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Là bas… mon pays


la_bas_mon_pays2Là-bas… mon pays. Un film d’Alexandre Arcady, avec Antoine De Caunes, Nozha Khouadria, et Samy Naceri.

C’est un film qui raconte L’Algérie, et qui, malheureusement y est passé inaperçu. Pierre Nivel (joué plutôt bien par Antoine De Caunes), présentateur du JT de 13h sur France2, qui, à deux doigts de passer au 20h, est vite rattrapé par son passé. Personne ne le sait, mais c’est un pied noir. Il est né et a grandi à Alger, a fréquenté le lycée Bugeaud, ami avec des arabes (Issam son camarade de classe, et Leïla sa voisine), mais sympathisant aussi avec l’OAS, ne voulant pas quitter l’Algérie son pays. Après le 19 Mars 1962, après le cessez-le-feu, Pierre est un garçon passionné qui se cherche. Il aime les livres, l’Algérie et sa voisine Leïla à qui il fait lire tous les romans qui le marquent. A ce moment là, il a un coup de cœur pour Le Cheval Blanc (1) D’Elsa Triolet. A ce moment là, il ne sait pas qu’il va finir par vivre à peu prêt la même histoire de ce roman. Pierre Nivel, Le Chevalier Blanc. (Ceux qui auront lu le roman de l’épouse de Louis Aragon, et pas vu le film, auront comprit un peu l’issu du film).

Le film est super bien joué, on voit les personnages dans deux époques en 1962, et durant la décennie sanglante que connait l’Algérie, où débarque pierre pour sauvé la fille de son premier amour, une jeune algérienne rebelle en danger. Dans sa mission, il va traverser Alger la blanche, qu’il n’a pas vraiment oubliée. Un cafetier algérois, content de le recevoir dans son magasin, et touché quand ce dernier lui commande du Selecto, lui dit : « Alger est toujours la même, les français ont construit un bon décor d’opérette, et nous, on a juste changé la musique et l’histoire ».

Tout au long du film, nous sommes bercés par de la bonne musique, Kabyle surtout avec Idir et Maatoub Lounés, et aussi Lili Boniche avec entre autre sa merveilleuse chanson : Alger !

A noter aussi, une scène particulière, une scène d’amour jouée par la belle et charmante Nozha Khouadria, nue, dans les bras de François Xavier Noah, qui joue Pierre Nivel dans sa jeunesse (je ne crie pas au scandale !!!)

Dans le film, on nous brosse le portrait d’une Algérie tiraillé, souffrant d’une schizophrénie sociale, une partie à la recherche de modernité mais trop accroché aux valeurs occidentales d’après l’autre partie, celle-ci, liée aveuglement et de façon dangereuse et malheureusement pathologique car trop fanatique à la religion. Quelle serait donc la solution ?? A mon humble avis, la laïcité serait quelque chose d’envisageable, car il apportera satisfaction à ces deux parties opposées. Celui qui voudra vivre religieusement pourra le faire, et celui qui se tournera vers une autre direction (et qui ne sera pas forcément athée, ou d’une autre religion que l’islam) pourra le faire. Tout cela en une liberté individuelle, mais qui sera obligée quand même de respecter la liberté collégiale. Le problème est de cadrer tous ça dans un cadre juridique pour régir tout ça. Et ça c’est difficile. Et nous voyons cela dans ce qui se passe actuellement en Europe.

D’ailleurs, c’est le cycle qu’a vécu le vieux continent. Pendant le moyen-âge, l’Europe vivait sous la croupe de l’église, et les scientifiques étaient traités pour des sorciers, et c’est un peu ce que nous vivons actuellement chez nous.

Le film est une adaptation d’un roman intitulé Grande vacance(2), signé René Bonnell. Je n’ai pas lu ce roman, mais s’il est vraiment comme le film, avec ses décors, et ses dialogues, je serai sceptique quant à la véracité de son auteur. Je ne sais pas pourquoi, mais j’y flaire la plume algérienne. Sauf que pour le scénario, notons la collaboration de Benjamin Stora, grand historien spécialiste de l’Algérie.

« Il vivait sa vie tout en y tenant si peu

Ne sachant que faire de son esprit de sacrifice et de sa soif d’amour

Il ne savait pas qu’il était de la race des héros »

Elsa Triolet – Le Cheval Blanc

1- Le Cheval Blanc D’Elsa Triolet chez Gallimard.

2- Grande vacance de René Bonnell chez Flammarion.

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