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Le bonheur est dans le salon de coiffure


Qu’est ce que le bonheur en fin de compte ? Pour certains c’est l’amour, pour d’autres l’argent, alors que certains se suffisent d’un chouia de tranquillité, de douce quiétude…

Je pense à ça après avoir accompagné mon père chez le coiffeur, dans notre pauvre ville d’El Kala. Le coiffeur en  question, gros bonhomme, courtaud sur ses jambes, le ventre se déversant par-dessus sa ceinture. Il parle calmement, donne des conseils sur comment mon père devrait couper ses cheveux, critique calmement la société d’hyperconsommation qui l’entoure en ces journées estivales caniculaires, la qualité des touristes et la manie des jeunes adolescents d’exiger des coupes de cheveux aussi insolites  qu’un poil de cul chez un bébé. Ses énormes joues se rejoignent en un double menton tremblant comme de la gélatine quand il rit. L’homme est âgé de 73ans. Sur son diplôme jauni par les années et la poussière, on peut lire qu’il est présumé né en 1931. Il parle avec nostalgie du temps où il allait à Tunis avec femme et enfants, le dernier desquels vient de trouver un poste de travail à la société d’électricité. La Sonelgaz. Avant de trouver ce poste de travail, et après avoir fait des études d’ingénieur, il a travaillé durant plusieurs années comme coiffeur avec son père, dont il est une copie plus jeune, les cheveux encore noir et le front moins dégarni.

A 73 ans, le monsieur dit se délecter du fait de pouvoir travailler encore, en remercie Dieu, et profite chaque jour qui passe, du bonheur de vivre tranquillement, de travailler ses maigres et suffisantes heures, de faire la petite sieste qui sied aux personnes de  son âge.

Dans le salon de coiffure, un vieux monsieur, le visage ridé comme un ancien parchemin cents fois froissé, rit tendrement aux blagues du coiffeur, le taquine en lui demandant de lui faire la coupe de cheveux d’un danseur de tecktonik.

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