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Le Griot de l’Emir de Bayrouk


le griotAuteur : Bayrouk

Titre : Le Griot de l’émir

Edition : Elyzad éditions pour la Tunisie

Quatrième de couverture: Gardien de traditions éloignées et de rythmes ensoleillés, héritier d une tribu jadis puissante, le griot des Oulad Mabrouk erre, le luth à la main, entre des campements inconnus, dans un Sahara des temps anciens où les haines tenaces côtoient les violentes passions. Témoin de l’affront fait à son amie, la belle Khadija, condamné à mort par l émir souverain, le dernier grand griot quitte la terre des nomades et s exile à Tombouctou, cité des savoirs et des marabouts. Il y rencontre la générosité et l amour. Mais son destin est ailleurs, il est au pays des Maures, afin de porter haut sa voix et de semer les graines de la révolte. Car dans ce monde de sable, c est la musique des pères qui réveille l orgueil des hommes et les fureurs du désert.

Le griot appartient à une culture qui n’existe peut être plus. Le griot est ce poète, fils de poète, et qui par atavisme, transmet, ou transmettait, les histoires des rois qu’ils suivent, qu’il glorifie, qu’il conte les exploits guerriers. Dans leurs cultures basées sur l’oralité, le griot occupe à la fois le statut d’historien, de chanteur, de musicien savant.

Beyrouk nous conte ici, à travers le personnage du griot au parcourt sinueux, romanesque et rude, un monde qui tend à disparaitre, un temps pas si lointain, que les occupations européennes ont précipité l’anéantissement, en imposant une structuration administrative autre. Dans un territoire désertique aussi immense qu’hostile, la vie de ce griot ne dépend que des mécènes

Dans un style beau, épuré et fluide, Beyrouk propose un texte bien travaillé, précis et sans fioriture. Il est d’abord le premier  écrivain francophone que je lis, mais aussi le seul dont j’ai réussis à me procurer l’œuvre.

beyroukCe roman rentre dans le cadre du Challenge heureusement ouvert, et hélas un peu délaissé  Tour du mondelogo3.

Pays N° 36. La Mauritaniemauritanie.

L’aventure d’Albarka de Boubou Hama et Andrée Clair


albarka11Auteurs : Boubou Hama & Andrée Clair

Titre : L’aventure d’Albarka

Edition : EDICEF . NEA (collection Afrique en poche) (110pages)

Date : 09/2009

Quatrième de couverture : « Vers 1910, le tout jeune Albarka mène une vie tranquille à Fonéko, petit village Sonraï du Niger. Il joue avec ses petits camarades, sa répond à ses questions, sa grand-mère lui conte des histoires, son père lui apprend la brousse. Et puis un jour, un messager arrive, apportant un ordre du commandant blanc. L’épouvante entre dans le cœur d’Albarka dont toute la vie va être bouleversée. Ballotté d’abord par les évènements, Albarka, peu à peu, se ressaisit et maitrise sa nouvelle vie. Mais tout n’est pas si simple ! »

albarkaPetit livre de jeunesse, entrant dans le cadre du challenge Tour du monde, pour le Niger (pays voisin et lointain à la fois, où je compte beaucoup d’amis), challenge qui souffrit d’une grande et longue léthargie, tout comme l’activité de ce blog ces derniers mois.

boubouCoécrit par Andrée Clair, une grande amie du Niger et Boubou Hama, écrivain et politicien nigérien, qui retrace ici, dans ce petit livre, et sans le préciser pour autant, sa propre histoire. Petit livre de jeunesse, au style clair, simple et au ton didactique, il raconte l’itinéraire du petit Albarka, né dans la brousse, et qui vécut l’arrivée de ce qui lui et ses semblables vivait comme une occupation, une colonisation, et ce que les français, ces blancs considéraient comme de la pacification. Il y avait surement un peu des deux.

Sans manichéisme, l’auteur raconte le bonheur de la vie de tribu au milieu de la brousse, et ce qu’il considère être une chance, d’avoir appris à lire avec les français ce qui lui permit de mener sa vie! Il n’y a pourtant pas de rancœur envers ce blanc symbole de l’autorité!

Un grand merci à mon ami Nasser Damé de Niamey de m’avoir offert ce petit livre.

Lecture entrant dans le cadre du challenge tour du monde.logo3

Pays N°34 . Le Niger drapeau niger

Fiche du roman: Le Temps de la sorcière d’Arni Thorarinsson


le temps de la sorcièreTitre: Le Temps de la sorcière

Auteur:Arni Thorarinsson

Edition: Le Points

Date: 02/10/2008

ISBN: 9782757810774

Quatrième de couverture : « Muté dans le nord de l’Islande, Einar, le sarcastique reporter du Journal du soir, se meurt d’ennui. D’autant qu’il ne boit plus une goutte d’alcool ! Tout ceci deviendrait vite monotone… n’étaient ces étranges faits divers qui semblent se multiplier : un étudiant disparaît, des adolescents se suicident… Einar voit d’un autre œil cette microsociété gangrénée par la corruption et la drogue. »

arni thorarinsson

Né à Reykjavík en 1950, Arni Thorarinsson a étudié la littérature à l’université de Norwich en Angleterre. Il travaille dans divers journaux islandais et participe à des jurys de festivals de cinéma. Il est également l’auteur de Dresseur d’insectes, disponible en Points.

Le Nom de la rose d’Umberto Eco


le nom de la roseAuteur: Umberto Eco

Titre: Le Nom de la rose

Edition: Le Livre de poche éditions (544 pages)

Date de parution:02/11/1983

ISBN: 9782253033134

Quatrième de couverture: « Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d’hérétiques sillonnent les royaumes. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu’est l’abbaye située entre Provence et Ligurie, en l’an de grâce et de disgrâce 1327, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l’abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l’espace de sept jours. Le Nom de la rose est d’abord un grand roman policier pour amateurs de criminels hors pair qui ne se découvrent qu’à l’ultime rebondissement d’une enquête allant un train d’enfer entre humour et cruauté, malice et séductions érotiques. »

Quel chef d’oeuvre! waw!! Certes, il m’a fallu du souffle, car ce roman extrêmement dense et touffu nécessite beaucoup de temps, et moi, en cette période c’est ce qu’il me manque.  Entre un nouveau boulot, et de mauvaises habitudes de glandage, je lis beaucoup moins qu’avant.

Le livre aussi est assez difficile à lire, avec de nombreux passages en latin lors d’échanges savants entre d’illustres personnages, passages où je n’y comprenais rien, à part un mot ou deux, grâce à ma maigre culture latine apprise dans mes cours de médecine. Des échanges en latin donc, et des discussions compliquées, et des détails, des détails extrêmement pointilleux, tellement que, personnellement, je n’essayais pas de suivre, comme lors des escapades nocturnes des deux personnages principaux dans le labyrinthe qu’est la bibliothèque de l’abbaye où se déroule l’histoire. J’ai appris que l’on a accusé l’auteur italien et sémiologue, d’avoir eu recours à un ordinateur pour la construction de l’intrigue du roman. Franchement, devant tant de détails, on se pose des questions, mais faut-il rappeler que le roman a été écrit dans une période où seule la NASA et peut être aussi quelques rares laboratoires possédait des ordinateurs, qui étaient les ancêtres des premiers PC que nous connaissons.

Eco nous emmène donc dans l’Europe chrétienne du moyen-âge, à un moment où l’église vivait des tensions convulsives, et où l’inquisition battait son plein. Le pape n’est plus à Rome depuis longtemps, et les rois et empereurs se disputent trônes et légitimités. Deux délégations arrivent dans cette abbaye neutre qui se trouve quelque-part du nord de l’Italie, pour ce qui ressemble à un premier round de discussion et de négociations politiques. Arrive à ce moment là Guillaume de Baskerville, moine franciscain, ancien inquisiteur de son état, fin limier et rationnel avant tout, ce qui ne l’empêche pas d’avoir la foi. Une série de meurtre commence à son arrivée, et il est chargé d’enquêter. Accompagné de son novice, le narrateur dans le roman, Umberto Eco nous fait vivre à travers ces deux personnages une aventure passionnante dont le sulfureux Da Vinci code parait n’être qu’une pâle imitation, aussi sérieux et érudit puisse-t-il être.

Humour, danger, suspens et moult rebondissements font du Nom de la rose un roman policier propre (au sens figuré!), et son érudition le place au dessus du lot.eco

Ce roman est lu dans le cadre du Challenge tour du monde, organisé par Livresque.logo3

Pays N° 32 Italie. italie

Fiche du roman : Chasseurs de têtes de Jo Nesbo


chasseurs-de-tetes-230074-250-400Auteur: Jo Nesbo

Titre: Chasseurs de têtes

Edition: folio policier (320pages)

Date de parution: 05/04/2012

ISBN: 9782070447701

Quatrième de couverture: « Roger Brown le sait, il est le meilleur chasseur de têtes de Norvège. Utilisant les questionnaires du FBI, il fait subir aux candidats de véritables interrogatoires et ne laisse aucune place au hasard. Mais Roger a une faiblesse : sa splendide femme Diana, qui lui coûte très cher… Voiture de luxe, vêtements de marque, loft immense, galerie d’art et vernissages au champagne, rien n’est trop beau pour elle. Pour financer sa vie privée, il dérobe avec l’aide d’un complice des toiles de maîtres chez ses clients. Mais le jour où il décide de voler un Rubens à Clas Greve, pourtant le profil du parfait pigeon, les choses se gâtent. De chasseur, Brown devient la proie et le pigeon se révèle être un terrible prédateur… »

D’ici là, bientôt le billet du magnifique roman d’Umberto Eco, Le Nom de la rose.

GERMANY-NORWAY-LITERATURE-NESBOE

Les mains rouges de Jens Christian Grondahl


les mains rougesJ’avais découvert cet auteur voici deux ans environ, sur Les carnets de routes de François Busnel, l’année où la littérature scandinave a été à l’honneur à la foire du livre de Paris. Mr Busnel nous avait fait découvrir entre autres Henning Mankell, Jo Nesbo ainsi que Jens Christian Grondahl que j’ai trouvé un peu par hasard dans l’à-peu-prêt-unique librairie d’Annaba. J’étais d’autant plus empressé de le lire que je comptais le faire dans le cadre du Challenge Tour du monde, organisé  par Julie Livresque. Quelqu’un sait ce qu’elle est devenue ? Son blog n’existe plus et elle est inactive sur Facebook depuis plus d’un an.

Je reviens à ma lecture. Dans ce roman, Les mains rouges, il s’agit de l’histoire de deux personnages qui ne se connaissent pas vraiment, sinon très peu. La fille, Sonja, rentre furtivement dans la vie du garçon, le narrateur. La rencontre se passe dans les années soixante-dix, et ils se retrouvent (je dirai plutôt qu’il l’a retrouve, un peu par hasard) une quinzaine d’année plus tard.

Les deux personnages, mais surtout la fille, sont une sorte de Mr Meurlsaut l’étranger d’Albert Camus. Effectivement, Mr Grondahl semble avoir été fortement influencé par L’Etranger. Sonja, au début surtout, subit les évènements qui l’entourent, ne semble avoir aucune envie, et se laisse aveuglément guider par ce qu’on pourrait appeler le destin. Elle finit par flirter avec le banditisme, et participe sans le savoir à un holdup qui fait un mort.

Plus tard, ce qui ressemble à des remords la pousse vers une rédemption. Accompagnée par un homme (le narrateur, très passif dans le roman) qu’elle a croisé furtivement, et qui, curieux cherche à connaitre son histoire, son itinéraire.  J’avoue cependant ne pas avoir compris le but de ce roman. Peut être s’agit-il d’une spécificité scandinave. La lecture est cependant agréable, et même si je n’ai pas trop cerné cet auteur, je ne trouve pas avoir perdu mon temps.

 Jens Christian Grøndahl

Ce roman rentre dans le cadre du challenge Tour du monde organisée par Livresque.

Pays N° 31 DanemarkFlag_of_Denmark.svg.

Fiche du roman : Les mains rouges de Jens Christian Grondahl


les mains rougesAuteur: Jens Christian Grondahl

Titre: Les mains rouges

Editions: folio éditions (mars2011/ 178 pages)

 

Quatrième de couverture: « Nous sommes en 1977. Un jeune homme croise à la Gare Centrale de Copenhague une jeune femme « dégingandée, les cheveux châtains en bataille et le visage anguleux ». Il l’héberge quelques jours avant de découvrir qu’elle lui a donné un faux nom – elle s’appelle Sonja et non Randi. Elle disparaît, laissant la clef d’un casier contenant un sac rempli de billets de banque…
Il la retrouve quinze ans plus tard. Cette fois, Sonja accepte de lui raconter sa vie. « 

Jens Christian Grøndahl
Les mains rouges confirme le grand talent de Jens Christian Grøndahl, passé maître dans l’évocation des existences au carrefour de la grande et de la petite histoire.

Ce roman est lu dans le cadre du challenge tour du monde, organisé par livresque.