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Le Griot de l’Emir de Bayrouk


le griotAuteur: Bayrouk

Titre : Le Griot de l’émir

Edition : Elyzad éditions pour la Tunisie

Quatrième de couverture: Gardien de traditions éloignées et de rythmes ensoleillés, héritier d une tribu jadis puissante, le griot des Oulad Mabrouk erre, le luth à la main, entre des campements inconnus, dans un Sahara des temps anciens où les haines tenaces côtoient les violentes passions. Témoin de l’affront fait à son amie, la belle Khadija, condamné à mort par l émir souverain, le dernier grand griot quitte la terre des nomades et s exile à Tombouctou, cité des savoirs et des marabouts. Il y rencontre la générosité et l amour. Mais son destin est ailleurs, il est au pays des Maures, afin de porter haut sa voix et de semer les graines de la révolte. Car dans ce monde de sable, c est la musique des pères qui réveille l orgueil des hommes et les fureurs du désert.

Le griot appartient à une culture qui n’existe peut être plus. Le griot est ce poète, fils de poète, et qui par atavisme, transmet, ou transmettait, les histoires des rois qu’ils suivent, qu’il glorifie, qu’il conte les exploits guerriers. Dans leurs cultures basées sur l’oralité, le griot occupe à la fois le statut d’historien, de chanteur, de musicien savant.

Beyrouk nous conte ici, à travers le personnage du griot au parcourt sinueux, romanesque et rude, un monde qui tend à disparaitre, un temps pas si lointain, que les occupations européennes ont précipité l’anéantissement, en imposant une structuration administrative autre. Dans un territoire désertique aussi immense qu’hostile, la vie de ce griot ne dépend que des mécènes

Dans un style beau, épuré et fluide, Beyrouk propose un texte bien travaillé, précis et sans fioriture. Il est d’abord le premier  écrivain francophone que je lis, mais aussi le seul dont j’ai réussis à me procurer l’œuvre.

beyroukCe roman rentre dans le cadre du Challenge heureusement ouvert, et hélas un peu délaissé  Tour du mondelogo3.

Pays N° 36. La Mauritaniemauritanie.

La formule de Dieu de José Rodrigues dos Santos


la formule de dieuAuteurs : José Rodrigues dos Santos

Titre : La formule de Dieu

Edition : Pocket édition

Date : 09/2009

Quatrième de couverture : « Le Caire, de nos jours. Le cryptologue portugais Tomás Noronha se voit confier le décryptage d’un manuscrit original. Son nom ? Die Gottesformel, la Formule de Dieu. Son auteur ? Albert Einstein lui-même. L’enjeu ? Le mode d’emploi d’une bombe nucléaire surpuissante. Précipité malgré lui au coeur d’une affaire d’espionnage international, Noronha plonge dans les secrets de l’atome… et dans un mystère bien plus grand encore.. »

Un peu à la manière d’un Dan Brown, José Rodriguez Dos Santos réussit son coup dans ce roman palpitant. Il essaie à travers différentes réalités scientifiques de poser une théorie qui pourrait expliquer le rôle de l’humanité, le but de notre existence et de la création (vu que cette dernière semble admise), bref tout ce à quoi la foi personnelle est sensée répondre.

L’intrigue du livre est entrainante, et assez classique j’ai envie de dire. Un scientifique portugais se retrouve coincé entre deux feux, entre deux services secrets ennemis, américains et iraniens, et il va, en tentant de déchiffrer un manuscrit codé, laissé par Einstein, Albert de son prénom. Le hasard faisant bien les choses, Tomàs est cryptologue à l’université de Coimbra. Mais le hasard existe-t-il vraiment ? C’est aussi à cela que le livre nous invite à réfléchir. Aussi, il tente de nous réconcilier avec la physique, les mathématiques et la synthèse de toute science, avec la philosophie.

Un roman à découvrir !

Allez, il se fait tard.  J’y vais, A+ José-Rodrigues-dos-Santos

Billet de lecture entrant dans le cadre du challenge Tour du Monde logo3

Pays N°: 35. Portugalflag_of_Portugal

L’aventure d’Albarka de Boubou Hama et Andrée Clair


albarka11Auteurs : Boubou Hama & Andrée Clair

Titre : L’aventure d’Albarka

Edition : EDICEF . NEA (collection Afrique en poche) (110pages)

Date : 09/2009

Quatrième de couverture : « Vers 1910, le tout jeune Albarka mène une vie tranquille à Fonéko, petit village Sonraï du Niger. Il joue avec ses petits camarades, sa répond à ses questions, sa grand-mère lui conte des histoires, son père lui apprend la brousse. Et puis un jour, un messager arrive, apportant un ordre du commandant blanc. L’épouvante entre dans le cœur d’Albarka dont toute la vie va être bouleversée. Ballotté d’abord par les évènements, Albarka, peu à peu, se ressaisit et maitrise sa nouvelle vie. Mais tout n’est pas si simple ! »

albarkaPetit livre de jeunesse, entrant dans le cadre du challenge Tour du monde, pour le Niger (pays voisin et lointain à la fois, où je compte beaucoup d’amis), challenge qui souffrit d’une grande et longue léthargie, tout comme l’activité de ce blog ces derniers mois.

boubouCoécrit par Andrée Clair, une grande amie du Niger et Boubou Hama, écrivain et politicien nigérien, qui retrace ici, dans ce petit livre, et sans le préciser pour autant, sa propre histoire. Petit livre de jeunesse, au style clair, simple et au ton didactique, il raconte l’itinéraire du petit Albarka, né dans la brousse, et qui vécut l’arrivée de ce qui lui et ses semblables vivait comme une occupation, une colonisation, et ce que les français, ces blancs considéraient comme de la pacification. Il y avait surement un peu des deux.

Sans manichéisme, l’auteur raconte le bonheur de la vie de tribu au milieu de la brousse, et ce qu’il considère être une chance, d’avoir appris à lire avec les français ce qui lui permit de mener sa vie! Il n’y a pourtant pas de rancœur envers ce blanc symbole de l’autorité!

Un grand merci à mon ami Nasser Damé de Niamey de m’avoir offert ce petit livre.

Lecture entrant dans le cadre du challenge tour du monde.logo3

Pays N°34 . Le Niger drapeau niger

Le temps de la sorcière d’Arni Thorarinsson


le temps de la sorcièreTitre: Le Temps de la sorcière

Auteur:Arni Thorarinsson

Edition: Le Points

Date: 02/10/2008

ISBN: 9782757810774

Quatrième de couverture : « Muté dans le nord de l’Islande, Einar, le sarcastique reporter du Journal du soir, se meurt d’ennui. D’autant qu’il ne boit plus une goutte d’alcool ! Tout ceci deviendrait vite monotone… n’étaient ces étranges faits divers qui semblent se multiplier : un étudiant disparaît, des adolescents se suicident… Einar voit d’un autre œil cette microsociété gangrénée par la corruption et la drogue. »

Depuis un petit moment, je ne cesse de découvrir la littérature scandinave, et commence à y prendre goût. Mon préféré jusque reste Jo Nesbo!! Avec Arni Thorarinsson, c’est une radioscopie d’un pays peu connu (l’image que l’ont de ce pays c’est la neige et les volcans!), et ce livre a été vraiment l’occasion d’un premier contact, d’une première prise de vue.

Sur la base d’une intrigue peu compliquée, on sent bien que celle-ci n’est pas la première priorité, l’auteur sous la plume d’un journaliste ancien buveur, seul et quasi dépressif, il enquête dans une ville du nord islandais, sur une série de morts, dans une ville, un collège où tout semble bien rouler.
Les dessous de la société sont énumérés, drogues, délinquance ainsi que le problème assez tabou de l’immigration, de la xénophobie…
Ce livre se classe certainement parmi les « bons livres », mais ne fait pas parti des livres passionnants qu’on ne lâche pas du début jusqu’à la fin. N’empêche que l’auteur est très intéressant et est à découvrir.

arni thorarinsson

Né à Reykjavík en 1950, Arni Thorarinsson a étudié la littérature à l’université de Norwich en Angleterre. Il travaille dans divers journaux islandais et participe à des jurys de festivals de cinéma. Il est également l’auteur de Dresseur d’insectes, disponible en Points.

Ce billet est réalisé dans le cadre du Challenge tour du monde, organisé par Livresq.islande.

Pays N°:33. Islande.

Fiche du roman: Le Temps de la sorcière d’Arni Thorarinsson


le temps de la sorcièreTitre: Le Temps de la sorcière

Auteur:Arni Thorarinsson

Edition: Le Points

Date: 02/10/2008

ISBN: 9782757810774

Quatrième de couverture : « Muté dans le nord de l’Islande, Einar, le sarcastique reporter du Journal du soir, se meurt d’ennui. D’autant qu’il ne boit plus une goutte d’alcool ! Tout ceci deviendrait vite monotone… n’étaient ces étranges faits divers qui semblent se multiplier : un étudiant disparaît, des adolescents se suicident… Einar voit d’un autre œil cette microsociété gangrénée par la corruption et la drogue. »

arni thorarinsson

Né à Reykjavík en 1950, Arni Thorarinsson a étudié la littérature à l’université de Norwich en Angleterre. Il travaille dans divers journaux islandais et participe à des jurys de festivals de cinéma. Il est également l’auteur de Dresseur d’insectes, disponible en Points.

Le Nom de la rose d’Umberto Eco


le nom de la roseAuteur: Umberto Eco

Titre: Le Nom de la rose

Edition: Le Livre de poche éditions (544 pages)

Date de parution:02/11/1983

ISBN: 9782253033134

Quatrième de couverture: « Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d’hérétiques sillonnent les royaumes. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu’est l’abbaye située entre Provence et Ligurie, en l’an de grâce et de disgrâce 1327, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l’abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l’espace de sept jours. Le Nom de la rose est d’abord un grand roman policier pour amateurs de criminels hors pair qui ne se découvrent qu’à l’ultime rebondissement d’une enquête allant un train d’enfer entre humour et cruauté, malice et séductions érotiques. »

Quel chef d’oeuvre! waw!! Certes, il m’a fallu du souffle, car ce roman extrêmement dense et touffu nécessite beaucoup de temps, et moi, en cette période c’est ce qu’il me manque.  Entre un nouveau boulot, et de mauvaises habitudes de glandage, je lis beaucoup moins qu’avant.

Le livre aussi est assez difficile à lire, avec de nombreux passages en latin lors d’échanges savants entre d’illustres personnages, passages où je n’y comprenais rien, à part un mot ou deux, grâce à ma maigre culture latine apprise dans mes cours de médecine. Des échanges en latin donc, et des discussions compliquées, et des détails, des détails extrêmement pointilleux, tellement que, personnellement, je n’essayais pas de suivre, comme lors des escapades nocturnes des deux personnages principaux dans le labyrinthe qu’est la bibliothèque de l’abbaye où se déroule l’histoire. J’ai appris que l’on a accusé l’auteur italien et sémiologue, d’avoir eu recours à un ordinateur pour la construction de l’intrigue du roman. Franchement, devant tant de détails, on se pose des questions, mais faut-il rappeler que le roman a été écrit dans une période où seule la NASA et peut être aussi quelques rares laboratoires possédait des ordinateurs, qui étaient les ancêtres des premiers PC que nous connaissons.

Eco nous emmène donc dans l’Europe chrétienne du moyen-âge, à un moment où l’église vivait des tensions convulsives, et où l’inquisition battait son plein. Le pape n’est plus à Rome depuis longtemps, et les rois et empereurs se disputent trônes et légitimités. Deux délégations arrivent dans cette abbaye neutre qui se trouve quelque-part du nord de l’Italie, pour ce qui ressemble à un premier round de discussion et de négociations politiques. Arrive à ce moment là Guillaume de Baskerville, moine franciscain, ancien inquisiteur de son état, fin limier et rationnel avant tout, ce qui ne l’empêche pas d’avoir la foi. Une série de meurtre commence à son arrivée, et il est chargé d’enquêter. Accompagné de son novice, le narrateur dans le roman, Umberto Eco nous fait vivre à travers ces deux personnages une aventure passionnante dont le sulfureux Da Vinci code parait n’être qu’une pâle imitation, aussi sérieux et érudit puisse-t-il être.

Humour, danger, suspens et moult rebondissements font du Nom de la rose un roman policier propre (au sens figuré!), et son érudition le place au dessus du lot.eco

Ce roman est lu dans le cadre du Challenge tour du monde, organisé par Livresque.logo3

Pays N° 32 Italie. italie

Fiche du roman : Les mains rouges de Jens Christian Grondahl


les mains rougesAuteur: Jens Christian Grondahl

Titre: Les mains rouges

Editions: folio éditions (mars2011/ 178 pages)

 

Quatrième de couverture: « Nous sommes en 1977. Un jeune homme croise à la Gare Centrale de Copenhague une jeune femme « dégingandée, les cheveux châtains en bataille et le visage anguleux ». Il l’héberge quelques jours avant de découvrir qu’elle lui a donné un faux nom – elle s’appelle Sonja et non Randi. Elle disparaît, laissant la clef d’un casier contenant un sac rempli de billets de banque…
Il la retrouve quinze ans plus tard. Cette fois, Sonja accepte de lui raconter sa vie. « 

Jens Christian Grøndahl
Les mains rouges confirme le grand talent de Jens Christian Grøndahl, passé maître dans l’évocation des existences au carrefour de la grande et de la petite histoire.

Ce roman est lu dans le cadre du challenge tour du monde, organisé par livresque.

Neige d’Orhan Pamuk


Il y a des auteurs qu’on lit pour apprendre, d’autres pour leur poésie ou leur humour et d’autres pour tout à la fois. Il y a de cela dans ma découverte d’Orhan Pamuk. Elle tient de ces choses qu’on ne regrettera jamais, et ces rencontres livresques qui deviennent des rendez-vous qu’on ne raterait pour rien au monde.

Neige est le premier roman turque que je lis. Au-delà de la bonne pioche, il s’est agi à la fois d’une découverte d’une littérature (en l’occurrence turque) et d’un auteur, Orhan Pamuk, lauréat du prix Nobel de littérature 2006. Neige est à la fois une longue leçon d’histoire et de géopolitique de la Turquie – leçon passionnante- et aussi une étude approfondie de la société turque modeste, à l’image de la société de la ville de Kars, la ville frontière, haut perchée dans les contrées orientale de la Turquie. Dans un style limpide comme de l’eau de roche, Orhan nous balade dans les rues étroites de Kars, sur les pas de Ka (diminutif de Kerim Alakusoglu), poète turque et ami de l’auteur.

Le mode de narration est assez innovant je trouve. Durant la quasi-totalité du roman, nous suivons à la troisième personne le personnage de Ka, avec de rares utilisation de la première personne, où l’auteur et narrateur Orhan Pamuk (car il fait parti du roman), s’adresse à nous directement, un peu à la manière de Woody Allen dans ses films, exercice qui nous permet de ressentir une certaine proximité avec l’auteur.

La structure du roman elle, est aussi très efficace. Je résume : arrivé dans une ville modeste et isolée, Ka s’intéresse en tant que journaliste aux futures élections locales de Kars, et à un phénomène inquiétant que constitue une vague de suicide parmi les jeunes filles de la ville. Auréolé de sa renommé, les sollicitudes se multiplient à son égard par différents personnalités ou personnages locaux, qui cherchent en lui un appui, sinon une médiatisation, jusqu’à ce qu’une représentation théâtrale tourne au carnage et à l’insurrection. Tout cela pendant que la ville est coupée du monde car toutes les routes sont fermées à cause de la neige.

Plusieurs courants s’affrontent et s’allient les une contre les autres, dans une Turquie qui a connu plusieurs coups d’états militaires. Il y a les islamistes (plus au moins modérés) qui militent pour l’entrée de l’islamisme dans la gestion politique, les kurdes longtemps (et toujours ?) réprimées qui peinent à exprimer leur identité kurde, et les laïcs, héritiers du fondateur de la république de Turquie, Mustapha Kemal Atatürk, et qui sont constitués par une majorité de l’armé turque et nombre de partis politiques laïcs. Mais pour Ka, il y a aussi l’amour, celui d’Ipek qu’il est venu conquérir sans trop se l’avouer au début, et qui subitement devient une sorte d’obsession névrotique.

Tout le roman se déroule en trois ou quatre jours, ce qui est énorme pour 625 pages, et cela s’explique par une richesse incroyable. Sont abordés par les divers intervenants le théâtre, la politique, la vie religieuse (celle d’un islamiste qui se sent athée et celle d’un athée qui semble recouvrer la foi), la poésie et sa structuration dans l’esprit de Ka (surtout), le journalisme et son fonctionnement, l’histoire avec une multitude de points de vue… tout cela est abordé sans un pet de redondance, pas une seule fois on ne s’ennuie, tellement la narration est portée d’une main habile. Du suspens haletant aux rebondissements inattendus, tout ça sans en faire trop aux personnages hauts en couleur, attachants, maladroits et surtout humains. Je pense que l’une des forces du travail d’Orhan Pamuk est qu’il traite de l’humanité de l’être. Il le responsabilise mais ne l’accable pas.

Moi je dis chapeau bas l’artiste.

Roman lu dans le cadre du challenge Tour du monde organisé par Livresque (qui ne donne plus de signe de vie, si quelqu’un a des nouvelles? )

Pays N°30/50 Turquie.

Fiche du roman : Neige de Orhan Pamuk


Titre: Neige

Auteur: Orhan Pamuk

Edition: folio / mars 2007 (640pages)

Quatrième de couverture: « Le jeune poète turc Ka – de son vrai nom Kerim Alakusoglu – quitte son exil allemand pour se rendre à Kars, une petite ville provinciale endormie d’Anatolie. Pour le compte d’un journal d’Istanbul, il part enquêter sur plusieurs cas de suicide de jeunes femmes portant le foulard. Mais Ka désire aussi retrouver la belle Ipek, ancienne camarade de faculté fraîchement divorcée de Muhtar, un islamiste candidat à la mairie de Kars. À peine arrivé dans la ville de Kars, en pleine effervescence en raison de l’approche d’élections à haut risque, il est l’objet de diverses sollicitudes et se trouve piégé par son envie de plaire à tout le monde : le chef de la police locale, la sœur d’Ipek, adepte du foulard, l’islamiste radical Lazuli vivant dans la clandestinité, ou l’acteur républicain Sunay, tous essaient de gagner la sympathie du poète et de le rallier à leur cause. Mais Ka avance, comme dans un rêve, voyant tout à travers le filtre de son inspiration poétique retrouvée, stimulée par sa passion grandissante pour Ipek, et le voile de neige qui couvre la ville. Jusqu’au soir où la représentation d’une pièce de théâtre kémaliste dirigée contre les extrémistes islamistes se transforme en putsch militaire et tourne au carnage.  Neige est un extraordinaire roman à suspense qui, tout en jouant habilement avec des sujets d’ordre politique très contemporains – comme l’identité de la société turque et la nature du fanatisme religieux –, surprend par ce ton poétique et nostalgique qui, telle la neige, nimbe chaque page. »

Orhan Pamuk est né en 1952 à Istanbul. Il a fait des études d’architecture, de journalisme et a effectué de longs séjours aux États-Unis (Université d’Iowa, Université de Columbia). Il est l’auteur notamment du Livre noir, prix France-Culture 1995, de Mon nom est Rouge, prix du Meilleur livre étranger 2002, de Neige, prix Médicis Étranger en 2005 et prix Méditerranée Étranger 2006, et d’Istanbul. Son œuvre est traduite en quarante langues. Il a reçu le prix Nobel de la littérature en 2006.

Ce billet est réalisé dans le cadre du Challenge tour du monde, organisé par Livresq

Pays N°30/50: Turquie. 

Les chaussures italiennes de Henning Mankell


Auteur: Henning Mankell

Titre : Les chaussures italiennes

Edition: Points (02/2011)384 pages

Quatrième de couverture: « Fredrik Welin vit reclus sur une île de la Baltique. A soixante-six ans, sans femme ni amis, il a pour seule activité une baignade quotidienne dans un trou de glace. L’intrusion d’Harriet, l’amour de jeunesse abandonnée quarante ans plus tôt, brise sa routine. Mourante, elle exige qu’il tienne une promesse : lui montrer un lac forestier. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient de recommencer. « 

Le personnage de Frederic fait face à la solitude. La sienne, puis celle des autres. Celle d’Harriet, celle de la vieille femme découverte morte dans sa ferme pendant leur voyage, mais elle le met surtout devant la sienne. Il sent qu’il vieillit, décline alors que le retour d’Harriet le réconcilie avec quelque chose. Il lui semble que ce quelque chose soit tout simplement la vie. Et il se rend compte une fois la tranquillité monotone de son quotidien altérée, qu’il est toujours vivant.

Il pense à sa vie antérieure, on lui réclame de tenir certaines de ses promesses, qu’il tentera de tenir, et c’est l’occasion pour lui de se reprendre en main.
Menkell exorcise probablement ses propres craintes à travers ce personnage, ses craintes, ses incertitudes et certitudes, ses certitudes de vulnérabilité, des personnes de son âge.

Les chaussures italiennes est un roman puissant et époustouflant qui nous met devant la vérité ou les vérités de la vie. On en sort plus serein, presque confiant.
J’ai lu ce roman en écoutant en boucle Jacques Brel. La musique et le roman s’accordent bien, la poésie et la désinvolture du belge cadrent avec la mentalité tourmentée et insulaire de Frederic Welin.

Né en 1948, Henning Mankell partage sa vie entre la Suède et le Mozambique. Lauréat de nombreux prix littéraires, célèbre pour ses romans policiers centrés autour de l’inspecteur Wallander, il est aussi l’auteur de romans ayant trait à l’Afrique ou à des questions de société, de pièces de théâtre et d’ouvrages pour la jeunesse

Livre lu dans le cadre du challenge Tour du monde organisé par Livresque.

Pays N°26 ; La Suède