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L’Arche de Noé de Khaled Al Khamissi


l'arche de noéAuteur: Khaled Al Khamissi

Titre: L’Arche de Noé

Edition: ACTES SUD éditions

Quatrième de couverture: « L’auteur de Taxi campe ici, avec la même verve et le même talent de conteur, douze personnages dont les destins se sont croisés avant ou après avoir émigré à la recherche d’un emploi – ou tenté de le faire. Le premier, Ahmad Ezzedine, est un jeune licencié en droit qui ne parvient pas à accéder au poste qu’il a toujours ardemment souhaité, faute de pouvoir payer le pot-de-vin “réglementaire”. Il se décide à partir pour les États-Unis et rompt avec sa fiancée. Celle-ci est contrainte par ses parents à se marier avec un restaurateur déjà installé à New York. Il est assisté de son cuisinier et homme à tout faire, Abd al-Latif Awad, entré clandestinement aux États-Unis après un périple rocambolesque en Amérique du Sud. Mais Abd al-Latif ne tarde pas à se mettre au service d’un homme d’affaires véreux qui a réussi à passer sa grosse fortune à l’étranger et dont le fils, Farid, mène à Londres une vie de bâton de chaise… Défilent ensuite les autres personnages : le professeur de philosophie dans une université britannique, son cousin reconduit en Égypte après une tentative ratée d’immigration clandestine, le jeune Nubien d’Assouan, le passeur débrouillard, la doctoresse copte, la prostituée.À travers ces portraits se révèle une société sur le point d’exploser, minée par la corruption, la répression politique et les discriminations confessionnelles ou ethniques. À la lumière des événements de 2011 en Égypte, ce roman de Khaled Al Khamissi, paru en 2009, frappe par sa puissance prémonitoire. »

881401_taxiSur la quatrième de couverture l’éditeur nous dit que l’Arche de Noé est écrit avec la même verve et le même talent que Taxi, son texte précédent. Que nenni ! L’auteur a vraiment fait montre d’une inspiration exceptionnelle, pour nous livre ce texte à la fois sulfureux et extraordinaire.

Du point de vue de la forme d’abord, la structure linéaire, avec une présentation des personnages, comme autant de maillon dans une chaine, pour finalement se retrouver, se croiser  tous, comme dans une apothéose à la fin du roman.

Du point de vue du fond, L’arche de Noé est un roman riche en couleur, en destins entremêlés et croisés, riche en émotions et tout autant en espoir qu’en désespoir. L’auteur, malgré une analyse dénonciatrice est au dessus de tous pathos ou autres lourdeurs, tout en faisant montre d’une fine analyse prémonitoire et anticipatoire. C’est en faite, un excellent roman d’anticipation d’un nouveau gendre, car d’une anticipation à très court terme, ceci dû à une lecture de sa société pleine d’intelligence et de compréhension.

Digne héritier d’un Naguib Mahfouz, Khaled Al Khamissi est pour moi, avec Alaa Al Aswani, l’un des auteurs égyptiens les plus importants de sa génération.

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Fiche du roman: L’arche de Noé de Khaled Al Khamissi


l'arche de noéAuteur: Khaled Al Khamissi

Titre: L’Arche de Noé

Edition: ACTES SUD éditions

Quatrième de couverture: L’auteur de Taxi campe ici, avec la même verve et le même talent de conteur, douze personnages dont les destins se sont croisés avant ou après avoir émigré à la recherche d’un emploi – ou tenté de le faire. Le premier, Ahmad Ezzedine, est un jeune licencié en droit qui ne parvient pas à accéder au poste qu’il a toujours ardemment souhaité, faute de pouvoir payer le pot-de-vin “réglementaire”. Il se décide à partir pour les États-Unis et rompt avec sa fiancée. Celle-ci est contrainte par ses parents à se marier avec un restaurateur déjà installé à New York. Il est assisté de son cuisinier et homme à tout faire, Abd al-Latif Awad, entré clandestinement aux États-Unis après un périple rocambolesque en Amérique du Sud. Mais Abd al-Latif ne tarde pas à se mettre au service d’un homme d’affaires véreux qui a réussi à passer sa grosse fortune à l’étranger et dont le fils, Farid, mène à Londres une vie de bâton de chaise… Défilent ensuite les autres personnages : le professeur de philosophie dans une université britannique, son cousin reconduit en Égypte après une tentative ratée d’immigration clandestine, le jeune Nubien d’Assouan, le passeur débrouillard, la doctoresse copte, la prostituée.À travers ces portraits se révèle une société sur le point d’exploser, minée par la corruption, la répression politique et les discriminations confessionnelles ou ethniques. À la lumière des événements de 2011 en Égypte, ce roman de Khaled Al Khamissi, paru en 2009, frappe par sa puissance prémonitoire.

881401_taxiNé au Caire, Khaled al-Khamissi est producteur, réalisateur et journaliste. Diplômé de sciences politiques de l’université du Caire et de relations internationales de l’université de Paris-Sorbonne, il est l’auteur de Taxi (Actes Sud, 2009), devenu rapidement un bestseller et aussitôt traduit en plusieurs langues européennes, et de L’Arche de Noé (Actes Sud, 2012). Depuis le 25 janvier 2011, il est l’un des principaux relais de la révolution égyptienne auprès des médias français.

Au-delà des pyramides de Douglas Kennedy


Auteur : Douglas Kennedy

Titre : Au-delà des pyramides

Edition : Pocket éditions  juin 2011 (350 pages)

Quatrième de couverture : « Douglas Kennedy au pays des pharaons, ou comment un jeune auteur encore inconnu débarque en Egypte, il y a plus de vingt and, bien décidé à éviter les pyramides, la croisière sur le Nil et autres classiques du voyage en Orient. D’Alexandrie à Assouan en auto-stop, de l’oasis de Siwa aux bidonvilles du Caire, une fascinante plongée dans l’envers du décor, où l’apprenti écrivain va multiplier les rencontres. Des confrontations hilarantes, des scènes cocasses pour les errances de cet Américain en terre musulmane. Entre récit et mémoire, une irrésistible chronique de voyage servie par l’œil et la plume aiguisés du reporter »

J’avais beaucoup d’espoir pour cette lecture, et j’ai cru un moment le regretter face à détails qui prouvent que l’auteur est un apprenti écrivain. Dans le style surtout, où les descriptions usent de termes sans cesse répétés (victorienne, édouardien, georgien…). Le néophyte en histoire de l’architecture que je suis est passé complètement à côté de ces descriptions. On sent que l’auteur veut que ça claque, et à trop vouloir en faire, il en fait un peu trop, mais juste un chouia, car ce n’est qu’un petit détail. L’essentiel est vraiment ailleurs.

Douglas Kennedy est un grand auteur à succès, et lire ce livre édité en 2010 après tant de succès, sans avoir lu ses anciens best-sellers, aurait pu lui valoir une forte critique sur un certain manque de style. Mais un avant-propos de l’auteur explique que ce livre date de 1988, qu’il est son premier (si l’on ne compte pas les pièces de théâtre). Je pense (et j’espère) que j’aurais l’occasion de lire du Kennedy dans toute sa splendeur.

Pour le moment, même si (je me répète) dans la forme Au-delà des pyramides n’a pas été un enchantement, dans son fond il a été extrêmement à la hauteur, avec une analyse bien pertinente de la société égyptienne en particulier, et en tant que société (majoritairement) musulmane en général. Je reconnais des traits de caractères qui font la mienne, algérienne, et ce qui a été à l’origine de ce qui pour moi peut être considéré comme d’énorme ratages. L’incapacité de l’autocritique, la complaisance dans une certaine inculture (ce ballotement entre valeurs traditionnels et des influences indéniables de l’occident, le chauvinisme national ou religieux sans patriotismes ni profonde piétés véritables –de la bigoterie au plus).

Un détail du livre est (à l’honneur de son auteur) d’une précision manifeste. A savoir la révolution égyptienne dans les islamistes seraient gagnants (dans les causes sont surtout d’ordres économiques et dans les répercutions socioculturelles plus profondes), après une visite d’une ville de la Haute Egypte, Assiout, de l’ambiance qu’il y règne, du conformisme islamiste et d’une tension avec la minorité chrétienne copte qui n’augure rien de bon, mais je l’espère trouvera une résolution définitive et apaisante.

Pour me résumer, je dirai que ce récit de voyage est très intéressant, qu’il aurait pu être passionnant, qu’il se lit tout seul, avec beaucoup de facilité, comme on m’a souvent dit sur cet auteur pour qui j’ai beaucoup de sympathie.

Douglas Kennedy est né à New York en 1955, et vit entre Londres, Paris et Berlin. Auteur de récits de voyages remarqués, dont Au pays de Dieu (2004) et Au-delà des pyramides (2010), il s’est imposé avec, entre autres, L’homme qui voulait vivre sa vie (1998 ; rééd 2005, 2010), – adapté au cinéma par Éric Lartigau avec Romain Duris, Marina Fois, Niels Arestrup et Catherine Deneuve en 2010 -, La Poursuite du bonheur (2001), Les Charmes discrets de la vie conjugale (2005), La Femme du Ve (2007), Quitter le monde (2009) et Cet instant-là (2011). Tous ces ouvrages sont publiés chez Belfond et repris chez Pocket. En 2008, Belfond a également publié son roman-culte, Piège nuptial, dans une nouvelle traduction.

Florilège des caricatures de la révolution en Tunisie et en Egypte





Taxi de Khaled Al Khamissi


Auteur :Khaled Al Khamissi

Titre : Taxi

Edition : Actes sud 2009, 190 pages

Quatrième de couverture : Portant chacune sur un aspect particulier de la vie sociale, économique ou politique en Egypte, ces cinquante-huit conversations avec des chauffeurs de taxi du Caire composent un tableau fascinant de ce pays à un moment clé (avril 2005-mars 2006) du règne du président Hosni Moubarak – qui sollicitait alors un cinquième mandat. Tout y est, en effet : les difficultés quotidiennes de la grande majorité de la population, la corruption qui sévit à tous les échelons de l’administration, l’omniprésence et la brutalité des services de sécurité, le blocage du système poli-tique, les humiliations sans fin que la population subit en silence, les ravages du capitalisme sauvage… Consignés en dialecte égyptien avec un humour décapant et un admirable sens de la mise en scène, ces échanges librement reconstitués par l’auteur, sinon entièrement inventés par lui, relèvent à la fois de la création littéraire et de l’enquête de terrain. S’ils font connaître les griefs des « gens d’en bas », ils laissent aussi entrevoir les raisons pour lesquelles le pouvoir en place tient bon mal-gré sa décrépitude et son impopularité. C’est sans doute cette combinaison inédite de lucidité politique, de tendresse pour les plus faibles et d’humour qui explique la diffusion de Taxi, dans sa version originale, à plus de cent mille exemplaires.

 

J’avais peur de m’ennuyer un peu, car le livre garde le même cadre, à savoir l’intérieur d’un taxi, souvent en mauvais état. L’auteur raconte sans se dévoiler, limite ses interventions par de petites questions, donnant rarement son avis ou tout simplement un hochement de tête. Et non, je ne me suis ennuyé!

Ce livre est une peinture, une sorte de mosaïque, dont les petites histoires individuelles montrent un ensemble à la fois misérable et doux, laid exaspérant, et des fois même (rarement cependant), figurez-vous, serein.

Quelques histoires sont très drôle, je pense à celle qui commence page 160, où plusieurs taxis faisant la queue pour faire le plein de gaz, s’échangent quelques blagues pétillantes. Des perles même. Voyez par vous-même: « …entre un homme et une femme [égyptiens], vous savez comment ça se passe? Avant le mariage, tu parles et elle écoute. Après le mariage, elle parle et tu écoutes. Après trois ans de mariage, tu parles, elle parle et tout le quartier vous entend hurler ».

L’image de l’Égypte ici, comme la quasi totalité des pays africains, n’est pas très reluisante. Une démocratie (très mal mise en scène, donc on peut appeler ça une dictature!) qui tente de se cacher derrière un pseudo nationalisme, toutes les injustices qui en découlent, la corruption qui atteint des seuils incroyables et l’intégrisme ainsi que toutes sortes d’extrémismes religieux qui en résultent. Tout ceci donne une marmelade (ou chekchouka) au goût aussi amer (ou épicé) qu’insupportable.

L’auteur, Khaled Al Khamissi est né au Caire. Il est producteur, réalisateur et journaliste. Diplômé de sciences politiques de l’université du Caire et de relations internationales de l’université de Paris-Sorbonne, il a publié en 2007 ce premier livre, devenu rapidement un best-seller et aussitôt traduit en plusieurs langues européennes. Son deuxième opus, Safinat Nûh (L’Arche de Noé), paraîtra au Caire à la fin de 2009.

Cette lecture rentre dans le cadre du challenge Tour du monde organisé par Livresque.

Pays N°13: L’Égypte. Prochaine escale : le Cameroun

Algérie Tunisie et l’autre


Un Algerien, un Tunisien et un Egyptien sont surpris en état d’ébriété en Arabie Saoudite, alors que la consommation d’alcool y est rigoureusement interdite!
Le sultan décide de les punir, tout en restant bienveillant. Pour éviter l’incident diplomatique, il leur dit :
– « Pour la consommation de l’alcool, vous aurez une punition de 50 coups de fouet ! Mais puisque vous êtes des étrangers et que vous ne connaissiez pas
l’interdiction, je vais être bon. Avant la punition, vous avez droit a un souhait ! « 

Là-dessus, le Tunisien dit :

– « Je souhaite que vous m’attachiez un coussin sur le dos, avant de me fouetter. »
Son souhait est réalisé, mais le coussin, sous la force des coups de fouet, rompt après 25 coups
L’egyptien qui voit cela, souhaite qu’on lui attache deux coussins sur le dos.
Aussitôt dit, aussitôt fait, mais pour lui aussi, les coussins se sont déchirés, hélas très vite.
Maintenant, le sultan s’adresse à l’algérien et dit :
– « Puisque tu es Algerien, que je suis un grand fan de football et que vous jouez si bien au foot je vais être particulièrement indulgent avec toi! Tu as le droit a deux souhaits mais choisi bien.
L’algérien dit:
– « OK, j’ai déjà choisi. Mon premier désir est de recevoir 100 coups de fouet au lieu de 50 seulement!
Le Tunisien et l’egyptien sont très surpris et le prennent pour un fou.
Le sultan dit :
– « Je ne te comprends certes pas, mais le double des coups t’est toutefois accordé!
– Et ton deuxième désir ? »
Le l’Algerien répond :
– « Qu’on m’attache l’Egyptien dans le dos ! »