• Lecture du moment

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

    Rejoignez 179 autres abonnés

  • Blog Stats

    • 129,973 Visiteurs
  • Catégories

  • Pages

  • Mes auteurs favoris


    John Maxwell Coetzee
    Alain Mabanckou
    Salim Bachi
    Yasmina Khadra
    Amin Maalouf
    Amin Zaoui
    Fouad Laroui
    Malek Haddad
    George Orwell
    Leïla Marouane
  • Babelio

    Mon profil sur Babelio.com
  • Compteur

  • GOLDEN BLOG ELECTION

Les chaussures italiennes de Henning Mankell


Auteur: Henning Mankell

Titre : Les chaussures italiennes

Edition: Points (02/2011)384 pages

Quatrième de couverture: « Fredrik Welin vit reclus sur une île de la Baltique. A soixante-six ans, sans femme ni amis, il a pour seule activité une baignade quotidienne dans un trou de glace. L’intrusion d’Harriet, l’amour de jeunesse abandonnée quarante ans plus tôt, brise sa routine. Mourante, elle exige qu’il tienne une promesse : lui montrer un lac forestier. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient de recommencer. « 

Le personnage de Frederic fait face à la solitude. La sienne, puis celle des autres. Celle d’Harriet, celle de la vieille femme découverte morte dans sa ferme pendant leur voyage, mais elle le met surtout devant la sienne. Il sent qu’il vieillit, décline alors que le retour d’Harriet le réconcilie avec quelque chose. Il lui semble que ce quelque chose soit tout simplement la vie. Et il se rend compte une fois la tranquillité monotone de son quotidien altérée, qu’il est toujours vivant.

Il pense à sa vie antérieure, on lui réclame de tenir certaines de ses promesses, qu’il tentera de tenir, et c’est l’occasion pour lui de se reprendre en main.
Menkell exorcise probablement ses propres craintes à travers ce personnage, ses craintes, ses incertitudes et certitudes, ses certitudes de vulnérabilité, des personnes de son âge.

Les chaussures italiennes est un roman puissant et époustouflant qui nous met devant la vérité ou les vérités de la vie. On en sort plus serein, presque confiant.
J’ai lu ce roman en écoutant en boucle Jacques Brel. La musique et le roman s’accordent bien, la poésie et la désinvolture du belge cadrent avec la mentalité tourmentée et insulaire de Frederic Welin.

Né en 1948, Henning Mankell partage sa vie entre la Suède et le Mozambique. Lauréat de nombreux prix littéraires, célèbre pour ses romans policiers centrés autour de l’inspecteur Wallander, il est aussi l’auteur de romans ayant trait à l’Afrique ou à des questions de société, de pièces de théâtre et d’ouvrages pour la jeunesse

Livre lu dans le cadre du challenge Tour du monde organisé par Livresque.

Pays N°26 ; La Suède

La femme du menteur de Jacques Attali


Auteur : Jacques Attali

Titre :  La femme du menteur

Edition : Le livre de poche (mars 2001) 216 pages

Quatrième de couverture:« Pourquoi Valentine accepte-t-elle sans broncher – quoique sans illusions- les multiples mensonges de son mari, producteur de cinéma ? Sans doute faut-il chercher la réponse dans son passé. A la mort de son père, Valentine a découvert qu’il n’avait jamais été capitaine de la marine marchande : durant ses absences, il vivait non loin de chez lui, sous une autre identité, dans un autre foyer… Sommes-nous tous des menteurs ? Parce que cela nous arrange, parce que c’est un moyen de séduire, parce que nous préférons ne pas nous avouer nos vérités… Pour mille raisons. Les personnages ici par l’auteur du Premier jour après moi représentent toutes les figures du mensonge, dans un livre qui, dans certains, en constitue l’éloge, ironique et vrai. »

J’avais beaucoup aimé la confrérie des éveillés, le style de l’auteur et ses connaissances et références immenses. La femme du menteur est un roman très différent, toujours truffé de dates historiques (françaises celles-ci, et de gauche) dans un contexte autre que dans la confrérie des éveillés.
C’est plus un roman psychologique, essayant de décortiquer sous toutes les coutures, un caractère bien humain, le mensonge.
Le personnage principale, Valentine, a vécu et grandi dans le mensonge. De son père d’abord, puis de la part de son mari, dont elle est convaincu qu’il ne lui raconte que des bobards, qu’il est le plus grand des menteurs.

D’habitude je n’aime pas trop ces romans à thème, car je trouve un peu lassant de parler de la même chose pendant 200 pages, de la tourner et retourner, de la scruter sous tous les angles, mais ici on voit bien que l’auguste Attali n’est pas un débutant. Ce qui donne au final une lecture légère et profonde à la fois, sans avoir la prétention d’être un classique.

Polytechnicien, énarque, ancien conseiller spécial du président de la République pendant onze ans, créateur et premier président de la BIRD, Jacques Attali a brillé comme auteur dans de nombreux genres différents : histoire ( « 149 « ), essais (  » La Figure de Fraser « ), mémoires ( « Verbatim »), biographies ( « Un homme d’influence », « Blaise Pascal ou le génie français »), théâtre ( « Les Portes du ciel », interprété notamment par Gérard Depardieu dans le rôle de Charles Quint). Il s’est également essayé avec grand succès au roman avec « Le Premier jour après moi », « La Vie éternelle », « Au-delà de nulle part »

Où j’ai laissé mon âme de Jérôme Ferrari


Auteur: Jérôme Ferrari

Titre : Où j’ai laissé mon âme

Edition : Barzakh éditions (01/2011)  156pages

Quatrième de couverture :  » Algérie, printemps 1957. La guerre fait rage, c’est la « bataille d’Alger ».
La capitaine Degorce (ancien résistant déporté à Buchenwald) retrouve le lieutenant Andreani avec lequel il a affronté l’horreur des combats en Indochine. Autour de Tahar – figure de la révolution algérienne – et d’autres personnages – un militant communiste, une jeune moudjahida -, les deux hommes, tantôt complices tantôt ennemis, affrontent leur conscience. En effet, les prisonniers passent des mains de Degorce à celles d’Adreani, d’un tortionnaire à l’autre.
Le lecteur algérien reconnaîtra en Tahar la figure de tel héros de la guerre de libération algérienne, en Degorce tel officier de l’armée française. Mais le propos du roman va bien au-delà de la guerre d’Algérie. Car, à travers ces différents protagonistes, Jérômes Ferrari, dans une écriture tendue – jusqu’à l’insoutenable parfois -, repose avec justesse la question du Mal… »

L’histoire de ce roman se déroule en trois jours. Du 27 au 29 mars 1957.
Un capitaine de l’armé française, est confronté à différents personnages, parmi eux ce Tahar, inspiré de la personnalité historique algérienne de Ben Mhidi, mort lui pendu sans proces dans la nuit du 2 au 3 mars 1957. Cette confrontation Prend une tournure inattendue à chaque personnage différent, et ça nous permet d’avancer dans l’histoire. Mais l’histoire dans dans ce roman n’est pas le plus important, mais ce sont plutôt les ressentis de ce capitaine.
Le capitaine Degorce est plein d’admiration pour ce Tahar, qu’il magnifie et a du mal à considérer comme un simple prisonnier. De plus, il se sent persécuté, et hanté par son passé (la guerre d’Indochine qu’il a fait, ainsi que son passé de résistant et de déporté à Buchenwald). Son caractère en est fortement touché. Il a du mal avec l’autorité dont il dispose, et ne l’assume pas bien. Il a perdu sa foi et son âme. Mais où et quand? Est-ce vraiment important? C’est plutôt de comment qui importe, me semble-t-il.
L’auteur qui a vécu en Algérie, semble connaitre bien son sujet. Il n’y a pas d’imprécision, ni de clichés. De plus le style malgré des phrases longues est fluide et rythmé, presque musical parfois.
Jérome Ferrari a vécu en Algérie et ça se sent. J’aime beaucoup.

Né à Paris en 1968, Jérôme Ferrari, après avoir été, durant quatre ans, professeur de philosophie au lycée international d’Alger, vit actuellement en Corse, où il enseigne depuis 2007. Chez Actes Sud, il a publié trois romans : Dans le secret (2007 ; Babel, 2010), Balco Atlantico (2008) et Un dieu un animal (2009).

Aux états-unis d’Afrique d’Abdourahman A. Waberi


Auteur: Abdourahman A. Waberi

Titre: Aux états-unis d’Afrique

Édition: Chiheb éditions

Quatrième de couverture : « La Fédération des Etats-Unis d’Afrique prospère avec ses centres boursiers, ses mégalopoles, ses savants et ses artistes réputés, indifférente au sort des millions de réfugiés de la sanglante et désolée Euramérique qui se pressent à ses frontières ou viennent s’échouer sur les plages d’Alger et de Djerba. Le chemin vers cette terre promise africaine, Maya l’a déjà emprunté, il y a bien longtemps. Elle a été arrachée à la misère et à la faim par un homme providentiel, Docteur Papa, alors en mission humanitaire en Normandie. Il l’adopte et l’emmène à Asmara, en Erythrée.Mais à présent Maya doit partir, retrouver l’Europe et ses maux, se rapprocher des siens. Elle entame un long et douloureux périple vers les terres sombres et misérables qui l’ont vu naître. »

Imaginez que le monde soit à l’envers. Comme le dit la quatrième de couverture, dans ce roman on accourt sur les ports d’Alger et de Djerba, venus d’Euramerique, par barques et felouques, remplis de caucasiens à la peau pâle comme un linceul, fuyant la famine et la maladie, les dictatures et les guerres inter-ethniques. L’histoire du monde est inversée. L’originalité de l’œuvre réside ici. L’intrigue est assez banale, trop même.
Le ton de l’auteur, est plus celui d’un poètes que celui d’un dramaturge. L’histoire de ce roman n’est sa composante la plus importante. Le style presque en vers le rend très plaisant, bien rythmé.
Mais les mécanismes de narration m’ont été très compliqués. Le narratrice parle à la deuxième personne en s’adressant à elle même. J’ai mis du temps à comprendre cela, et j’ai dû pour ça relire certains passages, notamment au début.

Enfin, un dernier détail concernant l’éditeur algérien de Chiheb éditions, c’est la mauvaise qualité du papier et du livre. Les pages sont épaisses, dures comme du carton, le livre est lourd malgré à peine 200 pages.

Né en 1965 à Djibouti, Abdourahman A. Waberi est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles et romans dont Le Pays sans ombre, Cahier nomade et Balbala, salués par la critique, récompensés par de nombreux prix et traduits en une huitaine de langues. Aux Etats-Unis d’Afrique, son troisième roman, est un miroir tendu à l’Occident une épopée et un pamphlet qui renversent le monde et mettent à mal nos préjugés.

Cette lecture entre dans le cadre du challenge Tour du monde organsiné par Livresque .

Pays N° 25 Djibouti.

Le journal d’Anne Franck


Auteur: Anne Frank

Titre : Journal

Edition : Le livre de poche 1977

Quatrième de couverture: « Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans  » l’Annexe  » de l’immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés
sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi.

J’ai été très surpris par la qualité littéraire de ce document. Quand le journal est débuté, la petite fille n’a que onze ans, et déjà énormément de maturité dans l’esprit.
Beaucoup de parties de ce journal est fait de scènes de la vie quotidienne et recluse dans ces bureaux à Amsterdam. La jeune fille égrène ses humeurs, et ses émotions, souvent teintés de rebellions, mais le texte renferme aussi des réflexions et des pensées profondes, surprenantes car issu d’une enfant. »

« Je veux continuer  à vivre même après ma mort.  » cette phrase prémonitoire de la petite Anne, ambition d’une adolescente un peu naïve s’est finalement avérée réelle. Ses pensées dont la bonté naïve et magnanimes lui ont valu d’accéder à une postérité bien mérité. Il est bien dommage qu’elle n’ait pas survécu, car je suis sûr qu’aurait été une femme exceptionnelle.

La petite Anne, ou plutôt la grande, est parfois naïve, et surtout consciente de l’être. Elle se promet et espère murir et avoir suffisamment de recul pour arriver à ses ambitions littéraires et journalistiques, et en lisant ce journal, je dois dire qu’elle semblait destinée à cette vocation, tant son talent est avéré.

Il ne faut pas s’attendre à une épilogue, car il s’agit bien d’un journal personnel, interrompu subitement suite à l’arrestation des occupants de l’Annexe, et de leurs protecteurs, le 4 aout 1944.

Ce recueil de pensées reste d’actualité, car l’homme, cet animal victime de son instinct de survie, cet instinct dévastateur, ne semble pas prendre des leçons de son histoire. Les bourreaux sont légions, leurs totalitarismes inquiétants, et leurs lois puisque plus fortes semblent toujours s’attacher à avoir raisons. Qui sont ces bourreaux? Il suffit pour de prendre n’importe quel journal, de n’importe quel jour. Ils sont faciles à trouver.

La femme la plus riche du Yorkshire de Fouad Laroui


Auteur: Fouad Laroui

Titre: La femme la plus riche du Yorkshire

Edition : Julliard février 2008 (162 pages)

Quatrième de couverture: « Un jeune universitaire marocain, titulaire d’une chaire d’économétrie à l’université de York, se retrouve plongé dans l’univers étrange et mouillé de la campagne anglaise. Pour échapper à l’ennui qui le guette, il décide d’effectuer une étude ethnographique du peuple anglais, se servant des méthodes utilisées par les ethnologues occidentaux quand ils étudient les peuples primitifs. Partant du principe que le pub est à l’Anglais ce que l’arbre à palabres est aux Bambaras, il y installe ses pénates et note scrupuleusement sur un petit carnet les détails de la vie quotidienne, les murs et les rites de ces curieux indigènes. De cette étude va naître une rencontre avec une terrifiante et richissime vieille dame anglaise.
Entre ces deux énergumènes que tout oppose, le choc est inévitable. Et les plongera, l’un comme l’autre, dans des situations inextricables et drôles…

En filigrane de ce roman intelligent et enlevé, une critique acerbe et désopilante de l’Angleterre, de l’ethnologie, des riches, des alcooliques, des Marocains et de la météorologie… Fouad Laroui rit de tout. Heureuse tournure d’esprit qui en fait un des écrivains contemporains les plus inventifs. »

La lecture d’Une année chez les Français m’a donné envie de lire encore cet auteur, d’où la lecture de ce roman que j’avais déjà lu précédemment.

Adam Serghini a un parcours comparable à celui de l’auteur, mais le roman n’en est pas moins une fiction. Cet Adam, donc, se retrouve au Yorkshire travaillant à l’université dans l’économétrie, et en profite pour étudier l’anglais. En ethnologue amateur, il tombe sur ce spécimen qu’il surnomme d’abord Cruella, et l’aborde en annonçant de but-en-blanc : je suis la femme la plus riche du Yorkshire!

Ce roman profite de la multitude de clichés qui abondent, tant sur les anglais, les français ainsi que les marocains, pour les détourner les tremper d’alcool dans le Blue Bell ce pub où se déroule une bonne partie du roman  et arrive en faire un texte d’une très grande originalité. De l’humour, de l’émotion et de la générosité, mais aussi ces comportements so British, qui font de cet œuvre hétéroclite un bon et grand moment de lecture.

Professeur de littérature à l université d Amsterdam, romancier, poète, journaliste et critique littéraire, Fouad Laroui a publié, entre autres, aux Éditions Julliard : Les Dents du topographe, De quel amour blessé, Méfiez-vous des parachutistes, Tu n as rien compris à Hassan II, Le Jour où Malika ne s est pas mariée (sélectionné pour le Goncourt de la nouvelle 2010), Une année chez les Français (sur la liste du prix Goncourt 2010) et, chez Robert Laffont, De l islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux.

Une année chez les Français de Fouad Laroui


Auteur: Fouad Laroui

Titre : Une année chez les Français

Edition : Pocket 08/2011 (288pages)

Quatrième de couverture : « C’est en 1970 que le ciel tombe sur la tête de Medhi. Ébloui par l’intelligence de son jeune élève, son instituteur s ‘st battu pour lui obtenir une bourse d’interne dans le prestigieux lycée Lyautey de Casablanca. Medhi a passé ses dix premières années au pied de l’Atlas. Pauvre, libre, heureux, choyé par une mère imprégnée de culture ancestrale et par un père qui rêve pour son pays d’un avenir démocratique et moderne, il n’envisageait rien d’autre que de continuer à jouir de l’existence et de se repaître de ces livres merveilleux dont l’abreuvait son instituteur. Du jour où l’un de ses oncles l’abandonne à l’entrée du lycée Lyautey, la vie de Medhi change. Les jours passent, les situations étonnantes se succèdent. Medhi doit se rendre à l’évidence : il ne comprend rien ! Ni la vie qu il a menée, ni les mots qu il a appris dans les livres qu il adore ne sont en mesure de  l’aider. Pourtant, il s’accroche. Et, au bout de quelques semaines, au moment où il commence à s’habituer à cet univers, une nouvelle épreuve surgit. Il est l’unique interne du lycée qui ne rentre pas chez lui le week-end et le directeur, refusant de mobiliser trois personnes pour un seul élève, le confie à une famille française. »

Du Fouad Laroui comme je l’adore. C’est l’histoire du petit Mehdi Khatib, haut comme trois pommes, et qui bénéficie d’une bourse dans le lycée français  de Lyautey à Casablanca. Il parle mieux le français que l’arabe qu’il comprend à peine, récite Verlaine avec  une évidence déconcertante. Le petit Mehdi vit cette année riche en découverte comme une exploration, et s’enrichit considérablement, bien sur, culturellement.

Le définition de la barbarie à la fin du livre, comme ce qui n’est pas de son propre usage, et l’application que le petit personnage en fait est très intéressante. Considéré par les siens comme un français, et comme typiquement marocain par les français, il se sent doublement barbare, ou alors rien du tout. Il n’en est pas moins certain qu’il s’agit d’une richesse considérable.

Le roman est plein d’humour, cet humour qui mène des fois le petit garçon en bourrique, c’en est à la fois drôle, mignon et  tendre à la fois. On ne peut qu’avoir beaucoup de tendresse pour ce petit garçon.

J’ai  beaucoup aimé ces petites saynètes où l’enfant plonge l’espace de quelques lignes dans un monde parallèle, sorti de son imagination fertile, ou il prend les commandes des événements, allant jusqu’à côtoyer des personnages de romans, pour notre plus grand plaisir.

J’ai refermé le livre avec beaucoup de regret, car lu trop vite. Cette lecture fut un régal extatique.

Ce grand écrivain est très peu connu en Algérie, j’espère qu’il y sera publié un jour.

Un grand merci à Faïza, qui m’a ramené ce livre de son séjour du Maroc, et dont vous pouvez suivre les lectures ici, et les cartes postales et les timbres qu’elle reçoit, là.

Professeur de littérature à l université d Amsterdam, romancier, poète, journaliste et critique littéraire, Fouad Laroui a publié, entre autres, aux Éditions Julliard : Les Dents du topographe, De quel amour blessé, Méfiez-vous des parachutistes, Tu n as rien compris à Hassan II, Le Jour où Malika ne s est pas mariée (sélectionné pour le Goncourt de la nouvelle 2010), Une année chez les Français (sur la liste du prix Goncourt 2010) et, chez Robert Laffont, De l islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 179 autres abonnés