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Demain j’aurai vingt ans d’Alain Mabanckou, lu par l’auteur (Audiobook)


(Jaq DEMAIN 20 ANS.qxd:  Jaquette LA PREMIéRE GORGƒAuteur: Alain Mabanckou
Titre : Demain j’aurai vingt ans
Edition: Collection Écoutez lire, Gallimard

Date de parution: 09-09-2010

Contient 2CD audio au format mp3. Durée d’écoute : env. 9 h 30 mn

Résumé: «Je souhaite que l’auditeur ressente dans les variations de ma voix toutes les émotions qu’il ne pourrait trouver en ne lisant que le livre. Cette émotion-là est difficile à jouer. Je n’ai pas joué, j’ai fermé les yeux et j’ai entendu les échos de cette enfance…»L’écoute en classe de ces CD est autorisée par l’éditeur.

Demain, j’aurais vingt ans nous mène dans l’univers de l’enfance de l’auteur, encore écolier dans la ville congolaise de Pointe-Noire, un univers plein d’innocence, de poésie, d’amour et de tristesse par moment. La lecture de l’auteur de son propre texte est une grande réussite, et ça donne au texte une grande puissance et surtout une très grande intimité. A la fin du livre, on a même l’impression de connaitre l’auteur, d’avoir été l’un de ses petits camarades de classes, d’avoir mangé en sa compagnie un plat de viande de bœuf au haricots, en écoutant Roger Guy Folly parler du Shah d’Iran (Capitale: Téhéran), ou en écoutant l’homme aux grosses moustaches pleurer son arbre, ou encore crier en sa compagnie Ali Bomayé quand éclate quelque part une bagarre.

Mabanckou nous raconte de vive voix son histoire, nous brosse le tableau culturel, social et politique de son pays, à travers son regard de petit garçon qu’il a impeccablement su garder. Marx, Engels n’ont, semble-t-il aucun secret pour lui. Et aussi, comment le pouvoir d’alors, d’obédience communiste, mène une politique de droite!!

Comme dirait l’autre, Bref, j’ai écouté un bon livre.

Malheureusement, je n’ai lu qu’une infime partie de l’œuvre d’Alain Mabanckou. Ou peut être tant mieux, cela veut dire aussi que j’aurais un jour le plaisir de la lire, cela dépend de l’angle de vue.

Alain mabanckou

Mais le fleuve tuera l’homme blanc de Patrick Besson


Auteur: Patrick Besson

Titre: Mais le fleuve tuera l’homme blanc

Edition: Points éditions 08/2010 (505 pages)

Quatrième de couverture: « De passage à Brazzaville, Christophe aperçoit une ancienne espionne, radiée de la DGSE suite à un retentissant scandale. Que vient-elle faire au Congo ? Intrigué, il la suit ? et croise le chemin d’une foule d’individus interlopes : un ex-agent du KGB, une coquette congolaise lectrice de Kant, des génocidaires hutus. Sur ce continent mystérieux, personne n’est ce qu’il prétend être. »

Ce roman a beaucoup trainé sur mes étagères, je l’avais acheté de manière impulsive, comme souvent j’achète des livres, et ne trouve pas le temps de tout lire tellement la PAL devient haute!!

C’est mon deuxième Patrick Besson, j’avais lu Saint-sépulcre, et j’avais adoré. Celui là m’a fait pensé à Petit frère d’Eric Zemmour, les leçons de politique s’y ressemble sur la forme. Dans Mais le fleuve tuera l’homme blanc, Mr Besson tape fort, et nous donne un texte dense et passionnant, quoi que quelque peu élitiste. Il est donc préférable d’avoir des connaissances sur la vie en Afrique subsaharienne, notamment l’histoire du Rwanda, de son génocide, mais aussi ce que les algériens connaissent peu, et qui est appelée la Françafrique.

Ceux qui me lisent régulièrement doivent savoir que j’adore quand un auteur évoque un autre auteur, affectionné, et qu’il en fasse un personnage, et c’est chose faite dans ce roman avec l’auteur Congolais Tony Labou Tansi.

L’exercice de Besson dans ce roman est très intéressant, mais tend à brouiller les pistes, d’autant que les personnages ne jouent pas franc jeu d’entrée. Chacun des personnages prend la parole à un moment ou un autre de l’histoire sans que l’on sache quand se fait la transition, ce qui oblige à relire des fois.  Mais l’intrigue est bonne, bien ficelé, superbement documentée, peut être trop même pour les lecteurs profanes, dont je pourrait faire partie. Le style est plaisant, dense par moment, mais plaisant globalement. Je ne regrette pas mon deuxième Besson. Au suivant!!