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Des ballerines de Papicha de Kaouther Adimi


Auteur : Kaouther Adimi

Titre : Des ballerines de Papicha

Edition : Barzakh éditions juin 2010 (155pages)

Quatrième de couverture : « une famille, quelque part dans un quartier populaire d’Alger.

L’auteur en offre une « coupe transversale » en donnant parole à tour de rôle à chacun de ses membres, croisant ainsi les regards, les vécus individuels, les perceptions réfractées d’un quotidien fait de promiscuité, de désœuvrement, de mal-vie…

S’en dégagent la solitude tragique des êtres et leur peine à vivre, dans la révolte et le désespoir, parfaitement rendus par la structure même de l’œuvre.

Un premier roman sensible et percutant. »

La famille de Yasmine semble quelque peut excentrique, mais ne l’est pas tant que ça. Individuellement, tout ses membres  peut être, mais ils forment quand même un tout assez standard. Le mauvais sort semble avoir élu domicile chez cette famille, que l’échec et le désespoir, la souffrance et la folie, semblent ne plus quitter, tels des tatouages indélébiles. La promiscuité et le regard désapprobateur des gens les guettent comme le chasseur sa proie.

Par moment, j’ai été désarçonné, ou alors était-ce le soleil sous lequel j’ai fait ma lecture. Des fois les passages me semblaient écrite d’une main masculine. Kaouther Adimi pourrait très bien prendre un de ces jours un pseudonyme masculin, on n’y verra que du feu.

Ce court roman, est d’une force que je sous-estimais. Sous l’allure coquette et inoffensive de certains de ses personnages, des passages d’une noirceur aveuglante nous éclaboussent, nous saisissent. L’auteur, bien que jeune, fait montre d’une maturité et d’une assurance que je ne soupçonnais pas., et surtout d’un énorme talent. C’est une auteure au grand potentiel! à suivre!

Ce roman vient d’être édité en France chez ACTES SUD, sous le titre de L’envers des autres. Le titre a été changé à cause du mot Papicha, intraduisible en français. C’est un mot algérien (et non arabe) qui désigne la jeune fille généralement coquette et dans les manières flirtent avec les mauvaises moeurs. Une sorte de Lolita algérienne du XXI siècle.


Née en 1986 à Alger, KAOUTHER ADIMI est étudiante en littérature. Des ballerines de Papicha est son premier roman.

3 Réponses

  1. « une écriture masculine » : je n’imaginais pas qu’une écriture, qu’un style, pouvait se déterminer selon le sexe. un homme devrait donc écrire d’une telle manière, quelque chose de brut sinon de brutal, tandis qu’une femme devrait être dans la douceur et l’émotion ???
    cela dit, je vois ce que tu veux dire, et je trouve que Kaouther Adimi sait amener l’émotion par la violence des mots et la noirceur qui en émane parfois. il ne faut pas oublier la lumière qui parfois surgi, notamment avec la scène de Sarah peignant dans la chambre. je trouve cette scène lumineuse, joyeuse, et en même temps le rythme du récit la rend presque fébrile. c’est magnifique et angoissant.
    c’est un très court texte sur lequel on pourrait beaucoup parlé que ce premier roman, et il en est d’autant plus bluffant.

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    • Bien sûr qu’un style d’écriture n’est pas déterminé par le sexe de son auteur, n’empêche des fois ça transparait avec plus au moins d’évidence. Je pense que tu as tout à fait compris ce que je veux dire.

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      • oui, je t’ai compris, bien sûr. on a l’impression d’une écriture masculine ou féminine. j’aimerais que ce ne soit pas le cas, que cette fracture homme/femme n’existe pas en littérature, mais elle ressurgit sans cesse et partout. le mérite de certains écrivains comme Kaouther Adimi (mais j’en ai d’autres en tête) est de montrer qu’il n’y a rien de prédéfini, au moins en littérature, et qu’il n’y a pas besoin d’être un homme pour écrire « comme un homme » ni une femme pour écrire « comme une femme ».

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