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Le sermon sur la chute de Rome de Jérôme Ferrari


J’ai longtemps attendu d’avoir ce roman entre les mains, bien avant l’attribution du Goncourt, et  je l’ai reçu grâce à l’amitié d’Abdelghani que je remercie chaleureusement, et qui m’a permis d’acquérir en plus de ce roman, Peste & Cholera de Patrick Deville.

J’avais gardé un bon souvenir du précédent roman de Jérôme Ferrari, Où j’ai laissé mon âme (j’en parle ici) paru en Algérie chez Barzakh, bien qu’elle fût un peu difficile d’accès. Le sermon sur la chute de Rome est lui, beaucoup plus aisé à lire.

Dans un style fluide et très agréable, et d’une rigueur rare, un thème très humaniste et philosophique où des personnages d’une même famille se ressemble si peu, Jérôme Ferrari nous emporte à travers les continents et les époques, de la Corse bien sur d’où l’auteur est originaire, et où se déroule l’essentiel du roman, en banlieue parisienne où il est né et a vécu, et en Algérie actuelle (où il a enseigné un temps), ou celle du Vème siècle, dans la basilique d’Hippone (Aujourd’hui Annaba – où je vis moi-même depuis 5 ans à mi temps), après un détour en Afrique noire du temps de l’empire colonial français. Et tout cela se passe dans un agencement bien équilibré.

De ci de là, Ferrari semble avoir disséminé quelques détails autobiographiques entre plusieurs de ces personnages, notamment entre le personnage de Mathieu et de sa sœur Aurélie pour qui j’ai fini par avoir une grande sympathie et de l’attachement.

Revenons maintenant en Corse, dans ce fameux bar, où les deux « philosophes », démiurges rêvent de créer et d’entretenir une vie et un monde meilleur. Tout commence bien mais comme le titre y augure, une tournure moins réjouissante ébranle ce monde et aboutir à une fin.

Ce que je peux ajouter, même si je trouve que mon billet est assez pauvre, c’est que le roman peut, à travers sa manière d’aborder cette histoire, prétendre à une certaine universalité, et ce, à travers la fin de tout et de toute chose, aussi immuable et inévitable puisse-t-elle être, qui nous renvoie devant la fugacité de nous même. Les questions que tout être se pose, et la sérénité que les réponses y apportent ont-elles aucune valeur, devant la fin inéluctable et promise ? Cela nous renvoie à juger notre course frénétique vers nos buts de toute façon insatiables. Mais la vie ne cesse de se renouveler, dans un cycle aussi ancien qu’éphémère, et notre faiblesse (qui est aussi notre force) nous somme de nous accrocher avec égoïsme et aussi avec avidité à notre condition humaine de survivance et de renouvellement.

C’est bien, ce roman nous permet une remise en question, ainsi qu’une belle évasion. Le sermon sur la chute de Rome est un roman à lire absolument (n’écoutez pas Gérard Collard, qui lui, ne l’a pas apprécié. C’est bien sur son droit).

 Jérôme Ferrari a obtenu le prix Goncourt cette année pour ce roman.

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