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Il ne fera pas long feu – Hamid Grine


Hamid Grine – Il ne fera pas long feu

Edition Alpha.

Hamid Grine fera-t-il long feu ? On ne sait pas encore, mais ce que l’on sait, c’est qu’il n’a pas brillé, ou du moins a-t-il seulement brillé par son absence le 22juin dernier au CCF d’Annaba où il était attendu pour une rencontre-débat, qui fut finalement annulé, pas à la dernière minute certes, mais annulé quand-même. Cela m’aura au moins donné l’occasion de le lire.

J’avais souvent lu dans la presse nationale des articles dithyrambiques à l’égard de son œuvre, et ce, à chaque nouvelle parution, mais je ne m’étais pas donné l’occasion d’en découvrir. Je l’avais sans raison classé dans la catégorie des auteurs difficile à lire, comme Boualem Sansal et un peu Salim Bachi, et dont la lecture, même agréable s’avère difficile sans un peu d’effort de concentration. J’ai mis aussi dans cette catégorie Rachid Boudjedra et Kateb Yacine, dont je ne cesse de reporter la lecture.

Après avoir lu Il ne fera pas long feu, et dès les premières pages, j’ai rayé Hamid Grine de cette catégorie des durs-à-lire.

Journaliste avant d’être romancier, Hamid Grine explique dans cet ouvrage les rouages de fonctionnement d’une certaine catégorie de presse, presse à scandale, et les agissements dépourvus d’éthique d’un directeur de journal. Ce directeur de presse nommé Hassoud, personnage principal, ne possède à part une fortune colossale, aucune éthique, et vers la fin du livre, on s’en rend compte, aucun sens de la réalité.

Fausses enquêtes, chantage, intimidations et calomnies sont les mécanismes qui permettent de s’attirer la manne publicitaire, cette vache laitière indispensable au fonctionnement du journal qui porte le nom ironique de « L’Espoir ». « L’Espoir fait vivre » aime à répéter Hassoud dans un accès de fou rire, trouvant qu’il un sens de l’humour surdéveloppé.

L’histoire dont l’intrigue est assez banale, se passe sur un fond où se mêlent trafic d’influence, manipulation, sexe et un semblant de sorcellerie. Tout cela monte très haut dans la tête minuscule de Hassoud (au sens propre), qui manipulé par une simple promesse –sans aucune garantie- d’un chèque à longue succession de zéros ainsi qu’un éventuel portefeuille ministériel, se trouve coincé dans une situation judiciaire inextricable, dont il n’arrive pas à mesurer la portée.

C’est exactement ce détail qui m’a fortement déplu dans cet ouvrage. La facilité avec laquelle Hassoud est manipulé, et l’inconscience totale de celui-ci du merdier dans lequel il s’est fourré. Sinon, le style est pas mal accrocheur, et rempli d’humour. Si seulement l’intrigue avait été plus travaillée !

Lu également du même auteur, et commenté:

Un Parfum d’absinthe

La chambre de la vierge impure –Amin Zaoui


Le style Zaoui que j’ai découvert ici pour la deuxième fois (après la lecture d’une nouvelle paru dans la collectif Miniatures Nouvelles d’Algérie) est imprégné de sexualité. « Suce-moi les seins, suce-moi le sein ! » lit-on dans les premières lignes de ce roman. Ce n’est pas un roman pornographique comme pourraient le penser certains mal rasés, et d’autres arabophones, hypocritement prudes, raisons pour laquelle l’œuvre en arabe de Zaoui est introuvable. Mais qu’importe. Nous sentons pleinement dans ce roman la touche de la littérature arabe. Le narrateur d’Amin Zaoui, appelé Ailane en parle en disant qu’il « avait découvert que la poésie arabe tourne autour des femmes, du vin, des chevaux et du voyage. Ailane sort un jour d’octobre 1988, le 5, acheter un demi-pain de sucre, pour disparaître du village et ne revenir que 13ans plus tard, le 11 septembre 2001. Ailane est fils d’un homme mystérieux, marchand de manuscrits anciens, fan de Mustapha Atatürk fut longtemps adulé de tous, puis tombe en désuétude, et est déclaré hérétique après avoir traduit le coran en Berbère. Ailane durant son absence-captivité vit dans une sorte de nostalgie derrière les pas de son père, et de sa deuxième épouse, la bougiotte Chehla. Deux autres personnages habitent l’esprit d’Ailane, sa tante Rokia, qui a fugué pour rejoindre le pays de Mustapha Atatürk, et qui y fit fortune selon les dires. Le second personnage est sa cousine Sultana (la fille de sa tante Rokia), sa cousine dont il est amoureux, cette cousine vierge et impure.

Avec une sensualité extrême, Amin Zaoui mène d’une main experte, des personnages souvent troublés, à la quête de la liberté. Libertés politique, sociale, idéologique, religieuse, sexuelle… Ce fut pour moi une lecture à la fois fascinante et extrêmement agréable. Grand merci à Osmane de m’avoir offert ce livre qu’il a prit le soin de me faire dédicacer.

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