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Challenge Prix Nobel 2011 (3/6)


ll devait être pétaradant, mais l’ayant oublié un moment, je n’ai finalement lu que trois auteurs nobélisés sur les six prévus. Ça aura été pétillant, avec ces 3 livres, que j’ai beaucoup apprécié.

Ce challenge a été lancé par Mimi. Et elle organise même la session 2012, sur la page suivante.

Je compte bien y participer, mais avec des objectifs plus modestes peut être, cette fois ci.

 

La peste d’Albert Camus


Auteur : Albert Camus

Titre : La peste

Edition : Folio 1978  /  279 pages

Quatrième de couverture:« Naturellement, vous savez ce que c’est, Rieux ?
– J’attends le résultat des analyses.
– Moi, je le sais. Et je n’ai pas besoin d’analyses. J’ai fait une partie de ma carrière en Chine, et j’ai vu quelques cas à Paris, il y a une vingtaine d’années. Seulement, on n’a pas osé leur donner un nom, sur le moment… Et puis, comme disait un confrère :  » C’est impossible, tout le monde sait qu’elle a disparu de l’Occident.  » Oui, tout le monde le savait, sauf les morts. Allons, Rieux, vous savez aussi bien que moi ce que c’est…
– Oui, Castel, dit-il, c’est à peine croyable. Mais il semble bien que ce soit la peste. »

Devant l’imminence d’une mort éventuelle, Les oranais d’alors se posent la question de savoir s’ils devaient s’empresser de vivre les jouissance de la vie, ou s’ils avaient à vivre avec austérité grave et ascétique. Beaucoup, dans la confusion ambiante, passe fiévreusement d’un état à l’autre. En somme Albert Camus sonde l’âme humaine, et sa capacité à affronter la souffrance et la fin de la vie qui l’accompagne souvent, ou peut être.
Deviendra-t-elle bonne ou méchante? Se tournera-t-elle vers la vertu, ou sombrera-t-elle dans la décrépitude du vice? L’auteur essaie de se poser la question.
Dans La peste d’Albert Camus, ce n’est pas l’intrigue qui importe, mais plutôt ce que vivent les personnages, ce qu’ils pensent, ressentent, aiment ou n’aiment pas. D’ailleurs, j’aime beaucoup comment Camus décrit ses personnages. Une description à la fois physique et caractérielle, passant de l’une à l’autre, de manière si subtile, qu’il semble faire les deux en même temps.
J’ai apprécié le coup d’oeil que l’auteur fait à mr Meursault, le personnage principal de l’Etranger. J’aime beaucoup en général, quand les auteurs évoquent discrètement les personnages de grands classiques littéraires, fussent-ils les leurs.  Ça nous donne l’impression de les connaitre mieux, de les côtoyer.
Une chose est sûre, Albert Camus connait parfaitement ses personnages.

Chose que j’avais remarqué bien avant, en lisant L’etranger, l’influence d’Albert Camus sur Yasmina Khadra. Ayant beaucoup ce dernier, je remarque souvent, derrière un mot, ou une tournure de phrase, le style Camusien de Khadra.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge prix Nobel 2011. Je suis sensé lire 6 titres dont les auteurs ont été primé par le Nobel. La peste est le troisième après Paris est une fête d’Hemingway, et Une canne à pêche pour mon grand-père du chinois Gao Xingjian, avant le 7 octobre. Il m’en reste trois autres, et pas des minces!

Une canne à pêche pour mon grand-père de Gao Xingjian


Auteur : Gao Xingjian

Titre : Une canne à pêche pour mon grand-père

Edition : Aube poche 2001 (128 pages)

Quatrième de couverture : « Souvenirs d’enfance, les bonheurs simples de l’amour et de l’amitié, le pays natal et ses lieux familiers, mais aussi les drames de la rue ou les tragédis vécues par la Chine, tels sont les thèmes de prédilection de ces six nouvelles choisies par l’auteur. Gao Xingjian, prix Nobel de littérature en 2000, est également dramaturge, metteur en scène et peintre. Son œuvre foisonnante en fait l’un des plus grands créateurs de notre temps. »

Gao Xingjian peintre autant qu’écrivain, peint  à travers ce recueil de nouvelles, différentes situations, apparemment ordinaires, comme des portraits. Je ne sais pas si c’est le faite de le savoir peinte qui m’a influencé, mais à travers ce couple en voyage de noce qui fait escale quelque part, et finit par visiter un temple (où l’auteur nous transmet tant les plaisirs du jeune couple) ; à travers ce jeune homme qui passe à deux doigts de la noyade ; ou ce monsieur qui cherche dans sa mémoire le lac où il allait avec son grand père à la pêche ; ou cet accident de circulation, on a l’impression, après le point final de chaque nouvelle, de voire un tableau dessiné, net, clair et précis. il décrit des situations avec une telle exactitude, sans passions et sans trop d’émotions, desquelles découle presque mécaniquement une limpidité, une clarté concise et sans fioritures.

Je serai curieux de lire un roman de cet auteur, de voire, comment une intrigue pourrait être construite sur ce ton neutre, mais tellement claire.

C’est la deuxième fois que je lis ce livre.

Gao Xingjian est peintre, dramaturge, essayiste, metteur en scène et traducteur (les surréalistes, Ionesco et Beckett). Il vit en Seine-Saint-Denis depuis les événements de Tiennamen. La Montagne de l’âme est son premier roman et le premier prix Nobel chinois.

Ce billet rentre dans le cadre du Challenge Prix Nobel 2011, organisé par Mimi.

Paris est une fête d’Ernest Hemingway


Auteur : Ernest Hemingway

Titre : Paris est une fête

Edition : Folio 1973

Quatrième de couverture : « Miss Stein et moi étions encore bons amis lorsqu’elle fit sa remarque sur la génération perdue. Elle avait eu des ennuis avec l’allumage de la vieille Fort T qu’elle conduisait, et le jeune homme qui travaillait au garage et s’occupait de sa voiture –un conscrit de 1918- n’avait pas pu faire le nécessaire, ou n’avait pas voulu réparer en priorité la Ford de Miss Stein. De toute façon, il n’avait pas été sérieux et le patron l’avait sévèrement réprimandé après que Miss Stein eut manifesté son mécontentement. Le patron avait dit à son employé : « Vous êtes tous une génération perdu.»

« C’est ce que vous êtes. C’est ce que vous êtes tous, dit Miss Stein. Vous autres, jeunes gens qui avez fait la guerre, vous êtes tous une génération perdue. »

Souvent je choisis mes lectures dans les blogs d’auteurs que j’aime bien, sinon dans leurs propres livres. J’essaie d’y rechercher ce que ces auteurs y ont trouvé, m’amuse à découvrir quelques influences ou quelques clins d’œil dans leurs œuvres.

J’avais découvert ce roman sur le blog de Salim Bachi, un auteur talentueux originaire d’Annaba, où je vis à temps partiel depuis 4ans maintenant. Je l’ai acheté à 50DA (à peu près 0.50€), et en bien mauvais état. J’ai dû mettre une bonne demi-heure à le rafistoler, pouvant ainsi le lire sans risquer de perdre des pages ou de l’esquinter encore plus.

Ce roman, publié en  1964 à titre posthume, a longtemps germé dans la tête son auteur, au lendemain de la première guerre mondiale, pendant ces années folles, quand jeune et pauvre, il se promettait de l’écrire plus tard.

Ce récit autobiographique, relate des souvenirs, probablement romancés à des degrés divers, selon les passages, où calculs financiers et privations ont jalonné la vie de cet auteur à ses débuts. Les bars et cafés fréquentés, les bons vins et les plats dégustés (bon marché !), et même un couscous au mouton dans un restaurant algérien en compagnie d’un cracheur de feu à Lyon, lors d’un voyage où il accompagna Scott Fitzgerald.

Ernest Hemingway y aborde également certains moments d’intimité avec d’autres personnes, des amateurs de peintures ou des peintres, des poètes et des écrivains, comme James Joyce, à l’époque de la publication de son fameux roman Ulysse. Je me suis dit que ce détail doit être l’une des raisons (nombreuses) pour lesquelles Salim Bachi apprécie ce roman, lui dont l’œuvre en (Joyce) est fortement influencée, et par Ulysse notamment, dont il dit faire partie de ses livres de chevet.

Ce livre plaira certainement aux amoureux de Paris, mais surtout, ceux de la littérature américaine du début du XXème siècle, celle de la Génération perdue.

Cette lecture rentre dans le cadre du challenge pris Nobel 2011, organisé par Mimi. 1/6

Challenge prix Nobel 2011.


 

C’est Mimi qui lance l’idée de ce challenge, ouvert du du 1novemvre 2010 jusqu’au 7 octobre 2011. Avec trois niveau de participation:

Nobel pétillant : 3 à 4 auteurs lus

Nobel pétaradant :6 à 7 auteurs lus

Nobel explosif : 10 auteurs lu ou plus.

Pour ma part, voici la liste d’auteurs que je vais essayer de lire:

  • Beloved de Tini Morisson.
  • Les raisins de la colère de John Steinbeck.
  • La peste d’Albert Camus.
  • Paris est une fête d’Ernest Hemingway.
  • La cane à pêche de mon grand-père, un recueil de nouvelles du chinois Gao Xingjian.
  • Les enfants des morts de Heinrich Böll

Ça va pétarader.

D’autres prix Nobel seront lus, mais dans le cadre du challenge tout du monde, comme L’Amour du temps du choléra de Garcia Marquez…