poulets grillés avant de les avoir plumés ! »

La commissaire Capestan est d’un caractère bouillonnant. Mise au placard après un incident, elle est mise par son mentor à la tête d’une brigade « fantôme ». Sans moyens, et composée de flics trainant qui la poisse, qui de mauvaises odeurs,  qui une réputation de cafteur ou de gaffeur, Capestan essaie de saisir cette chance de repartir de l’avant.

Avec beaucoup d’humour, un humour bien mesuré, bien dosé, sans être hilarant, mais aussi avec une intrigue qui tient complètement la route, on passe un très bon moment de divertissement. Cette brigade d’apparence de bras cassés, n’est pas moins composée de vrais flics, des humains cabossés, mais tenant encore debout, un peu comme un chacun en ses temps d’incertitudes, mais où l’optimisme bien que bien caché n’est pas absent. Et cela fait du bien.

L’auteure réussit une composition hétéroclite, où chacun apporte son grain de sel, et où chacun finira par trouver sa place. On sent presque pas que c’est un premier roman, et c’est surement une auteure à suivre.

Je remercie infiniment les édition Le livre de poche de m’avoir offert ce livre, en cadeau après ma participation en tant que juré pour le prix des lecteur du Livre de poche, catégorie littérature, (PDL2016).

On est déjà addicts. Elle.

Un mélange d’humour, de dérision et de réalisme sur les guerres intestines de la Police. Talentueux. Le Point.

Prix Polar en séries.
Prix Arsène Lupin.

L’Eternel de Joann Sfar


Auteur :Joann Sfar

Titre : L’Eternel

Edition : Le livre de poche (septembre 2014, 450pages)

Quatrième de couverture : « Ionas, violoniste juif ukrainien, doux rêveur mort au combat en 1917, ressuscite sous la forme d’un vampire. Son obsession : retrouver sa fiancée, Hiéléna. Mais dans ce monde qu’il hante, Ionas n’a plus sa place. Sans compter que boire du sang pour « vivre » le plonge dans des affres de culpabilité. Alors, il traverse le monde et les époques, élit domicile à New York. C’est là qu’il rencontre Rebecca Streisand, psychanalyste tout juste veuve d’une célèbre rock star… »

Tout d’abord, ce billet est avant tout un réveil après une hibernation de presque une année. Débordé au travail, mon rythme de lecture a fortement ralenti, et mon rapport à internet a beaucoup changé. J’ose espérer, avec ce billet, reprendre un rythme de publication régulier.

Ce livre a beaucoup hiberné sur mes étagères lui aussi.  Un roman débordant d’imagination et d’humour, fruit d’un esprit prolifique et fécond. Joann Sfar nous avait habitué à travers ses films, BD à des scenarii  tarabiscotés, mais qui tiennent toujours la route, et surtout toujours passionnant. Avec l’Eternel, Joann Sfar nous gratifie d’un roman où se mêlent Grande histoire, science fiction, vampires et psychanalyse.

Avec talent, une grande science du suspens, quelques longueurs par-ci par là (pas mal pour une premier roman), l’auteur  nous emmène de l’Ukraine de la première guerre mondiale, où un jeune juif guerroyait, aux USA de nos jours, où ce même et toujours juif, devenu vampire, côtoie une veuve psychanalyste, un peu malgré elle, ainsi qu’un certain HP Lovecraft pour une thérapie collective.

C’est une lecture qui est et qui restera d’actualité, tant que les tensions culturelles et cultuelles tendant à persister, et à subir une mondialisation incontrôlable. Il y a plusieurs lectures possibles pour ce roman (littéraire, spirituelle et psychalalytique…), une sorte de roman qui vous veut du bien. Ce n’est pas un livre à lire en diagonal, veuillez bien prendre votre temps. Cela cadre bien avec la personnalité de l’auteur, du moins, ce qui en transparait dans ses interventions médiatiques et sur les réseaux sociaux.

Le vampire yiddish fait survivre un monde exterminé tout en évitant à son auteur la banalité du fantastique « commercial ». Bref, voici (enfin !) un roman à la fois littéraire et populaire. Frédéric Beigbeder, Le Figaro Magazine.

Sfar ne respecte rien : ni la psychalalyse, ni la religion, ni les vampires. Rien, sauf la littérature. À laquelle il rend un superbe hommage. François Busnel, L’Express.

Joann Sfar est un dessinateur et scénariste de bande dessinée et un réalisateur français, né le 28 août 1971 à Nice. Il a notamment coécrit les nombreux albums de la série Donjon et la série Le Chat du rabbin.

 

Un homme, ça ne pleure pas de Faïza Guène


un hommeAuteur : Faïza Guène

Titre : Un homme, ça ne pleure pas

Edition : Fayard éditions (éditions HIBR pour l’Algérie)

Date: 03 janvier 2014

Quatrième de couverture: « Né à Nice de parents algériens, Mourad voudrait se forger un destin.Son pire cauchemar : devenir un vieux garçon obèse aux cheveux poivre et sel, nourri à base d’huile de friture par sa mère. Pour éviter d’en arriver là, il lui faudra se défaire d’un héritage familial pesant. Mais est-ce vraiment dans la rupture qu’on devient pleinement soi-même ? Dès son premier roman (Kiffe kiffe demain, 2004), Faïza Guène s’est imposée comme une des voix les plus originales de la littérature française contemporaine. »

C’est au sortir de l’adolescence que j’ai découvert cette jeune auteure française, qui, elle aussi vivait la même période que moi. Nous avons quasi le même âge et mon admiration n’en fut que plus grande. Après son premier très réussi Kif Kif demain, et aussi Du rêve pour les oufs, Faïza Guène tente avec succès dans un texte que je pourrais  qualifier de plus sérieux. Déjà, on sent bien une certaine maturité, de l’expérience et une bonne maitrise de l’écriture. Mais aussi, une gravité dans le sujet et la manière de l’aborder.

Les origines maghrébines sont toujours présentes dans ce qui constitue désormais l’œuvre de Faïza Guène, et posent le problème de l’intégration de cette minorité (entre autres) dans la société française, cette société post-sarkoziste,  empêtrée dans des questionnements d’identité nationale. Et ces questions identitaires ne font pas qu’embrouiller la France (comme société en général), elles se posent, dans le livre, au sein d’une cellule plus petite, familiale, et cela est peut être plus légitime, moins politiques et plus sociétal et culturel. Le débat à travers ce prisme a selon moi, et peut être l’auteure aussi, plus d’intérêt.

Le personnage principal du roman est un garçon qui se cherche lui même, plus à se définir personnellement, qu’à chercher de se trouver une place, sympathique, un peu effacé, complètement anti-héros. Modeste, ses pérégrinations le mènent dans différentes situations normales de la vie, inédites pour lui, qui a quitté assez tardivement la maison familiale et sa maman poule. Si ses parents sont un peu clichés, ce n’est que pour gagner en réalisme.

Roman touchant, auteure plus que prometteur, Faïza Guène gagne une fois de plus ma sympathie et un lecteur de toute façon depuis longtemps acquis.

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Petronille d’Amélie Nothomb


petronilleAuteurs : Amélie Nothomb

Titre : Petronille

Edition : Albin-Michel éditions (180 pages)

Date : 20 août 2014

 

Quatrième de couverture: « Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. »

Je ne fais pas partie des inconditionnels de cette auteure, mais je la lis sans déplaisir. Aussi, en hommage à mon ami Douja qui l’adore, et aux rares moments passés avec elle, j’ai lu, avec un certain plaisir la cuvée belge 2014 de cette rentrée littéraire.

Le livre est plein d’humour et le style est comme à chaque fois très fluide, très plaisant, et c’est pour moi l’un des secrets d’Amélie Nothomb. Aussi son côté original n’est pas restreint à son style vestimentaire. On peut déjà vérifier cela à la télévision à chaque rentrée littéraire, mais aussi à l’occasion de ce livre ; les noms de ses personnages ont également ce don d’être à la fois ordinaire, et des être d’exception. Petronille Fanto chez qui j’ai décelé un peu le caractère trempé de mon amie sus-citée, est une fan, qui devient vite une camarade de beuverie, surtout de champagne, puis une auteure au  succès grandissant, au fil du livre.

L’on apprend que le mot  pneu est présent dans tout les romans de Nothomb, et ce petit et intelligent coup de marketing nous donne l’envie de vérifier en lisant toute l’œuvre. Je n’aurai pas à en relire beaucoup vu que celui ci est mon quatrième après Stupeur et tremblement, Métaphysique des tubes et Acide sulfurique que j’avais particulièrement apprécié.

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Je n’ai pas trouvé que le champagne prenait une si grande place que cela dans l’histoire, j’y vois à peine un bon prétexte, une bonne amorce pour y construire son histoire. La fin abrupte du livre, à moitié dévoilé sur France Inter sur le Masque et la plume, est très bizarre. L’impression que j’ai eu est que l’auteur n’ayant subitement absolument plus rien dire, a décidé tout simplement de tirer sur le tas, je ne dirais pas sur qui, je vous laisse le plaisir de le découvrir.

 

 

COMA de Fréderic Dard


comaTitre:  COMA

Auteur:Fréderic Dard

Edition:Fleuve noir

Date: 1977

ISBN: 2-265-00258-5

Quatrième de couverture: « Nous nous somme regardés intensément. Je voulais m’habituer à sa mutilation, accepter cette face de cauchemard… »

J’ai découvert le sieur Fréderic Dard grâce aux Grosses têtes de Philip Bouvard. A chaque fois qu’il faut deviner l’auteur d’une citation lors des questions culturelles, comme l’a drôlement et for schématiquement résumé Gérard Jugnot pendant un ancien épisode, l’auteur de la citation est soit Sacha Guitry, Sinon Pierre Desproges, Coluche, Pierre Dac, et si ce n’est pas Dac c’est forcément ou Fedo ou Courteline, Sinon c’est Alphonse Allais. Sinon moins souvent c’est Bedos, Devos rarement Bernanos. D’autre part, et c’est là qu’aboutit mon introduction (un peu longue peut être pour celui qui n’a jamais écouté les Grosses têtes, l’auteur de ces citations est souvent Fréderic Dard, dont Bernard Mabille, l’une des Grosses têtes, est un fan inconditionnel et un fin spécialiste. J’avoue donc que ce sont les Grosses têtes qui ont attisé ma curiosité, et invité à découvrir l’œuvre de Fréderic Dard, connu aussi sous le pseudonyme de San Antonio.

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COMA est ma deuxième lecture de cet auteur, et comme la première, ce fut une lecture très facile ? Un roman d’amour loin d’être un Harlequin, à l’intrigue psychologique bien travaillée, aux personnages parfois clichés, et souvent indécis, ce qui leur confèrent une grande humanité et un énorme réalisme. Ils ne savent pas trop ce qu’ils cherchent dans la vie, mais leur histoire pas d’approximation, et c’est qui me plait beaucoup.

Le style est très plaisant, sans fioritures ni hésitations, très imagé et simple à la fois. Le plaisir de la lecture ne se boude pas.

Ces deux livres que j’ai lu (La pelouse et COMA) ne sont peut être pas de grands classiques, mais leurs lectures et un vrai plaisir.

Merci de me lire malgré mon activité blogosphérique en dent de scie. Continuez à me suivre, à me lire, mais surtout A LIRE !!!

Djbeltounes reprend du service!


le choeur des femmesDjbeltounes reprend du service après une pause de quelques mois. Pas mal de choses se sont déroulées : un mariage, un déménagement et un trajet quotidien de 200km ont eu raison de mes habitudes blogosphériques. Ajoutons à cela, et techniquement c’est plus difficile à surmonter, une absence de connexion internet à domicile.

La lecture ne s’est pas pour autant arrêtée. Certes, je lis bien moins qu’avant, mais c’est difficile de faire autrement. Quelques SAS, un Alain Mabanckou (African Psycho), un Frederic Dard (La pelouse), les deux premiers volets de la trilogie de David S Khara (Le Projet Bleiberg, Le Projet Shiro), Le Chœur des femmes de Martin Winckler reçu par une charmante allemande à travers le site postcrossing.com, Trois hommes dans un bateau de Jérôme K Jérôme font partie des livres lus et appréciés durant cette période.African psycho-crg

Je suis également devenu un auditeur assidu des grosses têtes de Philippe Bouvard sur RTL et On va s’gêner de Laurent Ruquier sur Europe1. Ça passe à la radio en même temps, mais je les écoute grâce à la magie d’internet et des podcasts.

J’espère que ce nouveau départ sera un bon, soyez toujours aussi nombreux à me lire, mais surtout A LIRE.

PS: Voici pour les Facebookeurs, la page du blog que je vous invite à liker! https://www.facebook.com/DjbelTounes