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Yasmina Khadra – El Kahira, cellule de la mort


khadraQue pourrais-je dire à propos de Yasmina Khadra. Je viens de me rendre compte que bien qu’il soit mon auteur préféré, c’est la première fois que je parle d’un de ses livres. Et je ne vais parler du dernier livre « Ce que le jour doit à la nuit », ni de « l’attentat » son œuvre la plus vendue je crois ! Car je viens de lire l’un des ses premiers écrits, alors qu’il ne signait pas encore sous son pseudo qui rend hommage à la femme, désormais mondialement connu. Ce livre s’intitule El Kahira Cellule de la mort. Il est signé Mohamed Moulessehoul. Il date de 1986 aux éditions Enal, mais réédité chez Chihab éditions en 2002. Je reparlerai plus tard de cette édition, et surtout de la mauvaise qualité de ses livres.

Revenons à El Kahira (le Caire). C’est l’histoire de Khaled, un jeune « arabe et musulman » de l’Algérie française, âgé de 20ans. Fiancé à sa cousine Jamila, sa fortune se résume à quelques missions pour le compte du FLN, et un rêve nommé Algérie. Une Algérie libre et indépendante. Ce rêve, ainsi que ses « Frères », l’aident à tenir le coup dans cette prison oranaise. Transférés de cellule en cellule, les Frères de la CAM (condamné à mort), se croisent, se rencontrent, s’encouragent et se préparent à affronter la Veuve, cette mangeuse d’hommes (d’hommes libres) qu’est la guillotine, après un dernier arrêt dans la cellule N°13 nommée El Kahira (Le Caire). Chaque lundi, les hommes transférés à El Kahira savent désormais qu’ils n’ont que jusqu’à l’aube pour mourir.

Basé sur des témoignages de rescapés de la CAM, c’est grand hommage aux martyrs de l’Algérie en général, et d’un en particulier qu’est Ahmed Zabana, à qui le livre est dédié. On sent très bien le militaire commandant Moulessehoul, amoureux de sa patrie, reconnaissant et admiratif envers ces hommes sacrifiés, ces martyrs.

Je n’ai pas envie de faire le bilan de l’Algérie, de palabrer sur le recul de la démocratie, de la mauvaise gestion, de la politique aveugle et irréfléchie, la mainmise d’un pouvoir illégitime (non, j’ai du mal à le nommer gouvernement, c’est bien un pouvoir). Ahmed Zabana et tous les autres milliers de martyrs de l’Algérie se seraient sacrifié pour tant de bassesse ? Non, je ne veux pas le penser. C’est trop démoralisant.

Tant pis pour les éditions Chihab, je parlerai de la mauvaise qualité de leurs livres une autre fois.

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