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L’équation africaine de Yasmina Khadra


Auteur :Yasmina Khadra

Titre : L’équation africaine

Edition : Médiaplus éditions 2011

Quatrième de couverture: « Médecin à Francfort, Kurt Krausmann mène une existence ordinaire, limitée à ses allers-retours entre son cabinet de consultation et son appartement bourgeois. Jusqu’au drame familial qui va le précipiter dans le désespoir. Afin de l’aider à surmonter son chagrin, son meilleur ami, Hans, un riche homme d’affaires versé dans l’humanitaire, lui propose de l’emmener sur son voilier jusque dans les Comores, pour les besoins d’une bonne cause. Au large des côtes somaliennes, leur bateau est assailli par des pirates. Kurt et Hans sont enlevés puis transférés dans un campement clandestin. Dans leur geôle improvisée, se trouve déjà Bruno, un otage français que tout le monde semble avoir oublié, et qui tente péniblement de concilier sa passion pour le continent africain avec l’angoisse de sa captivité. Une détention à l’issue incertaine, des conditions de vie innommables, une promiscuité dangereuse avec des mercenaires sans pitié, c’est le début d’une descente aux enfers dont personne ne sortira indemne. Mais parce que le drame est propice aux revirements de situation, c’est aussi pour Kurt le début d’une grande histoire d’amour.En nous offrant ce voyage saisissant de réalisme, qui nous transporte, de la Somalie au Soudan, dans une Afrique orientale aux multiples contradictions – tour à tour effrayante, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse -, Yasmina Khadra confirme une fois encore son immense talent de narrateur. Construit et mené de main de maître, ce roman décrit la lente et irréversible transformation d’un Européen, dont les yeux vont, peu à peu, s’ouvrir à la réalité d’un monde jusqu’alors inconnu de lui. Un hymne à la grandeur d’un continent livré aux pires calamités. « 

L’adepte de Khadra que je suis, a été déçu cette fois ci. Certes le style Khadra est toujours beau, la sensibilité militante et (c’est nouveau!) optimiste, mais quelque chose cloche avec ce roman. Khadra (ou est-ce moi) est passé à côté cette fois. Quelques maladresses et beaucoup de clichés ont eu raison ( à mon avis) de roman. Moi qui connait beaucoup d’africains subsahariens, aucun d’eux n’a vu ni crocodile ni lion. L’africain maintenant vit en ville, et se déplace en voiture, ne vit plus dans la savane, et ne saute pas d’arbre en arbre en s’accrochant aux lianes. Khadra ne va pas jusqu’à dire ça, mais s’y approche beaucoup. Le tableau de l’Afrique qu’il dessine me semble très caricatural. Certes, il n’aborde que la Somalie et le Soudan, est doivent être parmi les pays africains les moins développés, cependant, je trouve qu’il est trop tombé dans la caricature.
La plume de Yasmina Khadra est d’habitude trempé dans le tragique, et avec brio. Au début de ce roman, c’est du Khadra comme on le connais, noir et surprenant, comme je l’aime, mais petit à petit, voulant peut être être moins tragique, le mécanisme de cet auteur d’habitude si efficace déraille. La fin en happy-end vire à l’eau de rose. J’ai été surpris plus d’une fois, mais d’une manière beaucoup moins agréable que de coutume.

Je ne déconseille pas ce livre pour autant. Car, malgré ses maladresses, sa lecture facile est  (+\-) agréable, on ne s’ennuie pas vraiment.

Yasmina Khadra est né en 1955 dans le Sahara algérien.
Il est aujourd hui connu et salué dans le monde entier où ses romans, notamment À quoi rêvent les loups, L Écrivain, L Imposture des mots, Cousine K sont traduits dans 40 pays. L Attentat a reçu, entre autres, le prix des libraires 2006, le prix Tropiques 2006, le grand prix des lectrices Côté Femme et est actuellement en cours d adaptation cinématographique.
Ce que le jour doit à la nuit – Meilleur livre de l année 2008 (Lire), prix France Télévisions 2008, prix des lecteurs de Corse – sera également porté à l écran par Alexandre Arcady.

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J- 13 pour « L’olympe des infortunes »


C’est le 21 mars prochain que les lecteurs de Yasmina Khadra, pourront enfin s’offrir ou se faire offrir le dernier opus de l’écrivain algérien mondialement connu.

Déjà paru en France chez Julliard depuis le 10 janvier, ce conte philosophique a bonne presse jusque là. Chez Ruquier, les deux Eric, avec leur sens recherché de la critique (légitime…), ont salué le style Khadra, lui reprochant quand même un manque d’originalité, d’inédit dans cette histoire. Je vois venir certains brandissant une pancarte scandant plagiat!!

Bonne lecture

Prochainement L’olympe des infortunes – Yasmina Khadra


LITTERATURE-KHADRALe prochain roman de l’auteur algérien à la renommé mondiale Yasmina Khadra, paraitra toujours chez Julliard en janvier 2009 sous le titre de « ‘L’olympe des infortunes ». Pour l’édition algérienne, ce sera cette fois l’édition canstantinoise Médiaplus, sous la direction de Mr Hannachi Said, qui aura le privilège.

lolympe1

Ci-dessous, la page sur le site internet de son éditeur français Jullirad :

Yasmina Khadra met toute sa verve romanesque au service d’une fable corrosive qui nous plonge dans l’univers des clochards, plein de tendresse, de cocasserie, de rêves invraisemblables et de terribles déconvenues.


Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l’Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de laissés-pour-compte ayant choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d’autres personnages aussi obscurs qu’attachants. C’est un pays de mirages et de grande solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Ach le Borgne, aussi appelé  » le Musicien  » parce qu’il sait, en quelques accords de banjo, faire chanter la lune, a pris sous son aile un jeune et naïf va-nu-pieds qui lui voue une admiration sans limites. Auprès de Ach, Junior s’initie à la philosophie des Horr. Le Horr est un clochard volontaire qui a pris le parti de vivre en marge de la ville en rejetant toutes ses valeurs : argent, travail, famille. Refusant jusqu’à la mendicité, le Horr se croit libre de toute attache. Mais lorsqu’une affection, souvent plus profonde qu’il n’y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d’ivrognes et de bras-cassés, tout détachement s’avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n’en sont pas moins sublimes. À travers cette galerie de portraits bigarrés, se dégage une dimension symbolique où l’esprit de solidarité, le sens du compagnonnage qui règnent chez les Horr contrastent avec la violence et l’individualisme de la société moderne. Il fallait tout le talent de conteur de Khadra, et la splendeur imagée de sa langue, pour transformer le prosaïsme rebutant de l’univers des clochards en un monde hautement poétique, où l’onirisme surgit derrière les détritus. On l’aura compris, L’Olympe des infortunes est une métaphore qui dénonce avec force la décadence de notre civilisation. Yasmina Khadra se pose en moraliste de notre temps et le constat qu’il livre n’est pas flatteur : les âmes perdues ne sont pas celles que l’on croit. Et l’enfer, lui, n’est jamais où on l’attend.

Biographie
Yasmina Khadra est un romancier algérien de langue française. Salué dans le monde entier comme un écrivain majeur, il est l’auteur, entre autres, de Cousine K (prix de la Société des gens de lettres), La Part du mort (Prix du meilleur polar francophone), Les Hirondelles de Kaboul (Newsweek Award ; Prix des libraires algériens), L’Attentat (Prix des libraires 2006) et de Ce que le jour doit à la nuit, best-seller de l’année 2008. Son œuvre est traduite dans trente-huit pays.

Lire également : L’olympe des infortunes

http://www.yasmina-khadra.com/

Yasmina Khadra – El Kahira, cellule de la mort


khadraQue pourrais-je dire à propos de Yasmina Khadra. Je viens de me rendre compte que bien qu’il soit mon auteur préféré, c’est la première fois que je parle d’un de ses livres. Et je ne vais parler du dernier livre « Ce que le jour doit à la nuit », ni de « l’attentat » son œuvre la plus vendue je crois ! Car je viens de lire l’un des ses premiers écrits, alors qu’il ne signait pas encore sous son pseudo qui rend hommage à la femme, désormais mondialement connu. Ce livre s’intitule El Kahira Cellule de la mort. Il est signé Mohamed Moulessehoul. Il date de 1986 aux éditions Enal, mais réédité chez Chihab éditions en 2002. Je reparlerai plus tard de cette édition, et surtout de la mauvaise qualité de ses livres.

Revenons à El Kahira (le Caire). C’est l’histoire de Khaled, un jeune « arabe et musulman » de l’Algérie française, âgé de 20ans. Fiancé à sa cousine Jamila, sa fortune se résume à quelques missions pour le compte du FLN, et un rêve nommé Algérie. Une Algérie libre et indépendante. Ce rêve, ainsi que ses « Frères », l’aident à tenir le coup dans cette prison oranaise. Transférés de cellule en cellule, les Frères de la CAM (condamné à mort), se croisent, se rencontrent, s’encouragent et se préparent à affronter la Veuve, cette mangeuse d’hommes (d’hommes libres) qu’est la guillotine, après un dernier arrêt dans la cellule N°13 nommée El Kahira (Le Caire). Chaque lundi, les hommes transférés à El Kahira savent désormais qu’ils n’ont que jusqu’à l’aube pour mourir.

Basé sur des témoignages de rescapés de la CAM, c’est grand hommage aux martyrs de l’Algérie en général, et d’un en particulier qu’est Ahmed Zabana, à qui le livre est dédié. On sent très bien le militaire commandant Moulessehoul, amoureux de sa patrie, reconnaissant et admiratif envers ces hommes sacrifiés, ces martyrs.

Je n’ai pas envie de faire le bilan de l’Algérie, de palabrer sur le recul de la démocratie, de la mauvaise gestion, de la politique aveugle et irréfléchie, la mainmise d’un pouvoir illégitime (non, j’ai du mal à le nommer gouvernement, c’est bien un pouvoir). Ahmed Zabana et tous les autres milliers de martyrs de l’Algérie se seraient sacrifié pour tant de bassesse ? Non, je ne veux pas le penser. C’est trop démoralisant.

Tant pis pour les éditions Chihab, je parlerai de la mauvaise qualité de leurs livres une autre fois.

Lus du même auteur, et commentés:

Les Hirondelles de Kaboul

La longue nuit d’un repenti

Les hirondelles de Kaboul

Literary secret story!!


khadra-makineJ’avais appris cela dans un entretient publié par l’éditeur algérien (Sédia) de Yasmina Khadra. Il avait parlé lors de cet entretient de deux romans avec des pseudonymes (autres que Yasmina Khadra) l’un ayant fait un flop, l’autre succès, dont les ventes auraient battues celles de tous ses livres réunis (à ce moment là nous sommes en 2007).

Le Figaro, le journal français de droite, a révélé aujourd’hui dans un article la liste de plusieurs auteurs à succès, ayant écrit et publié des romans sous d’autres pseudonymes. Le flop de Yasmina Khadra s’appelle Frenchy et est signé Benjamin Cros chez Fayard septembre 2004. Quand je dis flop ce n’est pas une critique péjorative, je reprends seulement les mots de l’auteur dans son entretien, et ceux du journaliste du Figaro (il aurait été vendu à seulement 460 exemplaires). Pour ma part je pensais à Grande vacance signé Renné Bonnel chez Flammarion et qui fut adapté par Alexandre Arcady au cinéma sous le titre de Là bas… mon pays et sur lequel j’ai déjà parlé dans un autre article.

Pour info c’est le même Alexandre Arcady qui va adapter au cinéma Ce que le jour doit à la nuit, le dernier Yasmina Khadra.

Dans le même article on apprend que sous le pseudonyme de Gabriel Osmonde qui maintenait un mystère sur son identité, se cache Andrei Makine. Je ne le connais pas personnellement. Faut dire que dans les librairies algériennes la littérature importée est très limitée. Ce que je sais de lui c’est qu’il a eu le prix Goncourt 1995 et Médicis pour le roman Le Testament Français.