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Marina de Carlos Ruiz Zafon


marinaTitre: Marina

Auteur: Carlos Ruiz Zafon

Edition: Pocket édition  (288pages)

Date: 5 Janvier 2012

ISBN: 9782266212540

Quatrième de couverture: « Interne au pensionnat, Óscar aime faire le mur, errer dans les rues désertes, les pinèdes, les villas d’un quartier laisséà l’abandon. Il suffira d’un chat et d’une montre en or pour qu’il bascule au pays des merveilles. Un royaume hanté par des amours mortes, un savant fou et les fantômes de Gaudí. Une Barcelone de rêve et de cauchemar, de théâtre et de cimetière, souterraine et baroque, d’ou seul s’évadera le souvenir de son guide: l’inoubliable Marina… »

J’avais découvert cet auteur espagnol dans son roman L’Ombre du vent, premier tome du Cimetière des livres oubliés, et ce livre reste à mes yeux son meilleur. Après Le prince de la brume et Le Jeu de l’ange et la lecture de Marina constitue une continuation et évolution sur le même ton et à peu prêt le même thème, de l’oeuvre de  Zafon. Son oeuvre repose sur un élément essentiel, et qui est peut être le secret de son succès: il s’agit de l’amour de la lecture. Écrire ce que enfant, et même plus tard, il aimerait lire.

Les personnages sont souvent des enfants (souvent orphelins, je me demande bien pourquoi?) qui vivent des aventures avec mille et un rebondissements, à la manière du  Compte de Monte Cristo qui est cité tout au long de son œuvre romanesque. Dans Marina, c’est l’histoire d’Oscar, un interne dans un pensionnat et qui s’éprend de cette Marina, une charmante fille et de sa famille. L’histoire se passe comme presque toujours dans les romans de Zafon dans une Barcelone ruinée, cassée, pauvre et chargée de mille histoires sombres et tragiques et tellement mythique.

Carlos Ruiz Zafon est un auteur à lire pour le simple plaisir de lire, de s’évader.

zafon

Fiche du roman : Marina de Carlos Ruiz Zafon


Titre: Marina

Auteur: Carlos Ruiz Zafon

Edition: Pocket édition  (288pages)

Date: 5 Janvier 2012

ISBN: 9782266212540

Quatrième de couverture: « Interne au pensionnat, Óscar aime faire le mur, errer dans les rues désertes, les pinèdes, les villas d’un quartier laisséà l’abandon. Il suffira d’un chat et d’une montre en or pour qu’il bascule au pays des merveilles. Un royaume hanté par des amours mortes, un savant fou et les fantômes de Gaudí. Une Barcelone de rêve et de cauchemar, de théâtre et de cimetière, souterraine et baroque, d’ou seul s’évadera le souvenir de son guide: l’inoubliable Marina… »

Écrivain catalan, Carlos Ruiz Zafón est né en 1964. L’ombre du vent, son premier roman, a reçu le prix Planeta, celui du Meilleur livre étranger pour la catégorie Roman, a été sélectionné pour le Femina étranger, et s’est vendu à dix millions d’exemplaires dans le monde.
Le jeu de l’ange a paru aux éditions Robert Laffont en 2009, auquel ont succédé, chez le même éditeur, Marina (2011), Le palais de minuit (2012), Les lumières de septembre (2012) et Le prisonnier du ciel (2012), 3e tome de la trilogie des Livres oubliés, après L’ombre du vent et Le jeu de l’ange. Carlos Ruiz Zafón vit aujourd’hui à Los Angeles.

Le jeu de l’ange de Carlos Ruiz Zafon


Titre: Le jeu de l’ange

Auteur: Carlos Ruiz Zafon

Edition: Pocket éditions / octobre 2010 (667pages)

Quatrième de couverture: « Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n’en a jamais existé, «une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués», en échange d’une fortune et, peut-être, de beaucoup plus. Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime le plus au monde. En monnayant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ? »

Carlos Ruiz Zafon, nous tisse ici, comme dans L’ombre du vent, une intrigue littéraire, policière et amoureuse fignolé d’une main de maitre. On y retrouve le libraire Sempere, son fils et bien sur, le Cimetière des livres oubliés. On y retrouve également un personnage à part entière du précédent roman, et qu’est la ville de Barcelone.

L’ambiance est toute aussi sombre et noire, et le bonheur n’y est jamais pas moins éphémère.  Le narrateur et personnage principal, David Martin, court derrière ses ambitions, mais comme tout un chacun de respectable, le doute modère ses ardeurs. Mais les mystérieuses lettres de l’éditeur parisien au nom italien le flatte et attise et courtise ce qu’il considère comme un talent indéniable.

Aussitôt le pacte signé (la parole donnée), les morts s’amoncellent auteur du jeune écrivain David Martin et la police ne tardera pas à suivre sa trace.

Dans cette histoire, les sentiments d’amour et d’amitiés sont mis à l’épreuve du succès, de la gloire mais aussi de la vanité, et des fois de la vanité d’aider l’être aimé. Une situation peu confortable mais à laquelle notre héros devra répondre.

J’ai trouvé cependant ce roman légèrement moins passionnant que L’ombre du vent. Mais il reste tout aussi prenant et ses 667 pages se lisent facilement et rapidement.

Ecrivain catalan,  Carlos Ruiz Zafón vit à Los Angeles, où il est également scénariste. L’Ombre du vent, prix Planeta (2004), prix du meilleur livre étranger – roman (2004), a aussi sélectionné pour le prix Femina étranger.

Rue des voleurs de Mathias Enard


Auteur : Mathias Enard

Titre : Rue des voleurs

Edition : ACTES SUD éditions, Août 2012 (252 pages)

Quatrième de couverture : « C’est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d’épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de série Noire. Il attend l’âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C’est avec elle qu’il va « fauter », une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi.

Commence alors une dérive qui l’amènera à servir les textes – et les morts- de manière inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l’amour et les projets d’exil.

Dans Rue des voleurs, roman vif et sur le vif, l’auteur de Zone retrouve  son territoire hypersensible à l’heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s’embrase, l’Europe vacille. Il faut toute la jeunesse, toute la naïveté, toute l’énergie du jeune Tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d’un combattant sans cause, Rue des voleurs est porté par le rêve d’improbables apaisements, dans un avenir d’avance confisqué, qu’éclairent pourtant la compagnie des livres, l’amour de l’écrit et l’affirmation d’un humanisme arabe. »

La lecture de ce livre est pour plusieurs raisons un évènement. Déjà, c’est la première fois que je lis dans les temps un roman de la rentrée littéraire française (ceux qui me lisent régulièrement savent surement que les livres édités en France mettent des années à arriver dans nos librairies, à par peut être quelques librairies d’Alger, et moi je vis loin d’Alger que je connais très peu et  tout ce que j’en ai connu le l’ai appris dans les livres). C’est par un heureux hasard donc, qu’il m’a été offert par Faïza suite à son court séjour au Luxembourg. Chose qui m’a attiré aussi dans ce livre, c’est que dans le début de la quatrième de couverture, si on changeait marocain par algérien, j’aurai pu croire qu’il s’agissait de moi. C’est donc ayant beaucoup de point communs avec le personnage de Lakhdar que j’ai entamé cette lecture.

Dans une langue fluide et élégante, Mathias Enard permet de s’affronter différente cultures dans un contexte d’une forte actualité (les derniers faits d’actualité, nous les avons vécu il a quelques semaines à peine). La culture arabo-musulmane disons libertaire et progressiste, comme celle de Lakhdar, y affronte celle de sa propre société, beaucoup plus restrictive, rigoriste et des fois violente. Il y a aussi l’affrontement des deux premières, avec la culture occidentale, dont les principes les plus sacrés vont de démocratie et  liberté d’expression jusqu’à l’appât du gain et du capitalisme dont il est source. Lakhdar qui vers la fin du roman a vécu tant d’histoires plus surprenantes et douloureuses les unes que les autres, qu’il ne fait plus son âge, d’une vingtaine d’année tout au plus. Vivant un peu malgré lui en ballotage entre coups de chances du destin et turpitudes de la vie, son histoire connait ses progressions et bouleversements que lors d’évènements dont il n’est pas responsable mais première victime à chaque fois.

L’auteur a étudié l’arabe, on le remarque très bien dans ce roman, et le maitrise bien, bien mieux que moi qui ai fait 12 ans d’études en arabes.

Ce roman de Mathis Enard est en lice pour le prix Goncourt, je lui souhaite toute ses chances. S’il l’obtient, il fera surement beaucoup moins de controverse que Houellebecq il y a deux ans.

 

Mathias Enard est né en 1972. Il est l’auteur de quatre romans chez Actes Sud : La perfection du tir (2003, pris des Cinq Continents de la francophonie), Remontrer l’Orénoque (2005 ; adapté au cinéma en 2012 par Marion Laine sous le titre A cœur ouvert avec Juliette Binoche et Edgar Ramirez), Zone (2008, prix Décembre 2008 ; prix du Livre Inter 2009) et Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants (2010, prix Goncourt des lycéens 2010)