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Brida de Paulo Coelho


Auteur: Paulo Coelho

Titre: Brida

Edition: Flammarion éditions/ octobre 2010 (298pages)

Quatrième de couverture: Brida, une jeune Irlandaise à la recherche de la Connaissance, s’intéresse depuis toujours aux différents aspects de la magie, mais elle aspire à quelque chose de plus. Sa quête l’amène à rencontrer des personnes d’une grande sagesse, qui lui font découvrir le monde spirituel : un mage habitant la forêt lui apprend à vaincre ses peurs et à croire en la bonté de l’univers ; une magicienne lui explique comment danser au rythme du monde et invoquer la lune. Brida part alors à la rencontre de son destin. Parviendra-t-elle à réconcilier sa vie amoureuse et son désir de tout quitter pour devenir sorcière ? Ce roman enchanté renoue avec des thèmes chers aux lecteurs de Paulo Coelho : le conteur y tisse un récit qui mêle amour, passion, mystère et spiritualité.

De Paulo Coelho, j’avais lu et beaucoup apprécié L’Alchimiste. J’en ai lu d’autres : Onze minutes, Véronika décide de mourir que j’avais aussi pas mal aimé, et d’autres comme Le Zahir, ou Le démon et mademoiselle Prym que beaucoup moins aimé. Brida s’est inscrit pour moi dans la ligné de ces deux derniers.

C’est bien connu l’œuvre de Paulo Coelho est pleine de magie et de mysticisme, et ça, ce n’est pas ma tasse de thé préférée. Encore, le fantastique, tel qu’on peut lire chez Carlos Ruiz Zafon ou chez Haruki Murakami passent très bien, mais les personnages de Coelho en font trop à mon goût, n’abordent pas le côté mystérieux de la vie, ou de leur vie de manière romanesque pure mais surtout philosophique.  Ils se posent (comme Brida dans ce roman) les question existentielles au lieu de s’embarquer dans des aventures qui les y mènent.

Petite déception dans cette lecture.

Né en 1947 à Rio de Janeiro, Paulo Coelho est l’auteur de L’Alchimiste, best-seller mondial paru en 1988 au Brésil, aujourd’hui traduit dans 71 langues et publié dans 150 pays. Membre de l’Académie brésilienne des Lettres, il a été nommé Messager de la paix des Nations Unies en 2007. Après Le Zahir ou La Sorcière de Portobello, Brida est son douzième livre publié en France.

La parfumeuse de Mohamed Benchicou


Titre: La parfumeuse

Auteur: Mohamed Benchicou

Edition: Koukou éditions pour l’Algérie / juin 2012 (267 pages)

Quatrième de couverture: « C’est l’histoire que ne raconteront pas les historiens parce qu’elle échappe à la raison, aux rigueurs de l’esprit et aux chronologies froides. C’est l’histoire d’un grand amour entre un garçon de Tlemcen et une jeune fille de Lorraine qui rêvait de devenir une autre Coco Chanel mais qui restera, pour les Algériens, la femme sans laquelle rien n’aurait été possible.
Émilie Busquant, « la parfumeuse », a rédigé le premier texte revendiquant l’indépendance pour l’Algérie en 1927. Aux côtés du futur leader du nationalisme algérien, Messali Hadj, elle a permis au premier parti indépendantiste algérien, l’Étoile Nord-Africaine, de prendre son envol. Elle a conçu et confectionné le drapeau algérien qu’on connaît aujourd’hui. Elle a dû diriger seule le parti du peuple algérien, en 1937, quand la direction fut incarcérée. Elle a déjoué une tentative de collaboration entre le PPA et Hitler… Jusqu’à la fin, elle imposera l’idée d’indépendance en livrant bataille aux assimilationnistes, aux colonialistes et aux courtisans. Elle est morte seule et abandonnée avant d’être systématiquement effacée de l’Histoire.
En exhumant la vie d’Émilie Busquant, ce roman célèbre à sa façon le 50e anniversaire de l’indépendance algérienne dont il révèle qu’elle fut, avant tout, le fruit d’un élan internationaliste puissant et généreux. »

Comme dit mon amie Anne, ce livre est « très intéressant du point de vue intellectuel, mais beaucoup moins passionnant à lire ».  Un style parfois ampoulé, avec des envolées lyriques très répétées. Cela a fait probablement de la technique d’écriture romanesque de l’auteur, dont j’avais lu des essais et des récits, mais c’est ici le premier roman (je n’ai eu l’occasion de lire son premier roman, Le Mensonge de Dieu) , et je dois avouer ma petite déception.

Cependant, le livre a du bon, et surtout historiquement parlant. Cette femme qu’a été Émilie Busquant, compagne du militant indépendantiste algérien Messali El Hadj, conceptrice du drapeau algérien (rien que ça!!) mais aussi de beaucoup d’idée et d’actions, est surtout la grande absente de l’histoire de l’Algérie.  L’auteur et journaliste Mohamed Benchicou a le mérite dans ce livre de ressusciter cette dame qui a été d’un apport considérable à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Un livre qui aborde avec singularité le cinquantenaire de l’indépendance algérienne, en y cassant un tabou, ou plustôt (peut être??) en y créant un, car elle en était inexistante.

Mohamed Benchicou, écrivain, journaliste et ancien directeur-fondateur du quotidien algérien Le Matin suspendu en 2004, est l’auteur de nombreux essais politiques et d’une pièce de théâtre. Il nous livre ici son second roman qui rend justice à une femme d’exception, « Française d’Algérie », aujourd’hui oubliée pour le rôle qu’elle joua sur le chemin vers l’Indépendance.

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Le jeu de l’ange de Carlos Ruiz Zafon


Titre: Le jeu de l’ange

Auteur: Carlos Ruiz Zafon

Edition: Pocket éditions / octobre 2010 (667pages)

Quatrième de couverture: « Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n’en a jamais existé, «une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués», en échange d’une fortune et, peut-être, de beaucoup plus. Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime le plus au monde. En monnayant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ? »

Carlos Ruiz Zafon, nous tisse ici, comme dans L’ombre du vent, une intrigue littéraire, policière et amoureuse fignolé d’une main de maitre. On y retrouve le libraire Sempere, son fils et bien sur, le Cimetière des livres oubliés. On y retrouve également un personnage à part entière du précédent roman, et qu’est la ville de Barcelone.

L’ambiance est toute aussi sombre et noire, et le bonheur n’y est jamais pas moins éphémère.  Le narrateur et personnage principal, David Martin, court derrière ses ambitions, mais comme tout un chacun de respectable, le doute modère ses ardeurs. Mais les mystérieuses lettres de l’éditeur parisien au nom italien le flatte et attise et courtise ce qu’il considère comme un talent indéniable.

Aussitôt le pacte signé (la parole donnée), les morts s’amoncellent auteur du jeune écrivain David Martin et la police ne tardera pas à suivre sa trace.

Dans cette histoire, les sentiments d’amour et d’amitiés sont mis à l’épreuve du succès, de la gloire mais aussi de la vanité, et des fois de la vanité d’aider l’être aimé. Une situation peu confortable mais à laquelle notre héros devra répondre.

J’ai trouvé cependant ce roman légèrement moins passionnant que L’ombre du vent. Mais il reste tout aussi prenant et ses 667 pages se lisent facilement et rapidement.

Ecrivain catalan,  Carlos Ruiz Zafón vit à Los Angeles, où il est également scénariste. L’Ombre du vent, prix Planeta (2004), prix du meilleur livre étranger – roman (2004), a aussi sélectionné pour le prix Femina étranger.

OFF de Nicolas Domenach et Maurice Szafran


Titre: OFF

Auteurs: Nicolas Domenach et Maurice Szafran

Edition: Fayard éditions 2011

Quatrième de couverture« Sarkozy, encore ? Non : Sarkozy, enfin !L e « off », en langage journalistique, c’est tout ce qu’il est convenu de ne jamais dire, écrire, décrire ou révéler : quand les propos officiels cèdent la place aux secrets partagés ou aux confidences personnelles, il est entendu que le témoin doit poser le stylo, le magnétophone ou la caméra. Ce livre commence exactement là où les autres finissent : Nicolas Sarkozy ayant transgressé la loi de l’incarnation présidentielle, les auteurs se trouvent affranchis de la loi du silence. Ils renoncent à la connivence qu’ont tissée trente années de fréquentation pour nous livrer le spectacle vivant d’un homme tel qu’en lui-même : tel qu’on ne l’a jamais vu, jamais entendu, jamais imaginé. La violence des emportements comme la chaleur d’un geste ou d’un mot, les cicatrices intérieures comme les convictions d’une vie ou d’un moment, les doutes confessés comme les certitudes fanfaronnées, la rage comme la séduction : c’est un Sarkozy « brut de décoffrage » que nous offrent ici deux hommes qui connaissent tout de la cruauté du monde politique.Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, est également chroniqueur à l’Edition Spécial de Canal + et sur i>Télé. Maurice Szafran est le PDG de Marianne.Leurs livres écrits en commun, notamment De si bons amis, ont été des succès d’édition considérables et les ont imposés au premier rang des journalistes-écrivains politiques. « 

Livre passionnant sur une personne, plus, un personnage qu’est monsieur Sarkozy. Il s’agit de quelqu’un pour qui je n’ai pas forcément de la sympathie, et dans le caractère et surtout sa manière de se prendre pour une star, une vedette. On apprend que ce « petit » monsieur puise sa force dans ses ressentiments, que son rapport avec la presse, souvent manipulateur, est presque schizophrénique. On y apprend surtout que s’il a été (pour certain dont Nadine Morano ne fait pas partie) un piètre président, il a été un super acteur de cinéma.

Je ne suis pas un grand lecture de ces livres d’investigation politique, mais à chaque j’apprécie ce que j’y apprends, notamment avec la présence de la plume de Nicolas Domenach, dont je partage une partie de ses orientations. Je l’apprécie bien.

Livre intéressant. N’hésitez pas à le lire si vous tombez dessus.

Carthage de Daniel Rondeau


Auteur :  Daniel Rondeau

Titre : Carthage

Edition : folio , aout 2009 (164pages)

Quatrième de couverture :« Carthage a été l’une des plus grandes villes du monde antique. Sur ses rivages, l’Orient et l’Occident n’ont cessé pendant des siècles de dialoguer, de se combattre, de s’aimer. Hannibal fit sa gloire, saint Augustin prêcha entre ses murs, Flaubert la transfigura. Mais avant d’être une affaire d’hommes, Carthage est d’abord l’invention d’une femme, Didon, qui négocia son implantation avec les autorités numides. Et, lors de sa destruction, c’est une autre femme, celle d’Hasdrubal, qui lui rendra son honneur. Qui se souvient de ces héroïnes ? Et de la légendaire conversion de Saint Louis à l’islam, après qu’il eut rencontré Sidi Bou Saïd ? Daniel Rondeau est allé se promener dans les ruines de cette cité disparue. Son Carthage est une méditation sur la fuite du temps et les ambitions vaincues. Un écrivain rend à la ville sa grandeur disparue. »

Belle découverte que cet auteur. Ce roman fait partie des livres que j’achète sans savoir pourquoi. Une quatrième de couverture et succincte, un sujet qui nous touche, je ne me souviens plus pourquoi j’ai acheté ce bouquin.

Rondeau, de part son parcourt, fait partie lui, des auteurs qu’on ne peut qu’admirer. En plus sa plume est vrai régal. A travers ce récit personnel, il nous embarque à carthage, en compagnie d’illustres personnages (Apulée, Saint-Augustain, Saint-Louis/Sidi Bou Saïd, Flaubert, Hannibal…). Nous les côtoyons, nous voyageons en leur compagnie, lisons leurs écrits, notes partageons leurs confidences. On y côtoie également des hommes et femmes de culture, tunisiens surtout, et apprenons la place qui est la leur dans la Tunisie encore sous Ben Ali.

J’ai vraiment bien apprécié cet auteur. A suivre.

Daniel Rondeau, écrivain, ambassadeur de France à Malte, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages. Des romans (Dans la marche du temps), des récits autobiographiques (Les vignes de Berlin, L’enthousiasme) et des portraits de villes méditerranéennes (Tanger, Istanbul, Alexandrie).

Hadji Mourad de Léon Tolstoï


Titre: Hadji Mourad

Auteur: Léon Tolstoï

Edition: Librio éditions /Septembre 1995 (159pages)

Quatrième de couverture: « On l’imagine un sabre entre les dents… Il le porte à la ceinture et arbore un turban qui le range du côté des rebelles tchétchènes. C’est Hadji Mourad! Dans les hautes montagnes du Caucase, la révolte gronde. L’émir Chamil prêche la guerre sainte. Au nom de l’islam, il rassemble les populations insoumises. Offensé par le chef religieux, Hadji Mourad le trahit alors qu’il s’est d’abord rallié à lui. Contre l’intégrisme, il cherche alliance auprès de l’occupant russe qui rejette. Pris entre deux feux, que lui reste-t-il sinon l’honneur et une fin tragique? Pourtant, Hadji Mourad croit encore en son étoile… Nous sommes en 1850. La Tchétchénie déjà se rebelle… »

Je n’ai pas lu mes classiques, ou très peu. A part les auteur classiques algériens (Mouloud Feraoun, Moulou Mammeri, Malek Haddad, Rachid Mimouni, Dib ou Boudjedra..) je ne me suis pas encore consacré aux classiques. Ni les classiques de la littérature française, ni ceux de la littérature russe. C’est donc avec beaucoup d’humilité que j’ai entamé cette lecture.

Tolstoï, l’auteur de l’immense Guerre et paix, rien que cela.

On oublie souvent que cette partie de l’Europe abrite des musulmans, en Tchétchénie. Mr Tolstoï nous y ramène, nous raconte la guerre sainte (déjà!!) qui y est menée contre l’envahisseur russe. Le personnage de Hadji Mourad semble immense, tellement l’aura qui le précède fait de lui une légende. cependant il n’est qu’un homme comme les autres. Un grand guerrier certes, un politicien et diplomate également, mais être humain avant tout. Sa faiblesse, son talon d’Achille a été l’amour qu’il porte à sa famille, ce qui l’a mené aveuglément vers une fin morbide et tragique. Ses sacrifices en valaient-il la peine ? le roman n’y répond pas, ne pose même pas la question.

Je l’ai trouvé finalement écrit sur un ton très didactique, et cette écriture n’est pas ma préférée. Je ne pense pas, et n’espère que ce petit roman soit représentatif de l’œuvre de Tolstoï, que j’espère avoir le temps de découvrir un jour.