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Rue des voleurs de Mathias Enard


Auteur : Mathias Enard

Titre : Rue des voleurs

Edition : ACTES SUD éditions, Août 2012 (252 pages)

Quatrième de couverture : « C’est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d’épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de série Noire. Il attend l’âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C’est avec elle qu’il va « fauter », une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi.

Commence alors une dérive qui l’amènera à servir les textes – et les morts- de manière inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l’amour et les projets d’exil.

Dans Rue des voleurs, roman vif et sur le vif, l’auteur de Zone retrouve  son territoire hypersensible à l’heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s’embrase, l’Europe vacille. Il faut toute la jeunesse, toute la naïveté, toute l’énergie du jeune Tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d’un combattant sans cause, Rue des voleurs est porté par le rêve d’improbables apaisements, dans un avenir d’avance confisqué, qu’éclairent pourtant la compagnie des livres, l’amour de l’écrit et l’affirmation d’un humanisme arabe. »

La lecture de ce livre est pour plusieurs raisons un évènement. Déjà, c’est la première fois que je lis dans les temps un roman de la rentrée littéraire française (ceux qui me lisent régulièrement savent surement que les livres édités en France mettent des années à arriver dans nos librairies, à par peut être quelques librairies d’Alger, et moi je vis loin d’Alger que je connais très peu et  tout ce que j’en ai connu le l’ai appris dans les livres). C’est par un heureux hasard donc, qu’il m’a été offert par Faïza suite à son court séjour au Luxembourg. Chose qui m’a attiré aussi dans ce livre, c’est que dans le début de la quatrième de couverture, si on changeait marocain par algérien, j’aurai pu croire qu’il s’agissait de moi. C’est donc ayant beaucoup de point communs avec le personnage de Lakhdar que j’ai entamé cette lecture.

Dans une langue fluide et élégante, Mathias Enard permet de s’affronter différente cultures dans un contexte d’une forte actualité (les derniers faits d’actualité, nous les avons vécu il a quelques semaines à peine). La culture arabo-musulmane disons libertaire et progressiste, comme celle de Lakhdar, y affronte celle de sa propre société, beaucoup plus restrictive, rigoriste et des fois violente. Il y a aussi l’affrontement des deux premières, avec la culture occidentale, dont les principes les plus sacrés vont de démocratie et  liberté d’expression jusqu’à l’appât du gain et du capitalisme dont il est source. Lakhdar qui vers la fin du roman a vécu tant d’histoires plus surprenantes et douloureuses les unes que les autres, qu’il ne fait plus son âge, d’une vingtaine d’année tout au plus. Vivant un peu malgré lui en ballotage entre coups de chances du destin et turpitudes de la vie, son histoire connait ses progressions et bouleversements que lors d’évènements dont il n’est pas responsable mais première victime à chaque fois.

L’auteur a étudié l’arabe, on le remarque très bien dans ce roman, et le maitrise bien, bien mieux que moi qui ai fait 12 ans d’études en arabes.

Ce roman de Mathis Enard est en lice pour le prix Goncourt, je lui souhaite toute ses chances. S’il l’obtient, il fera surement beaucoup moins de controverse que Houellebecq il y a deux ans.

 

Mathias Enard est né en 1972. Il est l’auteur de quatre romans chez Actes Sud : La perfection du tir (2003, pris des Cinq Continents de la francophonie), Remontrer l’Orénoque (2005 ; adapté au cinéma en 2012 par Marion Laine sous le titre A cœur ouvert avec Juliette Binoche et Edgar Ramirez), Zone (2008, prix Décembre 2008 ; prix du Livre Inter 2009) et Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants (2010, prix Goncourt des lycéens 2010)

 

 

 

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