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Iran, les rives du sang de Fariba Hachtroudi


Auteur: Fariba Hachtroudi

Titre: Iran, les rives du sang

Edition: Points Février 2001 (316pages)

Quatrième de couverture: « Une vieille femme est morte mystérieusement à Téhéran. Depuis Paris où elle est réfugiée, sa fille guide l’enquête d’un policier à travers les venelles d’une société que la dictature religieuse a rendu folle. Entre tant de personnages taraudés par la peur et la douleur, en quête d’espoir et de liberté, on n’oubliera pas la figure de la doctoresse Narguesse qui lit dans le ventre des femmes les convulsions du monde.

Roman inspiré, roman de combat soulevé par le souffle de la révolte, ce livre va bien au-delà du témoignage.

Ecrit en français par une Iranienne, ce roman chargé de fureur et de dérision nous entraîne au cœur de l’Iran contemporain« 

Ce livre, à l’écriture bien maitrisée, au style fluide et rythmé, m’a posé beaucoup de problèmes. Déjà, et ce n’est pas la faute du livre, j’avais très peu de temps pour lire, raison pour laquelle sa lecture m’a pris quasiment un mois. Mais ce qui m’a vraiment gêné, c’est l’ambiance misogyne et phallocrate dans laquelle évoluent les personnages iraniens du roman.  Fariba Hachtroudi se voulait dénonciatrice, et j’adhère complètement à son message, mais je vois et je vis dans cette ambiance là, ici en Algérie, et le livre ne m’a appris finalement pas grand-chose. Raison pour laquelle je me suis pas mal ennuyé.
En effet, en Algérie, il n’y a pas de mollah, mais derrière la mentalité de l’algérien lambda surtout  (mais de l’algérienne aussi bien que moins souvent), se cache un mollah qui traite de pute la jeune qui porte une jupe… La femme pose problème dans ma société! (mais la réalité est que c’est la société qui rend difficile la vie des femmes). Et le problème est le suivant: la société algérienne (tout comme l’iranienne dans ce roman) considère la femme comme un sexe féminin, et non pas comme un être humain à part entière. J’ai commencé à comprendre ça un jour alors que je travaillais comme vendeur en pharmacie. Un homme se présente pour acheter des médicaments pour sa femme. Il me le dit de la manière suivante: « c’est pour hachak ma femme ». Hachak est utilisé en arabe pour dire « sauf votre respect », généralement quand on parle de quelque chose considéré dégradant. Parler du chien par exemple, de matière fécales ou d’urine, ou d’une partie anatomique intime.
Pour revenir à l’objet de ce billet, je dirai que pour apprécier la valeur littéraire de ce roman, il faut que le lecteur soit étranger à cette mentalité, pour que le message qu’il veut transmettre puisse passer.

Fariba Hachtroudi est une journaliste et écrivaine iranienne née à Téhéran en 1951. Après des études d’archéologie en France, elle enseigne un temps à l’université de Colombo (Sri Lanka). Elle est la fille du mathématicien Moschen Hachtroudi dont elle a repris le combat pour la démocratie à son retour en France en 1983.

Lecture faite dans le cadre du challenge Tour du monde, organisé par Livresque.
Pays N 24 l’Iran.

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