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Quand la presse algérienne arabophone appelle à l’intolérance


38a-presse-algerienneC’est très en retard que je poste ce billet, en réaction au travail de journalistes d’El Watan, dans la presse algérienne francophone.
Sans plus tarder, me voici aux faits. A la une de l’édition du jeudi 10 septembre 2009, Mustapha Benfodil titre en gros : « sous prétexte de défendre la religion, les actes d’intolérances se multiplient ». Le quotidien semble offusqué par le manque de professionnalisme d’un de ses confrères du quotidien arabophone An-Nahar. En fait, ce dernier, criant l’hérésie, a effectué tout un reportage mettant à la lumière du jour les personnes qui ne respectent pas le jeûne du mois de ramadan dans en Kabylie. Pris d’un zèle excessif, ce journaliste arabophone enturbanné, s’érigeant de façon identique aux talibans afghans en gardien de la foi musulmane, traitent ces algériens de renégats et de voyous. Il pousse même le bouchon un peu trop loin quand il contacte la police pour signaler des voyous en train de commettre le délit de se nourrir.
A la fin des années1980, et au début des années 1990, les militant du FIS, à l’image de Ali Belhadj faisaient ce genre de remarques, lançant des appels de haines, manipulant les plus jeune et les plus vulnérables de la société. L’absence de réaction de l’état a abouti à ce que l’Algérie a vécu de sanglant. Actuellement, l’état n’est plus passif envers ce genre de dérapages, mais se retrouve complice. C’est le cas de la police qui arrête et emprisonne les citoyens algériens qui ne jeûnent pas. A quoi cela va-t-il aboutir nom de Dieu ! L’Algérie refuse-t-elle de prendre des leçons de son vécu ? La tolérance et le respect des libertés individuelles, les libertés d’expression et de cultes (qui font parti de notre constitution), relève-t-il à présent de l’apostasie ? Serions-nous aveugles à ce point ?
Pour l’amour de Dieu, pour l’amour de Dieu de clément, le miséricordieux, soyons cléments, soyons tolérants. Cessons la haine et la persécution au nom de Dieu. Je pense qu’en disant « Allahou-Akbar », ça veut dire aussi que Dieu est assez grand pour se défendre tout seul.

Le lanceur de poids ramadanesque !


Ce n’est bien sûr pas une discipline olympique, autrement les musulmans en seraient champions. Le lancer de poids ramadanesque, comme je l’ai baptisé, est un phénomène périodique, assez connu, et spécifique de ce mois sacré pour les musulmans. Phénomène dans lequel participe invariablement un vendeur de fruits et légumes, mais, pouvant être selon les positions soit le lanceur, soit la cible.
En ce mois sacré, l’hypoglycémie ajoute au sang bouillant des algériens, une irritabilité particulière, et une susceptibilité singulière. Surtout dans les marché, où les gens sont pris d’une frénésie acheteuse, et les vendeurs ont profitent pour augmenter leurs prix, ce qui augmente de façon synergique la tension électrique et nerveuse au sein des marchés.
Et j’ai pu confirmer ça alors que j’étais en route à Annaba dans un taxi collectif, en provenance de ma montagne, Djbel Tounes. Les faits se sont passés dans un village appelé Berrihane, et un ralentisseur en plein cœur du village nous a tous (passagers du taxi) permis de suivre la scène. Un vendeur de pastèque est en prise de bec avec ce qui semble être un client mécontent. Ce dernier, en réponse à une insulte, s’empare d’un poids (celui de 500g ou d’un 1kg, j’exclue celui de 2kg trop lourd pour cet homme qui semble avoir dépassé la soixantaine). C’est en prenant son élan pour lancer le poids sur la tête du marchand de pastèque qu’il reçoit en plein poire, une casserole. Le vendeur de pastèque s’en est servi comme d’une batte de baseball. Le bruit causé par le choc est un « BONG » singulièrement rigolo ! Les deux hommes se roulant par terre, le malheureux lanceur de poids se voit se déchirer son vieille chemise bleue.
Notre taxi ayant continué son chemin, nous n’avons pas pu assister à la suite des événements. Il nous a juste été permis de constaté que le lanceur de poids prenant la fuite, il devint la cible du vendeur de pastèque qui lui devint lanceur de casserole. Un virage qu’a pris le taxi nous empêcha de voir si la casserole a atteint non pas le cœur, mais la tête de la cible.

Variante du lancer de poids en ce mois sacré : Le vol des poids. Généralement c’est aussi un client mécontent, mais cette fois, de voir d’autres clients servis avant lui alors qu’il est arrivé en premier. Il prend alors les poids et s’en va. Le vendeur, pour pouvoir travailler, a donc ici deux possibilités. S’il connait le voleur des poids, il lui offrira deux kilos des meilleurs fruits qu’il possède, et le supplier de lui pardonner et de lui rendre son bien. Ou alors s’il lui est inconnu, ou connu mais seulement de loin, il ira en urgence au premier magasin d’alimentation générale, acheter une boite de tomate conserve de 500g et une autre de 1kg. Ce qui lui laissera le temps de trouver des intermédiaires pour lui ramener son bien.
NB : dans cette variante, il n’est pas rare qu’un des belligérants reçoive le dit poids sur la tête !
En méditant tout cela, je vous souhaite bon Ramadan à tous.