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La formule de Dieu de José Rodrigues dos Santos


la formule de dieuAuteurs : José Rodrigues dos Santos

Titre : La formule de Dieu

Edition : Pocket édition

Date : 09/2009

Quatrième de couverture : « Le Caire, de nos jours. Le cryptologue portugais Tomás Noronha se voit confier le décryptage d’un manuscrit original. Son nom ? Die Gottesformel, la Formule de Dieu. Son auteur ? Albert Einstein lui-même. L’enjeu ? Le mode d’emploi d’une bombe nucléaire surpuissante. Précipité malgré lui au coeur d’une affaire d’espionnage international, Noronha plonge dans les secrets de l’atome… et dans un mystère bien plus grand encore.. »

Un peu à la manière d’un Dan Brown, José Rodriguez Dos Santos réussit son coup dans ce roman palpitant. Il essaie à travers différentes réalités scientifiques de poser une théorie qui pourrait expliquer le rôle de l’humanité, le but de notre existence et de la création (vu que cette dernière semble admise), bref tout ce à quoi la foi personnelle est sensée répondre.

L’intrigue du livre est entrainante, et assez classique j’ai envie de dire. Un scientifique portugais se retrouve coincé entre deux feux, entre deux services secrets ennemis, américains et iraniens, et il va, en tentant de déchiffrer un manuscrit codé, laissé par Einstein, Albert de son prénom. Le hasard faisant bien les choses, Tomàs est cryptologue à l’université de Coimbra. Mais le hasard existe-t-il vraiment ? C’est aussi à cela que le livre nous invite à réfléchir. Aussi, il tente de nous réconcilier avec la physique, les mathématiques et la synthèse de toute science, avec la philosophie.

Un roman à découvrir !

Allez, il se fait tard.  J’y vais, A+ José-Rodrigues-dos-Santos

Billet de lecture entrant dans le cadre du challenge Tour du Monde logo3

Pays N°: 35. Portugalflag_of_Portugal

L’aventure d’Albarka de Boubou Hama et Andrée Clair


albarka11Auteurs : Boubou Hama & Andrée Clair

Titre : L’aventure d’Albarka

Edition : EDICEF . NEA (collection Afrique en poche) (110pages)

Date : 09/2009

Quatrième de couverture : « Vers 1910, le tout jeune Albarka mène une vie tranquille à Fonéko, petit village Sonraï du Niger. Il joue avec ses petits camarades, sa répond à ses questions, sa grand-mère lui conte des histoires, son père lui apprend la brousse. Et puis un jour, un messager arrive, apportant un ordre du commandant blanc. L’épouvante entre dans le cœur d’Albarka dont toute la vie va être bouleversée. Ballotté d’abord par les évènements, Albarka, peu à peu, se ressaisit et maitrise sa nouvelle vie. Mais tout n’est pas si simple ! »

albarkaPetit livre de jeunesse, entrant dans le cadre du challenge Tour du monde, pour le Niger (pays voisin et lointain à la fois, où je compte beaucoup d’amis), challenge qui souffrit d’une grande et longue léthargie, tout comme l’activité de ce blog ces derniers mois.

boubouCoécrit par Andrée Clair, une grande amie du Niger et Boubou Hama, écrivain et politicien nigérien, qui retrace ici, dans ce petit livre, et sans le préciser pour autant, sa propre histoire. Petit livre de jeunesse, au style clair, simple et au ton didactique, il raconte l’itinéraire du petit Albarka, né dans la brousse, et qui vécut l’arrivée de ce qui lui et ses semblables vivait comme une occupation, une colonisation, et ce que les français, ces blancs considéraient comme de la pacification. Il y avait surement un peu des deux.

Sans manichéisme, l’auteur raconte le bonheur de la vie de tribu au milieu de la brousse, et ce qu’il considère être une chance, d’avoir appris à lire avec les français ce qui lui permit de mener sa vie! Il n’y a pourtant pas de rancœur envers ce blanc symbole de l’autorité!

Un grand merci à mon ami Nasser Damé de Niamey de m’avoir offert ce petit livre.

Lecture entrant dans le cadre du challenge tour du monde.logo3

Pays N°34 . Le Niger drapeau niger

Le temps de la sorcière d’Arni Thorarinsson


le temps de la sorcièreTitre: Le Temps de la sorcière

Auteur:Arni Thorarinsson

Edition: Le Points

Date: 02/10/2008

ISBN: 9782757810774

Quatrième de couverture : « Muté dans le nord de l’Islande, Einar, le sarcastique reporter du Journal du soir, se meurt d’ennui. D’autant qu’il ne boit plus une goutte d’alcool ! Tout ceci deviendrait vite monotone… n’étaient ces étranges faits divers qui semblent se multiplier : un étudiant disparaît, des adolescents se suicident… Einar voit d’un autre œil cette microsociété gangrénée par la corruption et la drogue. »

Depuis un petit moment, je ne cesse de découvrir la littérature scandinave, et commence à y prendre goût. Mon préféré jusque reste Jo Nesbo!! Avec Arni Thorarinsson, c’est une radioscopie d’un pays peu connu (l’image que l’ont de ce pays c’est la neige et les volcans!), et ce livre a été vraiment l’occasion d’un premier contact, d’une première prise de vue.

Sur la base d’une intrigue peu compliquée, on sent bien que celle-ci n’est pas la première priorité, l’auteur sous la plume d’un journaliste ancien buveur, seul et quasi dépressif, il enquête dans une ville du nord islandais, sur une série de morts, dans une ville, un collège où tout semble bien rouler.
Les dessous de la société sont énumérés, drogues, délinquance ainsi que le problème assez tabou de l’immigration, de la xénophobie…
Ce livre se classe certainement parmi les « bons livres », mais ne fait pas parti des livres passionnants qu’on ne lâche pas du début jusqu’à la fin. N’empêche que l’auteur est très intéressant et est à découvrir.

arni thorarinsson

Né à Reykjavík en 1950, Arni Thorarinsson a étudié la littérature à l’université de Norwich en Angleterre. Il travaille dans divers journaux islandais et participe à des jurys de festivals de cinéma. Il est également l’auteur de Dresseur d’insectes, disponible en Points.

Ce billet est réalisé dans le cadre du Challenge tour du monde, organisé par Livresq.islande.

Pays N°:33. Islande.

Les mains rouges de Jens Christian Grondahl


les mains rougesJ’avais découvert cet auteur voici deux ans environ, sur Les carnets de routes de François Busnel, l’année où la littérature scandinave a été à l’honneur à la foire du livre de Paris. Mr Busnel nous avait fait découvrir entre autres Henning Mankell, Jo Nesbo ainsi que Jens Christian Grondahl que j’ai trouvé un peu par hasard dans l’à-peu-prêt-unique librairie d’Annaba. J’étais d’autant plus empressé de le lire que je comptais le faire dans le cadre du Challenge Tour du monde, organisé  par Julie Livresque. Quelqu’un sait ce qu’elle est devenue ? Son blog n’existe plus et elle est inactive sur Facebook depuis plus d’un an.

Je reviens à ma lecture. Dans ce roman, Les mains rouges, il s’agit de l’histoire de deux personnages qui ne se connaissent pas vraiment, sinon très peu. La fille, Sonja, rentre furtivement dans la vie du garçon, le narrateur. La rencontre se passe dans les années soixante-dix, et ils se retrouvent (je dirai plutôt qu’il l’a retrouve, un peu par hasard) une quinzaine d’année plus tard.

Les deux personnages, mais surtout la fille, sont une sorte de Mr Meurlsaut l’étranger d’Albert Camus. Effectivement, Mr Grondahl semble avoir été fortement influencé par L’Etranger. Sonja, au début surtout, subit les évènements qui l’entourent, ne semble avoir aucune envie, et se laisse aveuglément guider par ce qu’on pourrait appeler le destin. Elle finit par flirter avec le banditisme, et participe sans le savoir à un holdup qui fait un mort.

Plus tard, ce qui ressemble à des remords la pousse vers une rédemption. Accompagnée par un homme (le narrateur, très passif dans le roman) qu’elle a croisé furtivement, et qui, curieux cherche à connaitre son histoire, son itinéraire.  J’avoue cependant ne pas avoir compris le but de ce roman. Peut être s’agit-il d’une spécificité scandinave. La lecture est cependant agréable, et même si je n’ai pas trop cerné cet auteur, je ne trouve pas avoir perdu mon temps.

 Jens Christian Grøndahl

Ce roman rentre dans le cadre du challenge Tour du monde organisée par Livresque.

Pays N° 31 DanemarkFlag_of_Denmark.svg.

Fiche du roman : Neige de Orhan Pamuk


Titre: Neige

Auteur: Orhan Pamuk

Edition: folio / mars 2007 (640pages)

Quatrième de couverture: « Le jeune poète turc Ka – de son vrai nom Kerim Alakusoglu – quitte son exil allemand pour se rendre à Kars, une petite ville provinciale endormie d’Anatolie. Pour le compte d’un journal d’Istanbul, il part enquêter sur plusieurs cas de suicide de jeunes femmes portant le foulard. Mais Ka désire aussi retrouver la belle Ipek, ancienne camarade de faculté fraîchement divorcée de Muhtar, un islamiste candidat à la mairie de Kars. À peine arrivé dans la ville de Kars, en pleine effervescence en raison de l’approche d’élections à haut risque, il est l’objet de diverses sollicitudes et se trouve piégé par son envie de plaire à tout le monde : le chef de la police locale, la sœur d’Ipek, adepte du foulard, l’islamiste radical Lazuli vivant dans la clandestinité, ou l’acteur républicain Sunay, tous essaient de gagner la sympathie du poète et de le rallier à leur cause. Mais Ka avance, comme dans un rêve, voyant tout à travers le filtre de son inspiration poétique retrouvée, stimulée par sa passion grandissante pour Ipek, et le voile de neige qui couvre la ville. Jusqu’au soir où la représentation d’une pièce de théâtre kémaliste dirigée contre les extrémistes islamistes se transforme en putsch militaire et tourne au carnage.  Neige est un extraordinaire roman à suspense qui, tout en jouant habilement avec des sujets d’ordre politique très contemporains – comme l’identité de la société turque et la nature du fanatisme religieux –, surprend par ce ton poétique et nostalgique qui, telle la neige, nimbe chaque page. »

Orhan Pamuk est né en 1952 à Istanbul. Il a fait des études d’architecture, de journalisme et a effectué de longs séjours aux États-Unis (Université d’Iowa, Université de Columbia). Il est l’auteur notamment du Livre noir, prix France-Culture 1995, de Mon nom est Rouge, prix du Meilleur livre étranger 2002, de Neige, prix Médicis Étranger en 2005 et prix Méditerranée Étranger 2006, et d’Istanbul. Son œuvre est traduite en quarante langues. Il a reçu le prix Nobel de la littérature en 2006.

Ce billet est réalisé dans le cadre du Challenge tour du monde, organisé par Livresq

Pays N°30/50: Turquie. 

Trois petits cireurs de Francis Bebey


Auteur : Francis Bebey

Titre : trois petits cireurs

Edition : CLE éditions  Yaoundé Cameroun 1972 (62 pages)

Quatrième de couverture : « La lutte pour la vie –plutôt pour la survie- constitue la préoccupation absolue des peuples du Tiers-Monde actuellement, à telle enseigne  qu’on est porté à croire que tout enfant qui naît dans ce monde apporte une note supplémentaire à la symphonie  des cris de misère, de faim, d’oppression, de guerre etc.

A travers ce récit des trois petits cireurs au prises avec la rude bataille du « pain quotidien » et livré malgré eux, très tôt, aux affres de l’incertitude, Francis Bebey met à nu la plaie béante de notre société où « le bonheur » se limite à la trilogie concupiscente ; Manger – boire- dormir. Ainsi va … la vie ! »

Dans une tentative de dépeindre une partie défavorisée de la société camerounaise d’il y a environ un demi siècle, et sur un ton entre le didactique et le poétique, Francis Bebey que je découvre dans cette lecture finit par tisser une toile universelle de la condition humaine dans sa situation la plus basique, et qu’il a la plus vécu depuis l’antiquité, à savoir l’état de survie.

Trois petits cireurs fait s’affronter trois adolescents, cireurs de leur profession, amis indéfectibles mais aussi vivant dans une rivalité et concurrence drôle et paradoxale, puisqu’infailliblement, ils partagent leurs maigres ressources à parts plus au moins égales le soir.

Petit roman doux à découvrir, petit moment agréable de lecture grâce à Mr Lucas Bengono qui me l’a fait découvrir, je l’en remercie amicalement.

Je ne connaissais pas Francis Bebey qui semble être un bien grand homme, dont l’œuvre aussi bien littéraire que musicale semble à la mesure de sa grandeur. Je me tarde de découvrir sa musique, et ne manquerais pas de le partager avec vous.

Francis Bebey st né le 15 juillet 1929 à Douala. Journaliste, il a visité de nombreuses régions d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis d’Amérique. Homme de radio, producteur d’émissions pour les chaines africaines de langue françaises, il s’est adressé à des hommes de divers pays. Musicien et musicologue, il a enregistré des disques et présenté de nombreuses communications. Sa plume de passe plus inaperçue. Ses œuvres sont reprises dans beaucoup de langues à travers le monde.

Le cantique de l’apocalypse joyeuse d’Arto Paasilinna


Auteur: Arto Paasilinna

Titre: Le cantique de l’apocalypse joyeuse

Edition: Collection folio octobre 2009 (390pages)

Quatrième de couverture: « Terre, XXI siècle. Partout le chaos. Alors que l’économie s’effondre, des hordes de miséreux sillonnent les continents. La Troisième Guerre mondiale est sur le point d’éclater… Pourtant, dans la forêt finlandaise, un havre de paix demeure. Là où, des années plus tôt, sur son lit de mort, un vieux communiste a chargé son petit-fils de construire une église en bois. Autour d’elle, une communauté de Finlandais délirants s’est peu à peu formée : ensemble ils revisitent les techniques de subsistance de leurs ancêtres, loin d’un monde en déconfiture. Avec un humour ravageur, Arto Paasilinna plaide pour une vie plus proche de la nature, sans les diktats de la société de consommation. « 

Je n’ai jamais été séduit par les romans d’anticipation jusque là. Me passent par la tête Gonzo Lubitsch de Nick Harkaway que j’ai lu voilà plusieurs mois, et Aux états-unis d’Afrique d’Abdourahman Waberi, lu plus récemment. Ceux-ci avaient leurs qualités et leurs défauts, mais pas la précision d’Arto Paasilinna dans ce roman là.

Quelque part en Finlande, un homme vieillissant, communiste et brûleur d’église de conviction, lègue sa fortune immense à une association funéraire que sont petit-fils devra monter, afin de construire une église. A travers l’aventure de que ce petit-fils du nom d’Eemeli vivra dans la construction de la dite église, une communauté, une communauté prend forme, et vit en autonomie du reste du monde qui vit lui, un chaos apocalyptique. Cette communauté, constituée au début de finlandais quelque peu rustres et maladroits, finissent par avoir l’efficacité nécessaire à une vie en autarcie, en osmose avec la nature.

Arto Paasilinna a su dans ce roman décortiquer avec acuité et beaucoup d’humour,  les défauts de nos sociétés dites modernes, et notre (nous faibles et vils êtres humains) capacité ahurissante de scier la branche sur laquelle nous sommes installés. Le capitalisme outrancier, qui enrichit les riches et appauvrit les pauvres, chose que nous vivons actuellement, mènera-t-il, à une troisième guerre mondiale catastrophique comme dans ce roman?

La solution me diriez-vous ? Paasilinna nous l’apporte, sans prétention, ni ton sentencieux. Une vie à proximité de la nature qui nous entoure, où les ressources sont seulement des moyens pour vivre, non pas une cause de luttes, de guerres et de conflits.

Arto Paasilinna est un auteur à lire avec beaucoup d’attention et d’application.

Je remercie énormément Brigitte M, qui m’a offert ce bouquin. Mes pensées les plus chaleureuses vont à elle.

Livre lu dans le cadre du challenge Tour du monde, organisé par Livresque.

Pays N° 27. La Finlande.