• Lecture du moment

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

    Rejoignez 751 autres abonnés

  • Blog Stats

    • 165,095 Visiteurs
  • Catégories

  • Pages

  • Compteur

  • GOLDEN BLOG ELECTION

Le dérèglement du monde d’Amin Maalouf


le déreglement du mondeAuteurs : Amin Maalouf

Titre :Le dérèglement du monde

Edition : Le livre de poche (11/2010)

Quatrième de couverture: En ces premières années du XXIe siècle, le monde présente de nombreux signes de dérèglement. Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchainement des affirmations identitaires. Dérèglement économique et financier. Dérèglement climatique, enfin… l’humanité aurait-elle atteint son « seuil d’incompétence morale »? Pour Amin Maalouf, le dérèglement du monde tient moins à une « guerre des civilisations » qu’à l’épuisement simultané des civilisations, notamment des deux ensembles culturels dont il se réclame, l’occident et le monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs; le second, enfermé dans une impasse historique.

Je ne cesserai de le dire et de le penser, à chaque lecture de cet auteur sur-cultivé, Amin Maalouf est un grand. Nous ne sommes pas dans un roman historique comme Léon l’africain, Samarcande, ou encore Le Périple de Balthazar, ni dans ce type de roman d’anticipation très réaliste comme au Premier siècle après Béatrice, encore moins dans cette saga familiale, autobiographique qu’est Origines. Non, nous ne sommes pas du tout dans un roman.

maalouf_aminCe livre, un peu dans une continuité logique avec son précédent essai, Les identités meurtrières, dissèque, lorgne, analyse finement les soubresauts, que dis-je, les secousses telluriques qui agitent notre début de siècle.

En effet, toutes ces guerres qui nous entourent, les attentats, les prises d’otages, Daesh et Al Qaida, ainsi que ces guerres qui minent jusqu’à l’Europe, entre l’Ukraine et la Russie, ou plutôt entre la Russie et le monde dit occidentale, est-ce un phénomène comme a toujours vécu l’homme depuis la préhistoire, ou est-ce des phénomènes annonciateurs d’apocalypses? Nos ainés du début du XXe siècles, ce sont-ils posés les mêmes questions, à l’aube de la grande guerre, et la seconde guerre mondiale qui la suivit quelques années plus tard? Et tous ces changements climatiques, et les crises financières? le conflits qui évolue en sourdine entre l’Iran et Israël? tous cela ensemble est-ce normal et est ce que la mondialisation  et l’internet, la rapidité de circulations des personne et de l’information nous donnent l’impression que le danger est à nos portes? ou est-ce la fin du monde?

Amin Maalouf, chargé d’optimisme, mais aussi de réalisme, tente à travers une analyse fine et passionnante d’énumérer les dangers qui nous guettent, et les différentes options qui nous attendent, selon nos réaction actuelles et futurs! Allons nous laisser un héritage à nos enfants, ou allons nous leur laisser un monde apocalyptique et invivable?

Lisez Amin Maalouf et son dérèglement, vous verrez ces opinions visionnaires, et vous en aurez les vôtres. Ce livre nous aide, sans aucun doute, à nous placer dans le concert des nations, quelque part dans le monde.

Publicités

L’étrange affaire du pantalon de Dassoukine de Fouad Laroui


l'étrange affaire du pantalon de dassoukineTitre: L’étrange affaire du pantalon de Dassoukine

Auteur: Fouad Laroui

Edition: Fayard (180pages)

Date: 11 Octobre 2012

ISBN: 2-260-01671-5

Quatrième de couverture: « Venu à Bruxelles pour acheter au meilleur prix du blé européen dont son pays a grand besoin, ce jeune fonctionnaire marocain se retrouve fort démuni quand des malhonnêtes volent dans sa chambre d’hôtel son unique pantalon. Que faire ? Ou acheter, à l’aube de cette rencontre décisive, un pantalon décent ? C’est parce qu’il se présentera devant la Commission européenne, sanglé dans une défroque qui ferait honte à un clown, qu’il réussira sa mission. La métaphore est saisissante. Nous vivons une époque déraisonnable ou l’image mal interprétée des choses prend immanquablement le pas sur l’implacable réalité qui nous conditionne et que personne ne veut voir.
Avec cet humour décapant qui est le sien, Fouad Laroui brode sur ce thème et met en scène des personnages et des situations étonnantes. L’histoire de ce malheureux garçon qui, voulant se faire délivrer un passeport, s’aperçoit que le village ou il a passé son enfance n’existe pas aux yeux de l’administration et que, du même coup, n’étant jamais né, il n’existe pas… Ou comment un édile marocain n’ayant pas réussi à construire dans son village la piscine qu’il avait promise à ses concitoyens en vient à créer le concept de « natation sèche »…

 Quel plaisir, comme à chaque fois, d’avoir un livre de Fouad Laroui entre les mains. Avec son talent, son humour et son immense culture, ce digne successeur de Driss Chraïbi, nous propose dans cette édition, couronnée par le Goncourt de la nouvelle 2013, un certain nombre de truculentes nouvelles, comme je les adore.

Pas trop longues, pleines de dérision constructive, d’ironie et d’humanité. Comme à chaque fois ou presque, Fouad Laroui tente d’explorer l’humanité qui est en nous. Celle marocaine des marocains du Maroc, ou celle de ceux partis vivre ailleurs, notamment aux Pays-Bas comme c’est son cas, et les questionnements identitaires multiples. Quelle est notre culture, celle où nous sommes nés, où celle où nous vivons,  et quelle est aussi la culture de l’autre, comment les humains à l’heure de la mondialisation, se regardent, et regardent les cultures des autres, la problématique de l’intégration, tant de sujets abordés avec autant de sérieux et de gravité que d’humour!!

Pour les admirateurs de cet auteur aux multiples casquettes, vous pouvez le retrouver dans l’hebdomadaire Jeune Afrique où il collabore régulièrement.

Fouad LarouiÉconomiste, professeur de littérature à l’université d’Amsterdam, romancier de langue française, poète de langue néerlandaise, journaliste et critique littéraire, Fouad Laroui court le monde, chargé de son sac de voyage et de sa vaste culture. Chez Julliard, il a publié : Les Dents du topographe, De quel amour blessé, Méfiez-vous des parachutistes, Le Maboul, La Fin tragique de Philomène Tralala, Tu n’as rien compris à Hassan II, Une année chez les Français, La Vieille Dame du riad et, chez Robert Laffont : De l’islamisme : une réfutation personnelle du totalitarisme religieux.

20 ans de silence de Nina Raph


20 ans de silence de nina raphTitre: 20 ans de silence

Auteur:Nina Raph

Edition: Edition Persée

Date: 2011

ISBN: 978-2-35216-736-5

Quatrième de couverture: Une femme, blessée par la vie, connaît une suite de souffrances et d’évènements malheureux. Loin d’être un catalogue des misères humaines, l’histoire est précieuse par les stratégies de survie et instructives qu’elle a su mettre en œuvre depuis son plus jeune âge pour résister à la soumission puis pour en sortir vingt années plus tard. Dans cette biographie, Nina Raph a su faire partager ses peurs et ses interrogations avec beaucoup d’émotion, tout en délivrant une très belle leçon de courage.

Quelles successions de tragédies et de malheurs qu’a connu cette pauvre et tellement courageuse femme. Elle a vécu ce que nos sociétés misogynes peuvent apporter de pire.

Ce livre est tombé entre mes mains par le prisme de l’autisme qu’elle aborde dans le livre, du faite de sa propre fille, et ayant une amie commune avec cette femme qui y est confrontée elle même, et qui milite pour l’amélioration de la prise en charge de l’autisme en Tunisie. Mais revenons au livre, remarquablement bien écrit au début, mais dont le style s’alourdit au fil des pages, les erreurs se multiplient et l’écriture qui semble s’épuiser à mesure qu’elle décrit des évènements encore frais, et émotionnellement fort, pour l’auteure. On ressent bien plus de sérénité dans les premières pages. Sinon, le livre contient pas mal de ressentiments envers certaines personnes, c’est normal penserez-vous, avec tout ce qu’elle a subi, cependant des fois, même si elle a l’élégance de changer les noms des personnes pour préserver les anonymats, elle se lâche complètement, et d’une manière un peu péjorative, et tout cela reste très compréhensible par rapport au préjudice subi, et surtout que le combat continue.

Ce combat doit être médiatisé, malgré la faiblesse et la valeur littéraire du livre qui est assez moyenne. Il faut donner partager cette leçon de courage aux femmes opprimées Ô combien nombreux dans nos sociétés maghrébines (et ailleurs), et aussi donner un blâme pour à tous ces pervers misogynes qui se prennent pour des hommes.

Bons courages Nina!! ET Bons baisers d’Algérie!!

Arabien Thriller de Barouk Salamé


Auteur: Barouk Salamé

Titre: Arabien thriller

Edition: Payot & Rivages édition 03/2011 (576pages)

Quatrième de couverture: »Et si pour venger l’attentat du 11 septembre 2001, la Grande mosquée de La Mecque explosait ? Tel est le projet fou de Michaël de Maistre, mercenaire arabophone rompu aux guerres irrégulières, qui exècre l’Arabie Saoudite où il a grandi. Grâce à sa compagne Anna Janvier et à l’appui d’un Etat puissant, cette incroyable opération destinée à abattre la dynastie des Saoud et remodeler le Proche-Orient a toutes les chances de réussir.

En pleine lune de miel ratée à Venise, un couple improbable est confronté à ce complot : le comissaire Sarfaty, un historien de l’islam reconverti, et l’aventureuse colonel Benazir Gurasi, du renseignement pakistanais. Mais Sarfaty déteste lui aussi l’Arabie Saoudite, qu’il juge responsable de toutes les régressions du monde musulman, et n’a aucune envie de lui venir en aide. Sans compter qu’il doit, pour se rendre à La Mecque, se convertir à l’islam, ce qu’il refuse … alors que Benazir y voit une formalité, l’occasion inespérée de faire accepter à sa famille son mariage avec un juif. Comment résoudre pareils dilemmes, alors que l’Arabie sombre dans le chaos ?Suite très attendue du Testament syriaque, Arabian thriller est autant un roman d’aventures qu’une enquête policière, qui décrypte une Arabie méconnue et soulève d’incroyables lièvres historiques et religieux. »

Je suis loin d’avoir l’érudition du commissaire Sarfaty, mais je partage avec lui depuis longtemps son antipathie pour le royaume wahabite. L’Arabie Saoudite et tout ce qu’elle inspire me répugne, c’est très simple.

J’avais lu et beaucoup aimé le Testament syriaque, et cette suite, deuxième enquête du commissaire islamologue juif est tout à fait passionnante. Comme lors du roman précédent, on apprend beaucoup sur la religion musulmane, ses origines et son évolution, son rapport avec les autres religions…  c’est extrêmement passionnant. Pas besoin d’être le superman de la piété pour l’apprécier, il génial.

On apprend aussi plus sur le commissaire Sarfaty dans ce deuxième livre de l’anonyme Barouk Salamé. Son enfance en Algérie, sa famille, ses parents militants pour le FLN… et puis également l’attachement qu’il porte à cette ancienne espionne pakistanaise à la peau mâte et au corps musclé, et la relation improbable mais très symbolique qui les lie. Vont-ils se marier ? Comment ? Qui va se convertir ?? Et puis ce qui devait une sorte de lune de miel vénitienne prénuptiale se transforme en mission impossible qui va les conduire en Arabie !!

A lire, absolument !!

La Preuve par le miel de Salwa Al Neimi


Titre : La Preuve par le miel

Auteur : Salwa Al Neimi

Edition : Robert Laffont Avril 2008 (178 pages)

Quatrième de couverture : « Une intellectuelle syrienne se passionne en secret, du moins le croit-elle, pour l’étude des traités érotiques arabes anciens. Jusqu’au jour où elle est très officiellement invitée à participer à un colloque sur le sujet. C’est l’occasion pour elle d’évoquer sa vie passée, sa liberté, ses plaisirs et ses désirs, en une rêverie superbe où s’entremêlent les souvenirs nostalgiques d’un amant mystérieux et les citations des chefs-d’œuvre de littérature érotique arabe. C’est aussi l’occasion pour elle de s’amuser, au fil des histoires qu’elle a recueillies et glissées dans son récit à la manière des Milles et une nuits, de la place qu’accordent au sexe les sociétés arabes actuelles »

 

Depuis le 11 septembre, quand on pense aux musulmans, on pense à des gens barbus(ou voilées), austères et restrictifs. On oublie vite que les musulmans sont souvent arabes, et que ces derniers sont d’irréductibles romantiques, au sang chaud bouillant adorant « après Dieu », la chaire et la volupté.

Ce livre est en partie une piqûre de rappel, par rapport à ce caractère des arabes, qu’eux même oublient parfois. La littérature arabe est riche de sexe. La littérature arabe ancienne surtout. L’histoire de la religion ne regorge-t-elle pas d’anecdotes bien chaudes ? Me vient à l’esprit le livre de Malek Chebel, Le Kama Sutra Arabe (aux éditions Fayard), qui en relate plein, tout plein, ainsi qu’un documentaire que j’ai regardé sur Arte, réalisé entre autre par ce même Malek Chebel, et où l’on nous parle d’un prophète romantique et « performant » !

Un adage qu’on répète très souvent chez les musulmans, dit qu’il n’y a pas de tabous dans la religion. Ainsi aussi barbus qu’ils puissent être, même les islamistes parle de sexe, mais il va de soi, que leurs vies sexuelles est « officielle », dans le cadre du mariage. Cependant, et la narratrice le souligne, ces islamistes, comme la majorité des arabes, ont du mal à user de vocabulaire sexuel, se limitant à des insinuations, à des paroles indirectes.

Pour revenir à ce merveilleux roman, je dirai que j’ai passé un délicieux moment. Sa lecture ne vous laissera pas impassibles, je vous le garantis. Je serai curieux de le lire en arabe, car comme dit plus haut, le vocabulaire sexuel arabe est considéré comme cru et obscène, d’ailleurs, les arabes n’ont aucune gêne, ou alors moins de gêne en parlant sexe en français ou en anglais.

Ce livre, beau et poétique, vous réconciliera avec les arabes, qui aussi obtus et coincés puissent-t-ils être (ou paraître), font le sexe, parlent sexe et aiment ça.

Poétesse syrienne, Salwa Al Neimi vit à Paris depuis de nombreuses années. Après des études de littérature arabe et de théâtre, elle a travaillé comme journaliste culturelle. Un choix de ses poèmes, traduits par elle-même, a paru en français sous le titre Mes ancêtres les assassins (Paris-Méditerranée, 2003). Elle a aussi écrit un recueil de nouvelles, Le Livre des secrets, et un recueil d’entretiens littéraires intitulé J’ai participé à la supercherie.

Cette lecture rentre dans le cadre du challenge Tour du monde, initié par Livresque.

Pays N°23 La Syrie. Prochain escale : L’Iran.

La Lamentation du prépuce de Shalom Auslander


Auteur : Shalom Auslander

Titre : La Lamentation du prépuce

Edition : 10-18 Aout 2009 (306pages)

Quatrième de couverture : « Jeune époux et futur papa, Shalom pourrait être le plus heureux des hommes. Mais l’enfance peut commettre bien des ravages… Élevé dans la plus stricte orthodoxie juive, il en a gardé une vision très personnelle du  » Tout-Puissant  » et une paranoïa aiguë. Trente-cinq ans que cela dure. Trente-cinq ans d’une relation complexe, faite d’incompréhension et de pure terreur. Alors, à l’adolescence, Shalom s’est rebellé : gavage de hot dogs, lectures pornos… Et il a attendu, tremblant, le châtiment divin. Mais rien… Aujourd’hui, la grossesse de sa femme le laisse désemparé. Partagé entre son désir d’émancipation et sa peur maladive de Dieu, le voilà confronté à l’agonisante question : quel sort doit-il réserver au prépuce de son enfant ? »

Le personnage se retrouve coincé dans une névrose sans précédent. Victime d’une éducation juive orthodoxe extrémiste, d’une succession d’exagérations, son raisonnement part complètement en cacahuète, persuadé que le Bon Dieu –le très haut, Ce Salaud !- le persécute. « Tu penses vraiment qu’Il te persécute ? lui demandent à tour de rôle sa femme Orli et Ike son psychiatre. Les trouvant naïfs et ingénus, il leur dit, un petit sourire aux lèvres : Je ne le pense pas, je le sais ! On le sent bien au fil des pages, Shalom a une tandance à la culpabilité pathologique, une propension à l’expiation qui tout sauf normale. Poussée à l’extrême.

« En voiture un Shabbat ? Transgression majeure. Et ce n’est pas seulement que tu es dans une bagnole un samedi, tu es en plein processus d’intégration. Tu termines ce que Hitler a commencé », dit-il en milieu du livre.

Ce roman évoque exclusivement la culture juive, dont je ne connaissais que très peu de choses, l’algérien que je suis, ne compte aucun juif dans son entourage, et ce n’est pas du tout un choix personnel, mais trouver un juif qui ne se cache pas en Algérie, ça revient à trouver une prostituée en minijupe dans les rues de Kaboul. Je vis dans une société qui ne me ressemble pas, une société où hélas, juif est une insulte. Tout comme copte. La tolérance en Algérie, c’est quelque chose qui ne courent pas les rues.  Hélas ! Et ce roman, je pense, pourrait expliquer beaucoup de choses.

Donc, ce roman parle de culture juive, de son déroulement, de ses conséquences, et des conséquences de la propension aux extrémismes. Cela pourrait s’appliquer également à une société comme la mienne, comme je le disais plus haut. La pauvre société algérienne, qui après avoir flirté avec l’extrémisme islamiste, a enfanté 30 millions de Shalom, tant de névrotiques, de complexés et de malades. Je n’ai qu’à tendre l’oreille dans le bus, dans un café à la fac, pour écouter des discours hallucinés à la Shalom.

Shalom lui, tente de régler, ou peut-être, à peine identifier. En tout cas, il le transcende au prépuce de son fils qui va bientôt naître. Et chez nous ? Quand est-ce qu’on fera de même ? J’ai bien aimé la symbolique autour du prépuce. Symbolique bien que lubrique, reste sérieuse et chargée d’ironie. Exorciser ses démons religieux en coupant (à sa manière) le bout de prépuce de son fiston.

Je m’attendais à rire beaucoup plus, mais cela reste drôle. Drôle, ironique et bien que hautement blasphématoire, La Lamentation du prépuce est finalement une belle leçon de tolérance et un appel impérieux et désespéré au sang-froid.

 

Shalom Auslander est né à Monsey, dans l’Etat de New York, dans une famille juive orthodoxe. Nominé pour le prix Koret, il a publié des articles dans Esquire et The New Yorker. La Lamentation du prépuce est son premier livre. Il est également l’auteur d’un recueil de nouvelles, Attention Dieu méchant, paru aux éditions Belfond en 2009. Shalom Auslander vit à New York avec sa femme et leur fils. Site de l’auteur : http://www.shalomauslander.com

Les hirondelles de Kaboul de Yasmina Khadra


Auteur : Yasmina Khadra

Titre: Les hirondelles de Kaboul

Edition: Pocket 2004

Quatrième de couverture:« Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie et le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l’a quitté. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l’obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n’a plus d’autres histoires à offrir que des tragédies. Quel espoir est-il permis ? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore… »

 

Dans ce roman explose la force tragédienne de l’auteur. Lui qui a combattu le terrorisme islamiste, lui qu’on accuse de tant de tords, il faut bien le dire, il connait bien son sujet. Dans une écriture bien maitrisée, il dessine des destins brisés, des survivances cacochymes se débattant sans force et avec ce qu’il leur reste de convictions, contre une guerre infinie et une doctrine talibane inhumaine.Dès le début, on sent que le bout du tunnel n’est pas visible.

J’aime beaucoup le style noir de Yasmina Khadra, son sens du tragique. Les happy-end, ce n’est pas son truc, et ça donne beaucoup de réalisme à son œuvre. Les Hirondelles de Kaboul est un roman que je conseille à tous.

 

Lu précédemment du même auteur et commentés:

Ce que le jour doit à la nuit

La longue nuit d’un repenti

El Kahira, cellule de la mort