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Le pied de mon père de Zoé Valdés


Auteur : Zoé Valdés

Titre : Le pied de mon père

Edition : Folio 2002

Quatrième de couverture : « Alma Desamparada songea à son père. Pourquoi était-il allé fourrer sa queue dans la chatte de sa mère ? Pourquoi avoir craché sa sauce dedans ? Pourquoi sa mère avait-elle ouvert les jambes ? Pour l’avoir, elle ? Mettre au monde une crève la faim ?

Plus d’une fois on lui avait présenté tel ou tel type comme étant son père.

–          Voila ton père, ton foutu père, lui avait dit sa mère le jour de ses six ans, alors que son parrain débarquait avec un gâteau trop sucré.

Alma aurait donné n’importe quoi pour une miette d’un gâteau pareil, même rance. Un sirop fruité imaginaire coula dans ses veines fragiles. Il avait été question si souvent de l’identité véritable de ce maudit père. Le coup des poubelles ou du panier abandonné devant la porte, elle n’y croyait plus. Si le type du gâteau était son père, elle s’en foutait purement et simplement. »

Certains vendent leur âme au diable, d’autre comme la petite Alma Desamparada préfère vendre son âme à un clown. Alma est une petite cubaine qui, comme toute sa famille, et beaucoup d’autres cubains, est victime de la pauvreté. Le régime communiste est une déconfiture totale, pourtant, on s’entête comme des mules stupides à louer ses bienfaits, et ceux de la révolution qui l’a amené.

Au début la narration se fait à la troisième personne, on voit grandir la petite Alma Desamparada, pauvrement, piteusement, dans la faim, entourée de trois femmes. Sa grand-mère Mamie Bouba, sa tante Exquise et Consuelo sa mère. Cette dernière a peur de vieillir seule, de vieillir avant de bien s’amuser. Et qui dit s’amuser, dit s’amuser sexuellement. Elle dira entre autre page 68 : « Mon dieu, je t’en prie, ne me punis pas comme ça ! Donne-moi un homme, un vrai ! Je veux un homme ducon, un HOMME ! Pourquoi tu ne me l’as pas encore envoyé ? Pourquoi, dès qu’on te parle de zob, tu fais la sourde oreille ! »

Puis c’est Alma qui prend la narration. Elle commence par une lettre écrite à son père, puis, déçue de son sort, elle se met d’accord avec un clown (qui est une sorte d’ami imaginaire) pour écrire elle-même son histoire. Elle se choisira une destinée plus douce et moins noire, où l’on ressent moins la faim, mais qui restera tout aussi tragique jusqu’à la fin, quoi que saupoudrée d’une note d’espoir.

Zoé Valdés se laisse entraîner dans son écriture par la haine qu’elle porte pour les gouvernants de son pays. C’est un peu ce détail là qui m’a empêché de mieux apprécier ce roman.

 

Ce billet est réalisé dans le cadre du Challenge Tour du monde, organisé par Livresq.

Pays N°5 Cuba.

Prochaine escale au pays des caribou: Canada.

 

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